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SAM: l'occupation se poursuit malgré l'injonction à quitter l'usine


Actualité publiée le 05/04/22 21:39

L'usine SAM "en grève" à Viviez, dans l'Aveyron, le 22 janvier 2022 (AFP/Archives/Matthieu RONDEL)

Les anciens salariés de la SAM continuent d'occuper leur usine dans l'Aveyron, alors que la justice les avait sommés de mettre un terme à leur action au plus tard ce mardi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le 29 mars, à la demande des mandataires judiciaires, le tribunal correctionnel de Rodez avait ordonné l'expulsion, avec le "concours éventuel" de la force publique, des anciens salariés installés dans l'usine, depuis sa liquidation judiciaire de ce sous-traitant de Renault qui employait 350 personnes.

Des pourparlers sont actuellement en cours entre les ex-salariés licenciés et l'Etat. "Nous sommes toujours en phase de dialogue avec les ex-salariés et tant que ce dialogue, qui est une priorité pour trouver des solutions, n'est pas rompu, il n'est pas question d'agir par la force", a fait savoir la préfète d'Aveyron.

"On a reçu ce matin un projet de sortie de crise, avec plusieurs dates de négociation, y compris la semaine prochaine" et "on s'en félicite", a déclaré de son côté à l'AFP David Gistau, représentant CGT des anciens salariés.

Devant le site, des dizaines de personnes, brandissant des drapeaux de la CGT, étaient réunies mardi après-midi dans l'attente d'un rassemblement de soutien, prévu mardi soir.

"Ca s'est toujours bien passé avec la préfète", a estimé une de ces anciennes salariées, Christel Rambaut, 48 ans, ajoutant qu'il en allait différemment avec les mandataires judiciaires.


David Gistau, représentant CGT des anciens salariés de la SAM, devant l'usine de Viviez, dans l'Aveyron, le 22 janvier 2022 (AFP/Archives/Matthieu RONDEL)

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), installée à Viviez, dans l'ancien bassin minier sinistré de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2019.

Le 26 novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la cessation de son activité et sa liquidation, après le refus de Renault de soutenir l'unique projet de reprise. Depuis, des salariés se relaient jour et nuit pour occuper le site.

Les anciens salariés veulent notamment empêcher une vente aux enchères des machines par les mandataires, craignant qu'elle décourage la reprise de la fonderie.

Un projet de reprise, porté par l'entreprise MH Industries, basée dans le Lot voisin, a été dévoilé par Bercy et la région Occitanie en février. Il est actuellement à l'étude.

Les anciens salariés ont annoncé que 281 d'entre eux allaient attaquer aux Prud'hommes Renault, seul client de l'équipementier automobile, pour réclamer des indemnisations.

© 2022 AFP

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