Airbus évolue dans un secteur aéronautique structurellement porteur, soutenu par la reprise du trafic aérien mondial et des besoins de renouvellement des flottes. Le groupe bénéficie d’une visibilité élevée grâce à un carnet de commandes particulièrement solide, mais reste confronté à des contraintes industrielles persistantes qui pèsent sur son rythme de production.
L’exercice 2025 confirme la robustesse du modèle. Airbus a enregistré un bénéfice net en hausse de 23 % à 5,22 milliards d’euros, porté par une demande soutenue dans l’aviation commerciale. Le groupe a livré 793 appareils sur l’année et vise désormais 870 livraisons en 2026, illustrant une trajectoire de croissance toujours dynamique. Les prises de commandes restent bien orientées, confirmant la solidité de la demande à long terme.
Le début d’année 2026 apparaît toutefois plus contrasté. À fin février, Airbus totalise 54 livraisons, un niveau inférieur aux attentes du marché et en recul par rapport à l’année précédente. Ces tensions s’expliquent principalement par des difficultés d’approvisionnement, notamment sur les moteurs Pratt & Whitney, qui continuent de perturber la montée en cadence de la production.
Dans ce contexte, le groupe a ajusté ses objectifs industriels. La production de la famille A320, pilier de sa rentabilité, devrait atteindre un rythme de 70 à 75 appareils par mois d’ici 2027, légèrement en deçà des ambitions initiales. Malgré ces ajustements, Airbus anticipe une accélération des livraisons au second semestre, soutenue par une demande toujours robuste.
La visibilité commerciale reste élevée, mais les investisseurs demeurent attentifs à l’exécution opérationnelle. Le marché tend à privilégier la capacité du groupe à tenir ses objectifs de production plutôt que la dynamique des commandes.
Dans un environnement globalement favorable, Airbus conserve des fondamentaux solides, mais la trajectoire de croissance dépendra étroitement de sa capacité à lever les contraintes industrielles et à sécuriser sa chaîne d’approvisionnement.
Après avoir atteint un record historique à 221 euros, le titre a entamé une correction dans le sillage de ses perspectives. Un mouvement tout à fait justifié compte tenu de la valorisation qui était devenue très exigeante. Encore aujourd'hui, après une purge d'un peu plus de 20% on reste sur des niveaux confortables avec un PER autour de 23 fois les bénéfices annuels attendus.
Techniquement un premier support autour de 177 euros n'a pas résisté et le prochain se trouve à 160 euros. Les moyennes mobiles sont toujours aussi mal orientées et tant que l'on reste dans le canal baissier (en rouge ici) on ne tente pas de rentrer à l'achat en avance de phase.
Principaux défis d'Airbus:
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contraintes persistantes sur la chaîne d’approvisionnement
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dépendance aux motoristes et retards de livraison associés
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maîtrise de la montée en cadence des programmes A320 et A220
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capacité à tenir les objectifs de livraisons annuelles
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gestion des coûts industriels dans un contexte inflationniste
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visibilité sur le rythme de croissance à moyen terme
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