Quadient aborde la seconde partie de l’exercice avec un profil désormais plus lisible. Au premier semestre, le chiffre d’affaires ressort à 448 millions d’euros, en recul organique de 2 %, mais cette contraction masque une dynamique nettement plus favorable dans le Digital. L’ARR de cette activité atteint 264 millions d’euros, en hausse organique annualisée de 12,9 %, tandis que l’EBITDA progresse de 17 %. La montée en puissance de la facturation électronique en France constitue surtout un relais de croissance important, avec plus de 950 000 entités déjà enregistrées sur la plateforme du groupe.
La génération de trésorerie apporte également un signal rassurant. Le free cash-flow repasse à 34 millions d’euros contre -4 millions un an auparavant. Parallèlement, la sortie programmée des Lockers simplifie le périmètre. La cession du réseau britannique pour 65 millions d’euros, complétée à terme par la vente des autres actifs, devrait donner davantage de latitude au groupe pour réduire son endettement.
Quadient confirme ainsi ses objectifs 2026 hors Lockers, malgré une activité Mail toujours orientée à la baisse. Le véritable enjeu reste désormais d’accélérer suffisamment dans le Digital pour compenser progressivement l’érosion de ce métier historique.
Techniquement le titre évolue dans une configuration en amélioration. Depuis le point bas d’avril, les creux successifs s’inscrivent sur une oblique ascendante. La moyenne mobile à 20 jours se redresse légèrement et on peut viser la résistance majeure située à 14 euros. Son franchissement constituerait un signal technique nettement plus constructif pour le moyen terme. D'un point de vue de la valorisation celle-ci reste assez modeste puisque le groupe se paye autour de 8 fois ses profits attendus pour l'année 2026.
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