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L'agriculture et l'alimentation dotées de 1,2 milliard d'euros dans le plan de relance


Actualité publiée le 03/09/20 21:39

L'agriculture aura une dotation spécifique de 1,2 milliard d'euros pour redonner un peu de compétitivité à un secteur qui a souffert pendant la crise sanitaire (AFP/Archives/Philippe HUGUEN)

L'agriculture française aura sa part du plan de relance, avec une dotation spécifique de 1,2 milliard d'euros pour redonner un peu de compétitivité à un secteur qui a souffert lui aussi pendant la crise sanitaire, et le préparer aux enjeux climatiques de demain.

Déléguer notre alimentation serait "une folie", avait averti le président Emmanuel Macron dès le 12 mars, au début de la crise: afin de "reconquérir la souveraineté alimentaire de la France", premier axe prioritaire, le plan prévoit 364 millions d'euros, dont 100 millions d'euros dédiés à un plan protéines végétales, évoqué depuis près de deux ans par le chef de l'Etat.

Objectif principal de cette enveloppe, "diminuer fortement l'importation des protéines destinées à l'élevage". Via ce plan, les producteurs d'oléoprotéagineux espèrent réduire la dépendance de la France aux importations de 45% à 35% (contre près de 65% à 70% en Europe) dans les prochaines années.

Afin de conforter la souveraineté alimentaire nationale, le gouvernement entend également favoriser la relève du monde paysan, alors que 50% des chefs d'exploitation partiront en retraite dans les 10 prochaines années, notamment par une "campagne grand public" pour faire connaître les besoins en recrutement de l'agriculture et l'agroalimentaire, financée à hauteur de 10 millions d'euros, a indiqué le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie.

Pour satisfaire les exigences grandissantes des consommateurs français sur le bien-être animal, le plan prévoit 250 millions d'euros pour la "modernisation des abattoirs" et la "biosécurité en élevage", et un plan pour "l'accueil des animaux abandonnés et en fin de vie".

Deuxième priorité, "l'accélération de la transition agro-écologique", dotée de 345 millions d'euros pour le volet agricole et 200 millions d'euros "pour le volet alimentation", notamment le développement des circuits courts, plébiscités pendant le confinement. Grâce notamment à un "plan de soutien aux cantines scolaires". M. Denormandie espère "accélérer" l'atteinte de l'objectif de 50% de produits locaux ou sous signe de qualité fixé par la loi Alimentation.

Le plan de relance prévoit d'"amplifier la vague de conversion vers le bio et la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) via le maintien du crédit d'impôt bio et la création d'un crédit d'impôt HVE, un renforcement du fonds Avenir bio, une aide à la structuration de ces filières et un bon +bilan carbone+ pour les jeunes agriculteurs pour faciliter leur installation".

Dans ce volet, le plan prévoit également une "prime à la conversion des agro-équipements afin de permettre aux agriculteurs d'investir dans des outils plus sobres en ressources", à hauteur de 135 millions d'euros, selon M. Denormandie.

Troisième et dernière priorité, adapter l'agriculture et la forêt françaises au changement climatique, alors que ces deux pans du territoire viennent de connaître un nouvel été de sécheresse qui a mis à mal céréaliers, éleveurs et écorces des arbres.

Une enveloppe de 300 millions d'euros au total, dont 100 millions d'euros pour soutenir notamment "la recherche de semences plus résistantes", ou face à la grêle ou au gel, "une aide aux investissements de protection face aux aléas climatiques", en particulier pour les arboriculteurs et viticulteurs.

Enfin, la forêt bénéficiera d'une enveloppe de 200 millions d'euros dont 150 millions d'euros pour un "grand plan de reboisement", avec pour objectif de "planter 50 millions d'arbres".

© 2020 AFP

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5 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

gars d'ain


04/09/20 09:29

AHHH, la grande moquerie des chiffres...

Je note (INSEE) : "En France métropolitaine, entre 2010 et 2016, le recul du nombre d’ exploitations agricoles se poursuit mais à un rythme ralenti par rapport à la décennie précédente : – 2 % par an entre 2010 et 2016, contre – 3 % entre 2000 et 2010. En 2016, on compte un peu moins de 440 000 exploitations agricoles en France métropolitaine, soit 11 % de moins qu’en 2010. Moins nombreuses, les exploitations s’agrandissent. En 2016, une exploitation agricole dispose en moyenne de 63 hectares, soit 7 hectares de plus qu’en 2010 et 20 de plus qu’en 2000. La moitié des exploitations valorisent une superficie qui n’excède pas 36 hectares tandis qu’un quart en cultive plus de 93. Une exploitation agricole sur deux est désormais spécialisée en production végétale. La baisse du nombre d’exploitations est plus marquée pour les filières d’élevage."

ça fait 2727 euros par exploitation à condition qu'on donne rien pour la pêche, la forêt et l'agro-alimentaire....

Et v'oui la grand magie ridicule des grande chiffres pour affoler le coeur du chaland crédule...

Pitoyable et affligeant...

waine70


04/09/20 10:16

2700 euros !


Je vais me relancer. .... en vacances peut être ! ??!....

gars d'ain


04/09/20 10:23

Mais c'est beaucoup moins déjà, car une partie va aller dans l'agro-alimentaire...


Et j'ai juste donné ce calcul pour monter le coté insignifiant de la chose, vu qu'actuellement tout un tas d'entreprise a touché des aides bien-plus conséquentes et que même un salarié pouvait toucher 1500 euros pendant plusieurs mois...

Et finalement, ça sera comme d'habitude, il y aura les arrosés et ceux qui attendent toujours en vain...


De toute façon comme trop souvent depuis le début des années 70, les orientations de politiques agricoles ne font généralement à terme que créer de nouveaux problèmes agricoles...



gars d'ain


04/09/20 10:30

On peut se marrer ...

• 300 millions aux semenciers : c'est surement les moins à plaindre actuellement. Et vu les objectifs, ça sent le recours aux OGM...

• 200 millions pour la forêt et donc aussi la France en friche avec la déprise agricole en zone déficile


Reste au final 700 millions pour l'agriculture dont 250 millions pour moderniser les abattoirs... Ils vont pouvoir investir dans les murs d'enceintes anti-L214....


Reste donc 450 millions d'euros, soit à la louche 1000 euros par exploitation...


En fait, c'est du foutage de gueule... Les agriculteurs pauvres resteront dans la merde jusqu'au coup...

Message complété le 04/09/2020 10:37:23 par son auteur.

Le t9 est un con, et il le prouve encore, LIRE : "Les agriculteurs pauvres resteront dans la merde jusqu'au COU."

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