Agribashing et conséquences ...

Tous les sujets
25/02/2024 18:43:59

ce que réclament les agriculteurs portugais…

Là encore, on constate une certaine uniformité des mesures demandées en faveur des exploitations agricoles.

Voici une copie traduite du cahier de doléance édité par le principal syndicat agricole et coordonnateur de la "Marche lente de l'agriculture familiale".


2024-02-07
Plaintes sur l'agriculture familiale - 8 mesures urgentes - Marche lente des tracteurs et des agriculteurs à Vila Real
https://www.cna.pt/news/show/720


Cahier de doléances approuvé lors de la Marche lente des agriculteurs, promue par la CNA et ses affiliés, à Vila Real le 7 février, à remettre aux organes souverains et aux partis politiques.


Plus de petits et moyens agriculteurs, plus d'agriculture familiale, plus de production nationale, pour la Souveraineté Alimentaire du pays !

L'agriculture familiale a de nombreuses raisons de se battre et nous avons des revendications pour améliorer la vie des paysans et des métayers afin de nourrir la population !

Les 8 mesures urgentes pour la défense de l'Agriculture Familiale, des Terres Communes et du Monde Rural :

1. Des prix de production justes pour un revenu juste pour ceux qui nourrissent la population

Les agriculteurs restent le maillon faible de la chaîne agroalimentaire, avec des prix de production en baisse constante. Nous demandons l'intervention des pouvoirs publics pour garantir des prix justes pour la production nationale, en préservant le revenu et la vitalité des exploitations agricoles :

Des mesures de régulation du marché pour garantir des prix rémunérant la production, avec l'application d'une loi interdisant de payer les agriculteurs en dessous du prix des coûts de production ;
• Mettre fin à la "dictature" de la grande distribution en réglementant et en encadrant son activité ;
• Limiter et contrôler les importations débridées et inutiles ;
• Mettre en place un programme d'achats publics de produits locaux et d'agriculture familiale pour dynamiser les circuits courts agroalimentaires tels que les marchés locaux et l'approvisionnement des cantines.

Lutter contre la spéculation sur les prix des facteurs de production :

• Réguler les prix de l'énergie et des carburants ;
• Augmenter les remises sur le diesel et l'électricité verte ;
• Réguler le marché et les prix des engrais, des produits phytopharmaceutiques, des semences et des aliments pour animaux.

Le rejet des "accords de libre-échange", tels que l'accord UE-Mercosur, qui écrasent les petits et moyens agriculteurs des deux côtés de l'Atlantique et nuisent à l'environnement.


2. La défense des surfaces utiles utilisées par les métayers, héritage et ressource vitale pour le maintien de l'agriculture familiale et le respect de la loi Baldios.

Nous rejetons l'attaque féroce et discriminatoire contre les Baldios et leurs métayers, qui limite la pratique du pâturage, discrimine l'accès aux aides pour ceux qui produisent dans les zones de montagne et les tentatives successives des grands groupes économiques de s'approprier la propriété communautaire.

Nous demandons que l'ensemble des friches soit éligible aux aides de la PAC, car ces surfaces sont indispensables à l'alimentation des animaux des petites et moyennes exploitations.



3. Une PAC équitable, avec des aides réservées à ceux qui produisent

Bien que nous fassions tous partie du marché commun, au Portugal, environ 40 % des agriculteurs ne bénéficient d'aucune aide directe de la PAC. Et 90 % de ceux qui parviennent à "entrer" dans la PAC ne reçoivent que 30 % des aides de la PAC, alors qu'ils représentent 50 % de la valeur de production standard (VPS) et n'ont que 25 % de la SAU.

Ce chemin d'injustice doit être inversé. C'est pourquoi nous demandons

• L'abrogation des coupes dans le régime des petites exploitations agricoles
• L'équité dans la distribution des aides publiques, qui doivent toujours être liées à la production, en garantissant l'accès à tous ceux qui produisent, et qui doivent être modulées et plafonnées ;
• Dans les mesures environnementales, créer des mesures qui valorisent les caractéristiques de l'agriculture nationale, comme la polyculture et les produits à la base de la diète méditerranéenne, comme les légumineuses, et des systèmes de production mieux adaptés à chaque région. Ainsi que la valorisation du pâturage extensif dans les zones de friche par les bovins, les ovins, les caprins et les équidés, qui ont été exclus des écorégimes ;
• Assouplir les règles d'investissement dans l'agriculture familiale et accélérer les paiements anticipés ;
• Soutenir les forêts à usages multiples composées d'espèces indigènes et où les propriétaires peuvent exercer leurs activités, en luttant contre la spéculation des grandes industries du bois et de la cellulose qui écrase le prix de la production de bois.

4. Respecter le statut de l'agriculture familiale

L'application complète et structurée des mesures préconisées dans le statut de l'agriculture familiale est fondamentale pour le développement des exploitations familiales, qui représentent plus de 90 % des agriculteurs du pays.


5. Indemnisation des agriculteurs pour les dommages causés par les animaux sauvages

Les dommages causés aux cultures, aux forêts et au bétail par les animaux sauvages restent sans réponse et l'alimentation de ces animaux ne peut se faire au détriment du travail et de l'investissement des agriculteurs. Nous demandons
• L'octroi d'une indemnisation équitable, de manière rapide et non bureaucratique, aux personnes touchées, sur la base d'une enquête sur les pertes, à réaliser par les services du ministère de l'Environnement et de l'Action climatique, et l'ICNF.
• Apporter un soutien exceptionnel à tous ceux qui pratiquent l'élevage dans une zone de conservation du loup ibérique, car le maintien du loup devient coûteux pour les agriculteurs.

6. Le droit d'accès à la terre, aux ressources naturelles et à un environnement équilibré pour produire et promouvoir notre souveraineté alimentaire

Les politiques "produire pour exporter" des gouvernements successifs, les profits scandaleux de la grande distribution internationale, la pression exercée par les grands groupes économiques et financiers pour l'installation de monocultures extensives super intensives, la production d'énergie ou les crédits carbone ont conduit à une exploitation accrue des producteurs et des consommateurs, à l'accaparement des terres, des bénéfices des investissements publics dans l'irrigation et d'autres ressources. Le gouvernement doit défendre l'intérêt national et garantir aux petits et moyens agriculteurs l'accès prioritaire à la terre et aux autres ressources pour la production alimentaire locale, comme condition déterminante pour la protection de l'environnement et l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Nous demandons

• La lutte contre la concentration des terres et la spéculation à des fins non agricoles ;
• La lutte contre la prolifération des monocultures super intensives ;
• La garantie d'un accès prioritaire à la terre pour les petits et moyens agriculteurs.
• La souveraineté alimentaire du Portugal.

7. Rendre la Casa do Douro aux viticulteurs du Douro

Nous demandons que le processus électoral de la Casa do Douro soit achevé, afin qu'elle soit en mesure de garantir la vente du vin de Porto et du Douro, et d'assurer des prix équitables et des revenus décents aux viticulteurs, en particulier aux petits et moyens producteurs familiaux.

8. Un seul ministère de l'agriculture, des forêts et du développement rural fort et des services publics de qualité dans le monde rural

La répartition des compétences en matière d'agriculture, de sylviculture et de développement rural entre trois ministères a été une mesure politique qui a porté préjudice à l'agriculture familiale, la partie majoritaire du secteur agro-forestier, en dévalorisant son importance économique et sociale ainsi que son influence positive et directe sur le monde rural.

Le Portugal a besoin d'un ministère de l'agriculture qui couvre les domaines de la sylviculture et du développement rural, avec des compétences renforcées et les moyens et ressources humaines nécessaires pour soutenir le travail et la gestion des exploitations agricoles familiales dans tout le pays. Ainsi que la santé publique, l'éducation, les transports et les services de communication.




CNA et affiliés
Vila Real, 7 février 2024
Marche lente de l'agriculture familiale


1
Répondre
25/02/2024 12:53:03

NB : impossible d'avoir d'autres informations. les médias bulgares passent pour être parmi les plus contrôlés d'Europe par le pouvoir et donc ne filtre que ce qui a le droit de filtrer, l'information officielle.

Même en passant par une traduction en cyrillique, on trouve rien…

0
Répondre
25/02/2024 10:16:06

La colère monte aussi en Bulgarie. Idem. Ça date du 6 février 2024. Mais il est écrit : " Les protestataires menacent d'étendre leurs actions dans les prochains jours."

Je suis pas certain qu'on relaye vraiment toute l'actualité protestataire agricole qui s'étend sur toute l'Europe et qui relève du camouflet pour les poly-tiques de l'Europe à marche forcée pro ukrainienne.

Raz le bol des concessions agricoles faites à l'Ukraine au détriment de la survie économique des producteurs européens.

Pourquoi on n' importe pas des poly-ti-chiens d'Ukraine pour mettre à la place du parlement européen tant qu'on y est… Ce serait sûrement très pédagogique, ça aurait le mérite en haut-lieu d'expliquer ce que ça fait comme dégâts.


En Bulgarie, des agriculteurs bloquent des dizaines de routes
AFP | 06 février 2024 à 17:30


Des agriculteurs bulgares se sont joints mardi au mouvement de colère de la profession en Europe, dénonçant à leur tour les importations d'Ukraine, des conditions précaires et des normes écologiques européennes jugées excessives.

« C'est un enfer ! Nous sommes sur la corde raide », a déclaré à l'AFP Ventsislav Mitkov, un petit producteur de céréales de 42 ans venu manifester à Breznik (ouest). « De nombreux agriculteurs risquent la faillite d'ici six mois si nous ne recevons pas les subventions qui nous sont dues et des dédommagements face à la concurrence déloyale ukrainienne ».

Si le mouvement s'est essoufflé en France et en Roumanie, des manifestations agitent encore certains pays de l'UE, des Pays-Bas à l'Espagne, de la Lettonie à l'Italie, sur fond de revendications multiples.

Brandissant le drapeau bulgare et actionnant leurs klaxons, des centaines de tracteurs ont entravé la circulation à travers le pays des Balkans. Les protestataires menacent d'étendre leurs actions dans les prochains jours.

Le Premier ministre Nikolay Denkov a promis de « débloquer au plus vite l'aide pour ceux qui en ont vraiment besoin » et de s'entretenir avec Bruxelles.

En première ligne, la Commission européenne a enterré mardi un projet législatif visant à réduire l'usage des pesticides, dans un nouveau gage donné aux agriculteurs.

La grogne monte aussi contre l'exemption de tarifs douaniers accordée en 2022 aux produits agricoles ukrainiens. Devant l'afflux de céréales bon marché sur le sol bulgare, le secteur dénonce de longue date cette concurrence « faussée », avec déjà des manifestations au printemps 2023.

« Ils font chuter les prix en facilitant les importations de pays extérieurs à l'UE et en même temps, ils nous imposent des restrictions qui brident notre compétitivité », a estimé Miloslav Mihaylov, 35 ans, très remonté contre les règles européennes.

0
Répondre
25/02/2024 07:19:16

Et pour 4 sous t'as plus rien maintenant....


Très bon suivi Gars d ain. Pour l'Inde je savais. Pas pour la Grèce

1
Répondre
24/02/2024 15:17:45

Ah, non, Erreur…

Lire "Sous 4 mètres d'eau"

0
Répondre
24/02/2024 15:06:48

"...certains exploitations demeurent sur 4 mètres d'eau près de 5 mois."

Elles flottent?

1
Répondre
24/02/2024 14:50:56

Les agriculteurs Grecs expriment les mêmes revendications, et la région de Thessalie, productrice de la Fêta a été de plus touché par importante innondations, certains exploitations demeurent sur 4 mètres d'eau près de 5 mois.


Grèce-Les agriculteurs quittent le centre d'Athènes, restent mobilisés

Le 21 février 2024
ATHENES, 21 février - Des agriculteurs grecs ont retiré mercredi leurs tracteurs du centre d'Athènes après avoir passé la nuit devant le Parlement dans le cadre de leur mouvement de contestation pour de meilleurs revenus et une baisse de leurs coûts.

Dans de nombreux pays européens, dont la France, les agriculteurs expriment depuis des semaines leur colère contre les normes environnementales, les contraintes administratives ou encore la concurrence jugée déloyale venue de l'extérieur de l'Union européenne, notamment l'Ukraine.

Au moins 8.000 cultivateurs et éleveurs se sont rassemblés mardi à Athènes sur la place de la Constitution (Syntagma) et un grand nombre a décidé d'y rester pour la nuit avant de quitter les lieux mercredi.

"Nous avons mené cette action et maintenant nous attendons le résultat", a dit Konstantinos Kyriakopoulos, un agriculteur de 34 ans de Messénie, région du sud de la Grèce.

Outre les revendications similaires à celles exprimées par leurs homologues européens, les agriculteurs grecs réclament aussi une meilleure protection contre les effets du changement climatique, qui se sont traduits en 2023 par des inondations dévastatrices, des incendies et des périodes de sécheresse.

Ils bloquent régulièrement des routes et des postes frontières tandis que leurs syndicats négocient avec le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis.

L'exécutif a jusqu'ici mis en place des aides pour baisser les factures énergétiques et a prolongé jusque fin 2024 une éxonération fiscale sur le diesel agricole. Il se dit prêt à négocier un dispositif permanent sur ce point mais exclut toute concession supplémentaire pour cette année.

Les agriculteurs jugent ces mesures insuffisantes et devraient définir d'ici la fin de la semaine leur position sur la suite à donner à leur mouvement.

"Notre décision est de quitter Athènes maintenant et nous déciderons d'ici demain d'autres initiatives", a dit à Reuters Rizos Maroudas, représentant syndical à Larissa, dans la région centrale de Thessalie, grande plaine agricole durement frappée par les inondations en septembre dernier.

Depuis trente jours, Thanassis Prassas participe à la mobilisation et n’a pas hésité à venir jusqu’à Athènes depuis la région de Thessalie, touchée durement par les inondations, en septembre 2023 : « Malgré les promesses, cinq mois après, nous n’avons toujours pas été complètement remboursés et nous ne savons pas si nous allons pouvoir de nouveau cultiver nos terres. Il y a encore 4 mètres d’eau autour du lac Karla où se trouvent nos exploitations. » La tempête Daniel, qui a fait 17 morts, a aussi immergé près de 73 000 hectares, selon le service de gestion des urgences Copernicus de la Commission européenne, et anéanti plus de 80 000 bêtes.

1
Répondre
24/02/2024 14:13:04

L'agriculture polonaise monte en pression et coupe une voie stratégique d'échange routier internationale. L'ouverture des frontières aux produits ukrainiens devient un scandale agricole majeur qui détruit la vie des zones rurales.


Les agriculteurs polonais annoncent le blocage d'un important passage frontalier avec l'Allemagne
AFP•23/02/2024

Les agriculteurs polonais ont annoncé vendredi un blocage pendant 24 heures à partir de dimanche d'un important poste frontalier avec l'Allemagne pour protester contre des régulations européennes et les importations des produits qu'ils jugent non conformes aux normes de l'UE.

"Le poste frontalier de Slubice sur l'autoroute A2 (qui relie Varsovie à Berlin, ndlr) sera bloqué de 13H00 (12H00 GMT NDLR) dimanche à 13h00 lundi", a déclaré à l'AFP Dariusz Wrobel, un des organisateurs du mouvement.

"Nous protestons contre le Pacte vert européen qui est inacceptable sous sa forme actuelle, et contre les importations des produits agro-alimentaires non conformes aux normes européennes, en provenance des pays hors UE", a-t-il ajouté, refusant d'évoquer nommément l'Ukraine, pourtant première visée par les fermiers.

Il a ajouté qu'il s'agissait d'un mouvement d'avertissement.

"Nous attendrons les résultats (de notre action, NDLR) et nous sommes prêts à lancer un mouvement à un niveau bien plus élevé", a insisté M. Wrobel.

Dans un premier temps, les agriculteurs ont annoncé un blocage de 25 jours, mais à la suite de discussions avec la mairie de Slubice et des entreprises locales, ils ont décidé de limiter la durée de leur manifestation.

Des protestations d'agriculteurs se déroulent depuis plusieurs semaines en Pologne, les fermiers bloquant des routes à travers le pays et des postes frontaliers avec l'Ukraine.

La Pologne compte parmi les plus grands soutiens de l'Ukraine depuis le déclenchement de l'offensive russe en février 2022 mais leurs relations ont été empoisonnées ces derniers mois par des contentieux commerciaux, notamment par l'ouverture, par Bruxelles, des frontières européennes aux produits agricoles ukrainiens qui, selon les agriculteurs polonais, ne respectent pas les normes de l'UE.

1
Répondre
24/02/2024 14:13:02

Hier, les tracteurs en colère tentaient de rallier la Porte de Versailles dans Paris pour l'ouverture du salon de l'Agriculture.

#AgriculteursEnColere : des tracteurs dans Paris

https://www.youtube.com/watch?v=b1TcqKYHe5k

1
Répondre
24/02/2024 10:14:32

La fronde des agriculteurs se mondialise, ça sent pas bon…

Le secteur primaire de l'économie, vache à lait du capitalisme en a marre de la façon récurrente dont il est traité à peu près partout dans le monde. Il va devenir urgent de faire quelque chose, notamment au niveau politique…

En Inde, le dispositif pour empêcher les agriculteurs d'arriver sur la capitale New-Delhi est impressionnant…


En Inde, des agriculteurs en colère veulent aussi marcher sur la capitale, qui se barricade

https://www.youtube.com/watch?v=exM-_2CNuIw


Inde: la police tire du gaz lacrymogène sur les agriculteurs qui bloquent l'autoroute

https://www.youtube.com/watch?v=j1ZW5NPm24A


––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Pourquoi les agriculteurs indiens ont-ils relancé leur mouvement de protestation ?

AFP le 16.02.2024

Des milliers d'agriculteurs indiens convergent cette semaine vers New Delhi sur des tracteurs, tentant de relancer le mouvement de protestation de 2020-2021 qui avait bloqué les autoroutes vers la capitale pendant plus d'un an.


Le Premier ministre Narendra Modi avait alors été contraint de reculer et d'abroger des lois de déréglementation des marchés agricoles. Les syndicats agricoles affirment que le gouvernement n'a depuis pas fait assez pour résoudre leurs problèmes, ce qui les a poussés à reprendre leur mouvement. Des colonnes de police anti-émeute ont jusqu'à présent freiné l'avancée des manifestants avec des tirs de gaz lacrymogènes et des barricades en béton, mais les agriculteurs ont promis de continuer leur mouvement.
Quelle est la situation du secteur agricole en Inde ?

Le secteur agricole indien est gigantesque et plongé dans de multiples difficultés. Il emploie plus de 45% de la main-d'œuvre du pays et représente 15% de son produit intérieur brut (PIB). La "Révolution verte" des années 1970 avait fait de l'Inde, alors régulièrement confrontée à des pénuries alimentaires, un important exportateur de produits alimentaires.

La taille moyenne des exploitations reste modeste : plus de 85% des agriculteurs possèdent moins de deux hectares de terre. Et moins d'un agriculteur sur cent possède plus de 10 hectares, selon une enquête du ministère de l'Agriculture de 2015-2016.

Les pénuries d'eau, les inondations et des conditions météorologiques irrégulières liées au changement climatique, ainsi que l'endettement pèsent fortement sur les agriculteurs.

Plus de 300.000 d'entre eux se sont suicidés depuis les années 1990, selon les chiffres officiels, et les agriculteurs sont nombreux à déplorer un état de détresse financière constante.

"Nous travaillons de longues heures dans les champs et nous avons encore du mal à joindre les deux bouts", a indiqué à l'AFP Sandeep Kumar, 40 ans, en première ligne de la manifestation mercredi.

Les agriculteurs indiens ont néanmoins un poids politique important en raison de leur nombre : des dizaines de milliers de personnes avaient campé dans la banlieue de Delhi lors du précédent mouvement pour exiger que le gouvernement de Narendra Modi abandonne son projet de déréglementation de l'agriculture.

Que demandent les agriculteurs ?
Les agriculteurs indiens disposent déjà de garanties de longue date obligeant le gouvernement à acheter certains produits, notamment le riz et le blé, lorsque leur prix tombe au-dessous d'un certain niveau sur le marché. La principale revendication des syndicats est d'élargir ces prix minimum de soutien à toutes les cultures pour les protéger des fluctuations du marché.

Le gouvernement Modi avait promis d'examiner cette demande après les manifestations de 2021, mais les syndicats affirment que rien n'a été fait depuis. Ils veulent également que les poursuites contre les dirigeants syndicaux datant de ces manifestations soient abandonnées et qu'une pension mensuelle de 120 dollars soit versée aux agriculteurs de plus de 60 ans.

Plusieurs autres revendications visent une plus grande protection des agriculteurs face aux fluctuations du marché : allègement des dettes, retrait de l'Inde de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et des accords de libre-échange, ainsi que l'assurance que les subventions existantes, notamment l'électricité gratuite, ne seront pas supprimées.
Quelle a été la réponse du gouvernement ?

L'Inde dépense déjà plus de 50 milliards de dollars par an en subventions aux agriculteurs, selon des documents budgétaires. Ces subventions ont parfois aggravé le manque de productivité en encourageant des cultures inadaptées aux conditions locales, comme le riz qui a épuisé les nappes phréatiques dans l'État du Pendjab.

Les subventions et les achats publics de produits agricoles ont fréquemment été des facteurs de corruption et de gaspillage. Le gouvernement a tenu cette semaine plusieurs séries de négociations avec les syndicats pour désamorcer la crise, sans succès.

Le parti de M. Modi, le BJP, affirme que l'extension du système de prix minimum est régressive et inabordable, avec un coût estimé à au moins 140 milliards de dollars supplémentaires. Le gouvernement a plutôt cherché à contenir les manifestations afin d'éviter un mouvement de grande ampleur comme celui de 2020-2021, qui avait suscité une grande sympathie dans l'opinion publique.


1
Répondre
22/02/2024 11:09:52

Le problème ce n'est pas l'eau mais le sel

1
Répondre
22/02/2024 10:02:25

Suite aux barrages agricoles, on a promis beaucoup de choses, mais il suffit de lire ici les crédits annulées pour bien se rendre contre que dans les territoires agricoles, les représailles d'en haut vont être sévères…

C'est pitoyable et affligeant : ce qui est accordé est repris systématiquement d'une autre main.


Les rois du bonneto continuent de frapper fort : suffit de lire les chiffres………

• - 70, 523 Md€ pour l'agriculture, la forêt, la pêche dont Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation

– dont - 10,512 Md'e pour la Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation : on va donc continuer à importer de la merde non controlée

– dont - 65,944 Md'e pour la Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture.... C'était déjà pas terrible : ça va continuer

• - 742,115 Md€ pour l'Aide publique au développement : on avait déjà nettement moins la cote en Afrique, ça devrait continuer durablement. Y'en a que pour l'Ukraine…

• - 736,800 Md€ pour la Cohésion des territoires : la France d'en haut parle à la France agricole d'en bas.

• - 204,346 Md€ pour la Culture : Faut pas vous leurrer, c'est pas à Paris qu'on fera les économies, mais en "province".

• - 2 138,504 Md€ pour l'Écologie, développement et mobilité durables : La France d'en haut veut de l'écologie à tout prix et à tout niveau,

mais coupe le robinet de financement…

• - 691, 624 Md€ pour l'Enseignement scolaire : on était déjà en mauvaise posture, on reprend de l'autre main, ce que l'on a promis d'apporter…

• - 904,247 Md'€ pour la Recherche et enseignement supérieur : ça m'étonnerait fort qu'avec ça on retrouve les couleurs d'antan qui ont fait notre renommée internationale…

• - 1 100 Md'€ pour le Travail et emploi : là encore, ce sont les régions les plus en difficultés qui vont trinquer

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Décret no 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits (enveloppe de -10 Milliards d'€)

https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=7gYhb8aQj8EjMmkeyHvZbXtIAj0JcaOEDqWIfclQeWk=

1
Répondre
16/02/2024 08:01:19

Trop fort ces écolo !

Un lac ça vole l'eau et ça assèche ....


https://www.la-croix.com/planete/lot-et-garonne-la-regularisation-du-lac-de-caussade-ne-passe-pas-20240214


Juste un petit parallèle.


Dans le Tarn, il y avait un projet de barrage aussi, a Sivens.

En 2022, le temps a été tellement chaud et sec que même les tournesols n'ont pas produit dans cette région !


Alors, si on pouvait nous éloigner les illuminés de tous bords ...?....

2
Répondre
09/02/2024 12:29:45
1
Répondre
03/02/2024 16:42:15

Révolution agricole…

https://www.youtube.com/watch?v=piraCVTnr4Q


Là, c'est beaucoup moins drôle…

Les MENSONGES de la classe politique pour entuber les agriculteurs.

https://www.youtube.com/watch?v=65_79zt_wjU

1
Répondre
03/02/2024 16:38:17

ça date de 1999……

Et pourtant ça reste terriblement vrai…

; )

1
Répondre
03/02/2024 13:17:11

Voilà.


Tout est là. Bonne bouffe....


https://youtu.be/GS3Zzc44zUk?si=q_6VippYRLJOgEXl

1
Répondre
02/02/2024 09:16:15

Salut, Waine70

Rentré cette journée de mercredi d'un périple d'une semaine dans le sud ouest à Angoulême (Festival de BD) et vers Bergerac où j'ai abattu et tronçonné 4 chênes en mauvais état, crevé ou à moitié morts pour un ami qui habite là-bas et trop âgé pour le faire. Rentré avec du confit de canard acheté à la ferme d'à coté et un pack de bières de la région !

Effectivement, là au moins c'est efficace, les tracteurs !

A Bergerac, visiblement ce fut chaud bouillant dans cette région bien éprouvée par la grippe aviaire. Les rondpoints ressemblaient à des scènes de guerre en Ukraine quand je suis passé dimanche avec des pneus, du fumier, de la terre de remblai, des souches d'arbres et des tas de bâches d'ensilage. Je suis passé dimanche et mercredi, c'était plus bloqué.

Pour rentrer en région lyonnaise, je me suis concocté un itinéraire par les régions agricoles et finalement, je n'ai eu que très peu de soucis pour rouler pour un trajet de près de 550 km. La route fut bonne et m'a permis de voir des petites régions où je n'était encore jamais passé, notamment en Périgord et Limousin. Un barrage à l'aller à Aixe sur Vienne, et un au retour Saint-Avit : les 2 facilement contournables avec un cerveau et une bonne carte routière. J'ai aussi évité les grands axes. Par contre pleins de camions en perditions dans la campagne, et notamment les étrangers qui roulent au GPS sans connaitre les régions et dont le camion se retrouvait parfois coincé car la traversé de certains villages s'avère compliqué pour un semi-remorque, sans compter le fait qu'à certains endroits ça croise pas.

Visiblement, tout le monde n'est pas équipé d'un cerveau si j'en juge la queue au barrage que j'ai vu. J'étais en gros le seul à faire demi-tour et on m'a regardé bizarrement. J'en ai profité sur l'autre route pour aller jusqu'au barrage saluer les paysans que j'ai vu. Un peu de soutien, ça fait pas de mal.

Ici, vers Lyon, il y a notamment le barrage sur l'A89 à coté de chez moi. Aux dernières nouvelles, hier soir, il était toujours là… Et les arrivés d'autoroute autour de Lyon ont toutes étés barrées. A signaler au péage de Limas sur l'A6 vers Villefranche sur Saône, un message écrit avec des tracteurs et les remorques qu'on pouvait voir du ciel : "Mangez Français"

C'est bien ce qu'ils ont obtenu, mais visiblement il reste encore certains branches du métiers, un peu oubliées et il faudra que les annonces soient suivies des effets.

Les médias parlent ce matin de 700 Millions d'€ débloqués par l'Etat et on dit que c'est une "grosse" somme. On fait beaucoup moins cas des milliards de dotation à l'armée et des milliards d'aide qu'on donne à l'Ukraine. Décidément, certains journalistes n'ont vraiment pas le sens des réalités comptables. si on divise par le nombre de paysans qui reste, ça fait qu'environ 2000 € par exploitation. Personne pour diviser les milliards de l'armée par le nombre de soldats de notre armée nationale…

Je note hélas que comme toujours, et notamment encore aux débats télévisés : ça manquait cruellement d'analyse chiffrée, comptable et humaine. Hier soir, il y avait Audrey Bourolleau de "Hectar" ( l'ovni agricole de Xavier Niel), et franchement, c'est assez puant à écouter : beaucoup de blablatage autour des 35 heures, de la préservation de la soit-disante qualité des terres qui montre au final qu'elle ne connait pas grand choses des réalités économiques comptables et humaines des exploitations agricoles. Elle était surtout là pour rendre visible son école d'agriculture privée alors les écoles d'agricultures existent partout et depuis maintenant longtemps en France.Elle se garde d'ailleurs bien d'expliquer pourquoi en terme de valeur des terres agricoles pourquoi son école est implantée sur les meilleures terres à blé d'ïle de France. Sans compter la présence sur le plateau d'une écologiste qui n'était pas là pour débattre mais uniquement déverser une partie de son fiel, fait de bien peu de connaissances de milieu agricole. Enfin, Julian Bugier le journaliste de France 2 a visiblement encore de beaucoup à apprendre sur le sujet pour le maitriser : les questions étaient très simplistes et montraient un méconnaissance du sujet.

Bref, on fait une émission et un débat pour surfer sur la vague des audiences…


A suivre donc avec le salon de l'agriculture en approche…


2
Répondre
02/02/2024 07:57:45

Loue tracteurs



Vous avez une cause a promouvoir. Vous avez du mal a vous faire entendre ?

Louez des tracteurs pour bloquer des routes et faire entendre vos revendications.



Offre non réservé à tout écologique écervelé....

2
Répondre
28/01/2024 19:57:47

Oui,


Et je me dis que peut être, dans les difficultés des paysans, chacun pourra y voir ses propres difficultés, que se soit pour un artisan, un commerçant, un policier, une infirmière, un entrepreneur de tout genre....?....


Peut être de peut être que ça pourrait...?.... ou pas tant pis encore...?....

1
Répondre

Forum de discussion Général

202402251843 714718