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Budget 2026 : pas d'ISF, mais des efforts demandés à tous


Actualité publiée le 29/08/25 09:33

Pas de retour de l’ISF, mais des efforts exigés de tous. Le ministre de l’Économie Éric Lombard a détaillé les grandes lignes du budget 2026, et les mesures risquent de faire grincer des dents.

Eric Lombard, ministre français de l'Économie, des Finances

"Il y a des idées qui circulent... « L'ISF a eu des effets nocifs dans notre pays pour qu'évidemment ce soit complètement écarté »", a déclaré Éric Lombard jeudi 28 août, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France organisée par le Medef. Le ministre de l’Économie et des Finances a mis fin aux spéculations sur un possible retour de l’impôt sur la fortune, affirmant clairement que cette piste n’était pas sur la table.

Une position partagée par le président du Medef, Patrick Martin, qui a déclaré qu’il s’opposait à toute forme de rétablissement, « quelle qu'en soit la forme ». Mais si le gouvernement écarte le retour de l’ISF, cela ne signifie pas que les Français seront épargnés par les efforts budgétaires.

Un budget dans la continuité, mais sous pression

Le locataire de Bercy a insisté sur la nécessité d’un effort partagé. « Le partage de l'effort, c'est entre les différentes catégories de Français : entre les salariés et les fonctionnaires, entre ceux qui travaillent et ceux qui sont retraités, et notamment entre ceux qui sont privilégiés par leur travail ou par les successions et sur les personnes. Je pense que si l'effort n'est pas partagé, on a un problème démocratique qui est légitime », a-t-il souligné. L’objectif annoncé : une réduction du déficit de 44 milliards d’euros.

Concernant la fiscalité des entreprises, Éric Lombard a promis qu’il ne prolongerait pas la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés, tout en précisant que « Tout sera discutable », à condition de respecter la trajectoire de réduction du déficit.

Malgré les incertitudes politiques , un vote de défiance visant le gouvernement de François Bayrou est prévu le 8 septembre, le ministre reste confiant : « Je suis convaincu que nous aurons pour 2026, et dans les délais, un budget qui va nous permettre d'arriver à 4,6% de déficit, et donc d'être dans la trajectoire sur laquelle nous étions engagés ».

Des annonces qui inquiètent les Français

Pour l’année en cours, le cap reste fixé sur un déficit public à 5,4 % du PIB. Selon Éric Lombard, la situation reste maîtrisée : « Nous sommes sur les marchés très régulièrement avec la direction générale du Trésor et nous n'avons aucune difficulté à financer notre économie ».

Malgré la hausse des rendements obligataires, il se veut rassurant : « Je ne crois pas à la crise financière ». Il défend la résilience du pays : « Le pays est riche, le pays se développe, le pays est géré, il est tenu et les entreprises de France font le travail ».

Mais le ministre a reconnu que le prochain budget serait « difficile pour les Français ». Parmi les mesures envisagées par François Bayrou, la suppression de deux jours fériés, le gel du barème de l’impôt sur le revenu et de certaines prestations sociales, ou encore la non-indexation des retraites. Des décisions sensibles qu’Éric Lombard se dit prêt à discuter avec les forces politiques.

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3 commentaires sur cet article. Participez à la discussion.

papygaga
29/08/25 13:01
Selon la Hatvp, M. Lombard serait le plus riche des ministres avec un patrimoine de 29 millions d'euros. Il est bien évident qu'il ne vas pas de demander des efforts à lui-même mais à tous. C'est surement par son grand talent entrepreneuriale qu'il est à la tête d'un tel patrimoine...
msfmsf
29/08/25 13:08

La suppression de l'ISf devait sauvée le pays elle a fait le contraire

Alioche
29/08/25 13:15

Ce qui me gène, ce n'est pas qu'il demande des efforts à tous (à condition qu'ils soient bien proportionnés ces efforts), c'est qu'ils (tous les politiques de tout bord) ont réussi à dévier le débat.

On ne parle plus du tout de réduire le train de vie de l'Etat, on ne parle plus de mieux contrôler à qui on donne des aides (fraudes massives à la SS, au RSA, prim renov, etc.)

Ca veut dire que l'Etat va continuer à dépenser plus et qu'il va aussi continuer à ponctionner plus les seuls 42% des français qui paient l'impôt sur le revenu.

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