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Ribo Ribo
05/10/2021 12:34:26
1

On a l'eau à la bouche rien qu'en lisant...

Merci JD pour cet article.

Message complété le 05/10/2021 16:15:01 par son auteur.

Compte tenu de la part du flottant, il ne semble pas qu'ils veuillent s'exposer vraiment aux aléas du marché... Pour ceux qui arriveront à en avoir, mieux vaut prévoir de les garder un moment car avec ce niveau de flottant ce ne sera pas une valeur spéculative et il sera tout aussi difficile de les vendre que de les acheter ! Mais je peux me tromper, on verra bien comme tu dis toujours !

  
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JD1976 JD1976
05/10/2021 11:49:32
6

C'est l'histoire d'un Français qui résiste aux Big Tech américaines et chinoises...


Octave Klaba, fondateur d’OVHCloud, introduit en Bourse ce mardi, plaide pour un « cloud avec les valeurs européennes ». Portrait d’un insubmersible.


«Ne le dites à personne mais voici la plus belle vue de Paris », glisse Octave Klaba, perché au septième étage de ses locaux parisiens. L'antenne d'OVHCloud, entreprise roubaisienne devenue un champion du stockage et de l'analyse de données, capable de rivaliser avec les plus grands (Amazon, Microsoft et Google), est située dans le quartier des Batignolles ; elle offre une vue imprenable sur le Sacré-Cœur, l'Opéra, Notre-Dame, l'Arc de Triomphe, et… les tours de la Défense. « C'est là que se trouvent les sièges de ces grands groupes qu'il nous reste à convaincre. Nous avons un peu plus d'un tiers du CAC 40 comme clients, nous voudrions en avoir l'intégralité. » Après avoir bu un verre d'eau gazeuse, Octave Klaba, le créateur d'OVHCloud, mime, à la demande du photographe, une séance d'air guitar - il s'est offert il y a peu une Taylor Guitar 714 -, avant de rejoindre une salle aux allures de vaisseau spatial - où l'on peut choisir entre les réseaux wi-fi « proton », « électron » ou « neutron » - et qui lui permet de faire le tour du monde de ses équipes en visioconférence, de Montréal à Sydney, en passant par Lyon, Francfort et Hillsboro, dans l'Oregon, aux États-Unis…


Ne vous fiez pas à sa basket gauche sérieusement amochée, le quadragénaire, qui est crédité par le magazine Challenges d'une fortune de 3,8 milliards d'euros, a tout pour dynamiter le capitalisme français. Et s'il poste des photos de son nouveau camion-studio d'enregistrement Voyager 2, où il répète pour un concert qu'il s'apprête à donner avec son groupe au Zénith de Lille, il a, via son fonds d'investissement Jezby Ventures, mis ces derniers mois des billes dans la pépite du quantique C12 Quantum, parie sur l'éolien avec Poweend, ou encore sur l'intelligence artificielle avec Preligens, une pépite française de l'image satellitaire que convoitait la CIA. Surtout, celui qui a découvert le rock avec l'album Made in Japan, de Deep Purple, prépare une introduction en Bourse qui devrait avoir lieu avant la fin de l'année et pourrait valoriser autour de 5 milliards de dollars son entreprise de 2 500 personnes.


Groupe électrogène. On se frotte les yeux. Que de chemin parcouru en quelques années… Il y a huit ans, lorsque nous nous étions rendus chez OVH, nous avions atterri à Roubaix, où un groupe électrogène et trois camions-citernes devaient permettre de tenir un siège de deux jours en cas de coupure d'électricité. Ces camions se trouvaient face à un « guetteur », sculpture élancée qui surplombe le quai de Sartel. Ce guetteur existe toujours et les salles de réunion portent désormais les noms de figures de l'informatique, à l'instar de Gordon Moore, Ada Lovelace ou encore Nikola Tesla. C'est une illustration de la volonté de l'hébergeur, né dans le Nord, de s'inscrire dans la durée. Il a connu croissance et… déboires.


Car la dernière fois qu'OVH a fait les gros titres, c'était en mars dernier, lorsqu'un incendie spectaculaire avait ravagé un data center entier à Strasbourg. Pas moins de 12 000 entreprises et organisations, de Meteociel à la mairie de Saverne en passant par le Centre Pompidou, ont, au moins en partie, été empêchées de travailler. « C'est comme si vous aviez confié les clés de votre voiture à quelqu'un et que vous n'ayez plus la possibilité de la faire démarrer », expliquait Emmanuelle Conrad, créatrice de l'entreprise Numéro 1 Scolarité, qui concentrait une grande partie des données de ses clients chez l'hébergeur français. Remis de ce coup dur, Octave Klaba repart à l'offensive sur son cheval de bataille préféré : la construction d'un cloud souverain.


Combat. Flash-back. « On a aussi cette bataille sur le cloud parce qu'aujourd'hui, soyons clairs, on l'a perdue, et on doit la rouvrir. Parce que si nous voulons maîtriser durablement notre écosystème, si on veut vraiment être souverain au niveau européen, on doit rouvrir ce sujet. » Nous sommes le 14 septembre 2020, il y a tout juste un an, et Emmanuel Macron, en costume mais sans cravate, appelle une centaine d'entrepreneurs de la French Tech réunis à l'Élysée à reprendre le combat. « J'étais dans la salle et je me suis dit qu'on ne pouvait pas rester les bras croisés », explique Michel Paulin, ancien dirigeant de 9 Cegetel, qui a rejoint Octave Klaba à l'été 2018 pour structurer l'entreprise. Le plombier du Web n'entend pas se laisser faire. Quelques mois plus tôt, le 29 mai 2020, Octave Klaba réagissait sur Twitter au fait de confier à Microsoft l'hébergement d'une partie des données de santé du Health Data Hub, une plateforme amenée à jouer un rôle prépondérant à l'avenir dans la santé des Français : « C'est la peur de faire confiance aux acteurs français de l'écosystème qui motive ce type de décision. La solution existe toujours. Le lobbying de la religion Microsoft arrive à faire croire le contraire. C'est un combat. On va continuer et un jour on gagnera. Ensemble. »


Et dire que le plus grand défenseur de la souveraineté numérique de notre pays est arrivé en France à l'âge de 17 ans. Sur ses premières années à Nowa Ruda, puis à Olszyna et Walbrzych, en Basse-Silésie, près de la frontière tchèque, on ne sait pas grand-chose. Pourtant, celui qui roule aujourd'hui en Tesla a eu une enfance difficile - « il n'y avait que du vinaigre dans les magasins ». Son père, Henryk, diplômé de l'École polytechnique de Varsovie (où il a rencontré sa mère, Alvina), y dirige une entreprise d'alimentation. Octave, pas encore 10 ans, pianote sur l'Amstrad 6128 de l'entreprise paternelle et corrige le système de comptabilité en échange d'une boîte de chocolats. Un dimanche, la famille se rend à Wroclaw, à 150 kilomètres de là, et revient du marché noir avec un Atari 800 XL, qui fait le bonheur du jeune garçon de 11 ans.


Passeports confisqués. Les Klaba et la France, c'est une histoire qui a commencé il y a près d'un siècle. Originaire de Pologne, une partie de la famille Klaba s'installe en 1923 entre Divion et Béthune, dans le Pas-de-Calais ; elle y sera naturalisée neuf ans plus tard. En 1945, Marian, le grand-père paternel d'Octave, se rend en Pologne avec sa femme, Stanislawa, pour rendre visite à une partie de la famille restée au pays. Quand ils veulent repartir, on leur confisque leurs passeports français… Cette enfance sans liberté le marquera à jamais - « Aujourd'hui encore, quand j'ouvre un journal, j'y vois de la propagande », dit Klaba.


Après la chute du mur de Berlin, la famille déménage en France, à Roubaix. Octave Klaba entre en quatrième : il ne parle pas français et accuse alors un retard de deux ans. Cependant, il intègre ensuite une prépa scientifique, puis l'Icam, une école d'ingénieurs de Lille. Celui qui se fait surnommer alors Oles Van Herman - les initiales ont inspiré le sigle OVH - crée une multitude de sites puis, intrigué par la question du stockage des données, se rend en Pennsylvanie, chez son principal sous-traitant. Loin de tomber sur une installation nickel chrome, il découvre le côté artisanal des premiers data centers. « J'ai réalisé que je pouvais au moins faire aussi bien en lançant mon propre service. » Très vite, la demande explose, mais un autre de ses sous-traitants, Claranet, basé à Paris, face aux Champs-Élysées, augmente subitement ses prix, et le voici à la rue.


Familial. C'est Xavier Niel, déjà à la tête de Free, qui le dépanne avec un data center dans le 11e arrondissement, lui en loue un à Courbevoie avant de lui en vendre un autre à crédit dans le XIXe. Un coup de main salutaire… « Il dormait à même le sol pour surveiller que tout se passait bien. À deux reprises, il est venu me remettre en main propre le chèque de paiement, en avance sur l'échéancier », se rappelle le créateur de Free, qui n'entrera pas au capital d'OVH. Celui-ci, même après l'introduction en Bourse, sera toujours détenu en grande majorité par la famille, alors que le père, Henryk, longtemps président, continue de distiller des conseils techniques, quand le petit frère, Miroslaw, est responsable de la recherche et du développement. « Il est fondamental d'être indépendant pour pouvoir continuer à prendre des risques », aime à répéter Klaba, désormais président du conseil d'administration.


Le métier d'hébergeur n'est pourtant pas un long fleuve tranquille. En 2010, OVH a hébergé des serveurs de WikiLeaks. À l'époque, Éric Besson, ministre de l'Économie numérique, le dénonce publiquement. « Comment vouliez-vous que je le sache ? Je ne regarde pas dans chaque serveur ce qui se passe », se défend alors Klaba. Besson va jusqu'à s'enquérir - en vain - des moyens de faire interdire OVH en France. Jolie revanche, Klaba a, depuis, été reçu par les présidents François Hollande et Emmanuel Macron. Les politiques locaux, tel Xavier Bertrand, le courtisent aussi. Mais l'utilisateur de la messagerie Signal pour communiquer avec ses proches reste sur ses gardes. En 1990, il a fait partie d'une liste établie par Edward Snowden, et publiée dans Le Monde et The Intercept, de personnalités dont le smartphone avait été espionné par la NSA et le GCHQ. Aujourd'hui, il est particulièrement dur à l'encontre de Facebook, « n'importe quel système totalitaire en aurait rêvé », dit-il, et réclame que soit respecté l'arrêt « Schrems 2 » de l'Union européenne, qui invalide le transfert illimité des données personnelles des Européens vers les États-Unis.


Incendie géant. Beaucoup ont cru pouvoir enterrer OVH au moment de l'incendie géant qui a détruit totalement un data center. Si cette affaire a révélé la fragilité des infrastructures du Web, plusieurs experts lui reprochent encore de ne pas avoir imposé à ses clients de réaliser des copies de toutes les données dans d'autres data centers éloignés. Aujourd'hui, l'enquête de la Sûreté départementale du Bas-Rhin est toujours en cours. S'agit-il d'un acte malveillant ? « Nous n'en savons rien. Deux visites de maintenance successives avaient été réalisées sur un matériel électrique. » Ou bien un incident malheureux intervenu au lendemain de l'annonce de l'introduction en Bourse ?


Discret, Klaba est capable de coups de cœur, comme lorsqu'il choisit d'aider le perchiste Romain Mesnil. En le voyant courir nu dans une vidéo postée sur Internet pour trouver des sponsors, il s'est dit : « Un mec aussi givré, ça nous ressemble. » Ce fan des premiers romans de Houellebecq est aussi très taquin avec ses concurrents. « Je les ai tous rencontrés dans les mois qui ont suivi l'arrivée de Michel » [Paulin, son DG].


La bataille du cloud français est-elle définitivement perdue ? Le gouvernement a laissé entrevoir un nouvel appel d'offres pour l'hébergement du Health Data Hub, mais sans donner de date. Rebattre les cartes pourrait être l'occasion, pour une foule d'éditeurs français de cloud, de monter au créneau. Car, dans ce secteur, les talents sont nombreux dans l'Hexagone : d'Outscale, signé Dassault Systèmes, à Thales, en passant par Scaleway, Rapid.Space, Claranet, Euris, les opérateurs télécom, le nantais Clever Cloud ou encore Platform.sh, basé à Paris. Cela pourrait permettre également à Gaia-X - projet franco-allemand pour fédérer le secteur qui s'est rassemblé au dernier étage d'OVHCloud - de prendre son envol.


Précoce. étudiant, Octave Klaba se fait appeler Oles Van Herman (ce qui donnera le sigle OVH) et s’intéresse très tôt au stockage de données.

Mordu de physique quantique. Aujourd'hui, Octave Klaba, 46 ans, qui a survécu à un cancer, s'est assagi. Il aimerait s'installer à Paris avec sa femme, Stéphanie, rencontrée chez OVH, et ses deux filles. Il a une première fille, qui habite en Pologne, à qui il rend souvent visite. Il va garder sa maison dans le Nord, près de Croix, où il conserve une collection de Gibson, et où se trouve aussi le DCXP, le « data center expérimental », qui mobilise une cinquantaine de passionnés pour améliorer les serveurs. Il ne parle pas avec nostalgie de ses six mois passés au Texas en 2019 pour réussir l'intégration d'une acquisition. « Tu arrives dans un restaurant et personne ne te regarde jusqu'au moment où tu sors un pourboire de 50 dollars. » Parfois, ce mordu de physique quantique devient philosophe. « Je me demande, quand on voit d'où je suis parti, comment je suis arrivé où je suis. Il y a certes des rencontres. Mais pourquoi les bonnes personnes ? Et pourquoi au bon moment ? Je ne sais pas », explique ce fou de travail, amateur de sushis.


S'il se montre admiratif du système d'immigration canadien - « on se bat pour faire venir les bonnes entreprises et leur permettre de recruter à l'étranger quand la main-d'œuvre qualifiée n'est pas présente sur place » -, il a décidé d'aider, à hauteur de cinq millions par an, une cinquantaine d'initiatives, à l'instar des Déterminés, une association lancée par Moussa Camara qui aide les entrepreneurs des quartiers à prendre leur envol. « Les jeunes, il faut qu'ils apprennent à avoir confiance en eux, et qu'ils s'entourent, qu'ils forment des équipes pour avoir un impact, c'est ce qui m'obsède. »


Contrer les Big Tech. En termes d'impact, son nouveau combat s'appelle Shadow, une entreprise qu'il vient de racheter ; elle propose un service en ligne permettant d'accéder à un ordinateur dématérialisé haut de gamme. Il autorisera l'accès à toute une suite bureautique, du traitement de texte au tableur de calcul, en passant par le serveur mail. « C'est une nouvelle informatique qui offrira une alternative complète à Office 365 d'ici à dix ans. Et nous permettra de peser face à Microsoft pour de bon. »


Octave Klaba n'en oublie pas OVHCloud pour autant. L'introduction en Bourse doit lui permettre d'accélérer les nouveaux chantiers, la gestion de droits, le cryptage de données, la transcription de messages audio en texte, bref de se renforcer dans les outils d'analyse de données et d'intelligence artificielle pour contrer les Big Tech américaines. Et, à plus long terme, de « démontrer qu'on peut faire du business autrement, de manière européenne, au sein d'un écosystème ouvert et propre à inspirer les autres entrepreneurs à suivre cette voie au lieu de reproduire le modèle américain. Pour moi, le fait qu'on arrive à créer cette alternative du cloud avec les valeurs européennes n'est pas un rêve mais une certitude. »§

  
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Ribo Ribo
05/10/2021 10:45:00
0

Ouhlaaaa... ils sont gourmands (au pif...), j'y mettrai une toute petite pièce, histoire de dire...

  
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JD1976 JD1976
05/10/2021 09:32:33
1

La première cotation du groupe est prévue le 15 octobre. Il espère lever 350 millions d'euros.

Le champion français du cloud OVHcloud (informatique dématérialisée) veut faire son entrée en Bourse avec un prix d'action proposé entre 18,5 et 20 euros, le valorisant à entre 3,5 et 3,75 milliards d'euros, a-t-il indiqué ce mardi. La première cotation est prévue le 15 octobre. Le groupe espère lever 350 millions d'euros dans cette opération.

Le fondateur Octave Klaba et sa famille resteront largement majoritaires à l'issue de l'opération. Basée à Roubaix (Nord), la société de plus de 2.400 salariés et 632 millions d'euros de chiffre d'affaires est l'une des vedettes de la tech française. Elle s'est d'abord imposée comme hébergeur de sites web puis a réussi à construire une offre européenne sur un marché du cloud largement dominé par les géants américains tels qu'Amazon, Microsoft ou Google.

https://www.bfmtv.com/economie/votre-argent/bourse/ovhcloud-valorisee-entre-3-5-et-3-75-milliards-d-euros-pour-son-entree-en-bourse_AD-202110050034.html

  
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