SES aborde la rentrée dans un climat boursier nettement plus tendu. L’opérateur de satellites a déçu lors de la publication de ses résultats semestriels, avec un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros, en recul organique de 5 %, légèrement sous les attentes du marché. L’Ebitda ajusté s’est établi à 725 millions d’euros, en baisse de 6,2 %, là encore un peu inférieur au consensus.
La réaction du marché a été sévère, le titre ayant décroché de plus de 10 % dans la foulée. Au-delà de l’écart relativement limité par rapport aux prévisions, les investisseurs semblent surtout sanctionner la dégradation de la dynamique opérationnelle. Tous les métiers ont reculé au premier semestre et SES devra désormais afficher une amélioration sensible sur la seconde partie de l’année pour atteindre ses objectifs.
Le groupe maintient pourtant ses perspectives annuelles, visant un chiffre d’affaires voisin de 3,51 milliards d’euros et un Ebitda ajusté autour de 1,53 milliard. L’intégration d’Intelsat reste évidemment au cœur du dossier. L’acquisition, finalisée en juillet 2025 pour 2,8 milliards d’euros, doit renforcer la taille critique de SES, mais elle accroît également les attentes concernant les synergies et le redressement des marges.
Graphiquement, la situation s’est fortement détériorée depuis le sommet inscrit au printemps autour de 9,50 euros. Le titre évolue désormais sous une moyenne mobile à 20 jours nettement baissière et revient tester une zone de soutien importante autour de 4,40-4,50 euros. Le RSI, proche de 30, traduit une situation presque survendue, susceptible de provoquer un rebond technique. Tant que la zone des 5,50-6 euros n’est toutefois pas reconquise, la tendance restera clairement fragile.
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