CAC40: plombé par le repli de Wall Street et les 'semi'
Actualité publiée le 29/08/25 17:48
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(Zonebourse.com) - La Bourse de Paris (-0,76%) termine la semaine et le mois d'août dans le rouge, au terme d'une semaine compliquée pour les actifs français, dans un climat alourdi par les incertitudes politiques à l'approche d'un vote de confiance décisif contre le gouvernement Bayrou.
L'indice CAC 40 rechute vers 7.704 mais il n'est pas le seul à évoluer dans le rouge puisque le DAX40 cède -0,3% et l'Euro-Stoxx50 -0,6%.
Wall Street qui boucle un 4ème mois de hausse consécutif n'inscrira peut-être pas un nouveau florilège de records ce soir puisque le S&P500 cède 0,7% et le Nasdaq -1,1%.
La Maison Blanche réitère ses attaques contre Lisa Cook et tente d'obtenir son départ immédiat de la FED : ce forcing ne semble pas du goût de Wall Street.
Le marché parisien a subi d'importants dégagements en début de semaine, les investisseurs redoutant que le vote de confiance, convoqué par François Bayrou, n'entraîne la démission de son gouvernement, une nouvelle impasse budgétaire, un regain de défiance envers la dette française et, in fine, une dégradation par les grandes agences de notation.
Ces craintes d'une détérioration de la situation économique et financière dans l'Hexagone ont logiquement pesé sur le CAC 40, qui affiche un repli hebdomadaire de 3,3%, soit une baisse nettement plus marquée que celle de l'Euro Stoxx 50 (-2,3% sur la semaine).
Certains analystes relativisent toutefois l'impact de l'instabilité politique française, un scénario déjà observé à la fin de l'an dernier, estimant qu'il ne devrait pas peser durablement sur les marchés financiers.
'Le marché intègre déjà une forte prime de risque: les OAT sont bon marché par rapport à leurs fondamentaux et tiennent déjà compte d'éventuelles dégradations de la note souveraine', souligne George Saravelos, responsable de la recherche sur les devises chez Deutsche Bank.
'En cas de chute du gouvernement, les alternatives (nouveau Premier ministre ou élections menant encore à un parlement fragmenté) ne seraient pas forcément pires que la situation actuelle', fait-il valoir.
'Au final, malgré le bruit politique, la France fonctionne de facto avec une coalition qui a réussi à faire passer un budget 2025 strict et à tenir ses engagements de rigueur', conclut le stratège de Deutsche Bank.
Sur le marché obligataire, le rendement des OAT s'établit à 3,5030% (+2,3Pts) tandis que celui des Bunds se retend de +1,5Pt vers 2,713% (le 'spread' se maintient vers 78 points de base).
Le 'point d'orgue' de cette journée, c'était la publication, aujourd'hui à 14h30, de l'indice des prix 'core' PCE aux Etats-Unis, la mesure de l'inflation privilégiée par la Réserve Fédérale, qui devrait donner des indications sur la probabilité d'une baisse de taux le mois prochain.
Tous les chiffres sont conforme< aux attentes, absolument tous : inflation globale à +2,6% (+0,2 sur juin), inflation core à +2,9% (+0,3% sur juin), dépenses des ménages à +0,5% et revenus à +0,4%... comme prévu.
C'est donc un non-événement qui laisse les T-Bond US de marbre à 4,225% sur le '10 ans' (+2Pts) et 4,90% sur le '30 ans': les pressions inflationnistes observées sur le PPI vendredi dernier n'auraient donc pas encore contaminé les prix à la consommation.
Le dernier chiffre du jour et du mois d'août est décevant : le moral des ménages américains s'est dégradé de -3,5Pts en août, à en croire l'indice de confiance du consommateur calculé par l'Université du Michigan (UMich), qui ressort en définitive à 58,2 pour le mois qui s'achève, à comparer à 61,7 en juillet.
Cette dégradation s'avère même plus sensible qu'estimé initialement, puisque l'indice était paru à 58,6 en estimation préliminaire il y a deux semaines, estimation dont les économistes anticipaient globalement une confirmation.
La baisse d'un mois sur l'autre reflète avant tout une perception dégradée des conditions économiques actuelles (sous-indice en chute de 6,3 points à 61,7), et dans une moindre mesure des attentes des consommateurs (-1,8 point à 55,9).
Dans la soirée d'hier, Christopher Waller, l'un des gouverneurs de la banque centrale américaine, a néanmoins réaffirmé qu'une baisse de 25 points de base restait le scénario le plus probable à l'issue de la réunion du 17 septembres, mais s'est également dit prêt à soutenir un geste plus fort si le rapport sur l'emploi pour le mois d'août, attendu le 5 septembre, devait révéler un net affaiblissement du marché du travail.
Le Dollar cède quelques fractions face à un Euro qui vient de renouer avec les 1,1700 (+0,15%).
Privés de catalyseurs, les cours du brut poursuivent leurs mouvements erratiques des derniers jours. Le baril de brent cède 0,2% à 68,5 dollars et celui du brut léger américain lâche 0,5% à 64,3 dollars, mais les deux contrats de référence s'acheminent malgré tout vers une hausse hebdomadaire, pour la deuxième semaine d'affilée.
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