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Les faux préjugés de la Tendance

Par Samuel Rondot, le 05/03/2012

samuel rondot

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Quelles sont les conditions idéales pour le trading de Tendance ?

Beaucoup d’idées reçues voudraient que les conditions idéales pour du trading en tendance soient un marché vendeur ou baissier et plus encore un marché en crise voire des situations de krach.

Désolé de bousculer vos convictions, mais mes observations remettent cette croyance en question et en y réfléchissant c’est plutôt logique : lorsque le marché est en crise ou fortement baissier, certes il y a des tendances mais il y a aussi des accidents de tendance, c’est-à-dire des mouvements très violents qui remettent en cause la tendance.

Alors oui si on est dans le bon sens, on va gagner pas mal d’argent et plutôt rapidement, mais la probabilité de tout reperdre ou de se faire prendre à revers violemment est beaucoup plus importante. Encore pire, dans ces périodes-là, les gaps peuvent être violents. Or pour gagner gros, il faut rester en position longtemps et tous les traders de tendance s’exposent en overnight parfois durablement.

Très clairement, le marché baissier de crise n’est pas l’ami de ceux qui gagnent en tendance. J’irai même jusqu’à dire que c’est dans ces périodes-là que j’ai vu les plus gros accidents sur les comptes de ce type de trader et parfois c’est plusieurs mois de gain qui étaient remis en question sur un seul trade.

Alors, quelles sont les conditions idéales pour du trading en tendance ? Eh bien, si ce n’est pas une tendance baissière violente, c’est l’inverse, une tendance haussière. Idéalement j’ajouterai même que les moins volatiles donnent les meilleurs résultats. C’est plutôt logique, la volatilité caractérise les à-coups du marché. Moins il y en a, plus il sera facile de conserver sa position en tendance.

Variante

Jusque-là, il y a une dimension que j’ai laissé de côté car dans la technique de trading en tendance c’est une véritable variante que l’on trouve : la gestion de la taille des positions.

On trouve trois écoles principales :

- Ceux qui tradent avec une mise fixe, le même nombre de contrats à chaque position.

- Ceux qui démarrent avec une grosse position et qui vont la faire diminuer (voire regrossir) pendant la vie de leur trade.

- Ceux qui démarrent avec une petite position et qui vont la renforcer et la faire grossir pendant la vie de leur trade pour tout sortir d’un coup à la fin.

Vous allez me dire, c’est bien malin, vous avez couvert à peu près tout ce qui existe. Alors, maintenant à quoi ça sert ?

En réalité, le constat est simple. Parmi les traders qui gagnent en tendance, il y a des trois types. Le type de gestion de la taille de la position ne va modifier qu’une seule chose, la taille des gains et celle des pertes en rapport avec le compte.

Si vous me demandez lequel fait le mieux, je serais bien embêté de vous faire une réponse aussi certaine que pour le reste de mon article. D’abord parce que je manque de recul. Vous devez comprendre qu’il y a peu de gagnants. Parmi eux, ceux qui font de la tendance sont la plus petite majorité et en plus on divise encore la catégorie en trois.

Autant dire toute de suite les choses : après trois ans de Best CFD et plusieurs centaines de comptes, je n’ai pu observer qu’une ou deux personnes maximum par catégorie. Il serait dangereux d’en tirer des conclusions.

Par contre à chaque catégorie on observe des particularités :

Celui qui agit à somme fixe gagne moins mais il est plus régulier que les autres.

Celui qui met une grosse taille dès le départ et qui diminue ensuite sa taille a le meilleur taux de réussite, mais parfois quand il prend une perte, c’est une grosse (bien sûr puisque la pose de départ est plus importante).

Celui qui fait grossir sa taille au fur et à mesure a le plus faible taux de réussite, d’ailleurs ça peut même friser la caricature, parfois il ne gagne rien du tout pendant trois ou cinq mois et puis sur une opération, il va prendre une somme énorme qui peut même représenter le gain d’une année.

Au final, que vaut-il mieux ?

Je crois sincèrement qu’il n’y a pas de réponse unique. Au contraire, chaque personne fait ce dont elle est capable et peut gérer émotionnellement.

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