Détenir des actions à long terme : Le choix le plus judicieux pour les investisseurs

Par Sovanna Sek, le 11/06/2024

Vous êtes nombreux à vous questionner si les actions rapportent sur le long terme. Le débat n'a pas lieu d'être depuis plus de sept décennies. Les principes d'investissement Buy & Hold de Warren Buffett, Benjamin Graham ou Peter Lynch ont fait leurs preuves, même si la patience et la discipline sont des qualités requises pour en tirer les bénéfices.

Mais dans la forme, il existe des périodes de vache maigre où les indices boursiers marquaient le pas comme dans les années 1970 et 2000. D'autre part, chacun d'entre vous n'a pas la même perception du long terme, car tout dépend de la date à laquelle vous avez commencé vos premiers investissements.

JP Morgan - performance actions

Voici donc un graphique de JP Morgan AM qui met en évidence, malgré les fluctuations des marchés financiers, la superformance des actions sur le long terme par rapport aux obligations et les portefeuilles traditionnels 60/40. Détaillons-le pour vous éclairer sur l'intérêt de détenir des actions à long terme.

Performance à long terme des actions par rapport aux obligations

Les données de JP Morgan révèlent que les actions ont offert une performance annuelle moyenne de 11,2 % sur la période 1950-2023, tandis que les obligations n'ont rapporté que 5,5 %. Cette divergence est significative et a un impact considérable sur vos investissements à long terme. Par exemple sur 20 ans, un investissement de 100 000$ en actions aurait crû pour atteindre environ 838 204$. Avec le même montant investi en obligations, vous n'auriez récolté que 292 671$.

L’écart de performance entre les actions et les obligations s’explique principalement par la nature des actifs sous-jacents. Les actions représentent une part du capital dans une entreprise et, en tant que telles, elles bénéficient de la croissance des bénéfices et des dividendes. En revanche, les obligations sont des titres de dette, offrant des paiements d’intérêts fixes, souvent moins réactifs à la croissance économique et plus vulnérables à l'inflation.

Le portefeuille 60/40 : Performances respectables mais inférieures aux actions

Le portefeuille 60/40 représentant le juste équilibre entre performance et risque, combine 60 % d'actions et 40 % d'obligations. Selon l’étude, ce type de portefeuille a généré une performance annuelle moyenne de 9,3 %, inférieure à celle des actions mais supérieure à celle des obligations. Sur une période de 20 ans, un investissement de 100 000$ dans un portefeuille 60/40 aurait crû pour atteindre 590 925$. Ce qui prouve que les actions dominent haut la main.

Le portefeuille 60/40 vise à équilibrer la volatilité des actions avec la stabilité relative des obligations. Toutefois, cette stratégie pénalise également les performances potentielles élevées offertes par les actions, ce qui peut être une considération importante pour les investisseurs cherchant à optimiser la croissance de leur capital sur le long terme.

Volatilité et performances annuelles

Investisseur long termeSur des périodes de détention (axe des abscisses) très courtes, les actions ressemblent à des montagnes russes avec des performances allant de -39 % à 47 %. Les obligations, quant à elles, ont apporté plus de stabilité de -13 % à 43 %. Les portefeuilles 60/40 ont évolué sur des performances comprises entre -20 % et 34 %.

Si on étend les périodes de détention sur 5, 10 et 20 ans, on remarquera la volatilité relative des actions diminue. En effet, les actions ont généré des performances annuelles moyennes de 17 % sur des périodes de 20 ans, contre 12 % pour les obligations et 14 % pour les portefeuilles 60/40. Ces chiffres démontrent que, malgré la volatilité à court terme, les actions constituent une classe d'actifs gratifiantes à long terme.

En conclusion, sur la période 1950-2023, les actions ont dominé les obligations et les portefeuilles 60/40 en termes de performances du capital. Bien que la détention d'actions soit associée à une volatilité plus élevée à court terme, leur potentiel les rend indispensables dans une allocation d'actifs. D'autant que vous pouvez exploiter pleinement la puissance des intérêts composés.

Les obligations et les portefeuilles 60/40 offrent des compromis intéressants pour ceux qui privilégient la stabilité et souhaitent réduire leur exposition au risque de marché. Toutefois, si un environnement d'inflation élevée devait s'installer pendant la décennie en cours et au-delà, détenir des obligations risquerait de faire un flop.

En somme, cette étude renforce l’idée que la patience et la tolérance au risque sont récompensées sur les marchés financiers, et que la détention d’actions constitue une stratégie judicieuse pour les investisseurs désireux d’accroître sensiblement leur capital à long terme.

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