Rexel profite aujourd'hui pleinement des grandes tendances de l'électrification et de la modernisation des infrastructures énergétiques et a dépassé son métier de distributeur de matériel électrique. Le développement des centres de données, la transition énergétique et la digitalisation de l'industrie offrent au groupe des relais de croissance qui compensent largement le ralentissement de certains marchés plus traditionnels.
Les résultats semestriels publiés le 27 juillet illustrent cette dynamique. Le chiffre d'affaires atteint près de 10 milliards d'euros, en progression de 5,1 % à nombre de jours constant, tandis que le bénéfice net récurrent progresse de 12,6 % à 346,6 millions d'euros. La rentabilité continue également de s'améliorer avec une marge d'Ebita ajustée portée à 6,2 %, soutenue par les hausses tarifaires, une gestion rigoureuse des coûts et un mix d'activités plus favorable. Les centres de données en Amérique du Nord et les solutions d'électrification en Europe demeurent les principaux moteurs de cette croissance. Le groupe souligne par ailleurs un retour à une croissance des volumes dans l'ensemble de ses zones géographiques, une première depuis 2023.
Fort de ce premier semestre, Rexel a relevé ses objectifs pour 2026. Le groupe vise désormais une croissance des ventes d'environ 5 % à nombre de jours constant, contre une fourchette de 3 % à 5 % précédemment, tout en confirmant une marge d'Ebita ajustée d'au moins 6,2 %.
Au final, Rexel confirme sa capacité à tirer parti des investissements liés à l'électrification et aux centres de données. Les principaux défis restent toutefois la sensibilité du groupe au cycle industriel, l'évolution de la demande en Amérique du Nord ainsi qu'une valorisation qui intègre désormais une bonne partie de ces perspectives favorables. De ce point de vue, le dossier se paie sur la base d'un PER de 14 fois les profits attendus cette année, ce qui est confortable mais pas non plus exagéré. Les investisseurs sont d'ailleurs repassés à l'achat dans le sillage de la publication et le mouvement de correction est en train de s'inverser avec une reprise haussière qui pourrait nous permettre de revenir sur les plus hauts niveaux de valorisation, autour de 40€ par action
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