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Escroqueries au bitcoin: le parquet de Paris demande un procès pour le Russe Alexander Vinnik


Actualité publiée le 22/07/20 11:37

Le parquet de Paris a requis un procès en correctionnelle contre Alexander Vinnik, un Russe soupçonné d'extorsion et de blanchiment d'argent sur une plateforme d'échange de bitcoins (AFP/Archives/INA FASSBENDER)

Le parquet de Paris a requis un procès en correctionnelle contre Alexander Vinnik, un Russe soupçonné d'extorsion et de blanchiment d'argent sur une plateforme d'échange de bitcoins et qui est aussi réclamé par Washington et Moscou, a appris mercredi l'AFP de source proche du dossier, confirmée par le parquet.

Le ministère public a aussi demandé le maintien en détention de cet homme de 40 ans qui avait été arrêté en Grèce en juillet 2017 et remis aux autorités judiciaires françaises en janvier dernier.

Il revient désormais aux juges d'instruction de décider de le renvoyer ou non devant le tribunal.

Dans son réquisitoire daté du 29 juin, le parquet a demandé que M. Vinnik, qui rejette les accusations portées contre lui, soit jugé pour extorsion et tentative d'extorsion, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit passible de 10 ans d'emprisonnement.

Il veut aussi qu'il comparaisse pour accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données, dont certains mis en oeuvre par l'Etat, ainsi que pour introduction, modification frauduleuse de données dans ces systèmes, et pour entrave à leur fonctionnement.

Selon le parquet, les faits reprochés se sont déroulés de 2016 à 2018 et les victimes sont de nombreuses personnes physiques, collectivités et entreprises.

Contactés par l'AFP, les avocats de M. Vinnik ont refusé de faire des commentaires.

Soupçonné par les Etats-Unis d'être le cerveau d'une des principales plateformes d'échange de bitcoins dans le monde, BTC-e, accusée de blanchir l'argent issu d'activités criminelles, le ressortissant russe avait été arrêté dans une station touristique en Grèce en juillet 2017, sur la base d'un mandat d'arrêt américain.

En janvier 2017, un procureur fédéral américain avait en effet prononcé 21 chefs d'inculpation à son encontre. Par ailleurs, les services de la police financière du Trésor américain, FinCen, avaient condamné civilement BTC-e à payer une amende de 110 millions de dollars. Lui-même avait écopé d'une amende de 12 millions de dollars.

Également réclamé par les justices russe et française, M. Vinnik souhaitait être extradé vers la Russie, où il est poursuivi pour une escroquerie de 9.500 euros, sans commune mesure avec l'affaire BTC-e.

Mais le mandat européen étant prioritaire pour les autorités grecques, il a fini par être remis à la France fin janvier, où il a aussitôt été mis en examen et écroué.

En France, une enquête avait été ouverte en 2016 alors que plusieurs dizaines de particuliers et personnes morales, victimes du rançongiciel Locky, avaient porté plainte.

Or, les investigations ont permis de relier ce logiciel malveillant, qui bloque et crypte les données et ne les débloque que contre paiement d'une rançon, à M. Vinnik. Selon la justice, le montant du préjudice était estimé en 2018 à environ 135 millions d'euros.

© 2020 AFP

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