Ipsos a abaissé pour la deuxième fois de l’année son objectif de croissance organique, ramené entre 1,2 et 1,5 % contre environ 2 % en juillet, et l’action a reculé d’environ 5 % le 23 octobre, jour de l'annonce. Elle se traite aujourd’hui loin du sommet à quasiment 43 euros, atteint fin juillet.
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre atteint 636,2 millions d’euros, stable en données publiées mais en hausse de 2 % à périmètre et changes constants. C’est mieux qu’au premier semestre, où la croissance organique plafonnait à 0,8 %. L’Asie progresse de 4,3 % et l’Europe de 3,5 %, tandis que les Amériques reculent de 1,2 % à cause des retards pris dans le déploiement du plan stratégique Horizons. La hausse de l’euro face au dollar et le conflit au Moyen-Orient pèsent aussi sur l’activité.
Kelly Beaver, directrice générale depuis fin juillet, mise sur l’intelligence artificielle, avec un partenariat conclu avec Google Cloud et une plateforme d’études en ligne qui progresse de 14 %. Le marché craint toutefois que l’IA, notamment les panels de répondants simulés, ne menace à terme le cœur de métier des instituts d’études. La marge opérationnelle doit rester au niveau de 2025.
Sur le graphique, le titre évolue entre la résistance des 37,60 euros, qui a bloqué le rebond d’octobre, et le support des 32,80 euros, testé à plusieurs reprises depuis janvier. Le cours est repassé sous sa moyenne mobile à 20 jours, désormais orientée à la baisse. Le RSI, à 43, reste neutre, et les volumes sont faibles.
Avec environ 7 fois les bénéfices attendus en 2026, contre plus de 13 fois les bénéfices 2027 pour YouGov, et un rendement proche de 6 %, Ipsos paraît très peu cher. Tant que la croissance ne redémarre pas, cette décote peut toutefois durer, même si le titre peut avoir un intérêt défensif dans la période d'hésitation actuelle.
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