TotalEnergies poursuit son développement dans un environnement énergétique qui demeure marqué par une forte volatilité des prix du pétrole et du gaz, ainsi que par des tensions géopolitiques persistantes. Grâce à son modèle intégré couvrant l'exploration-production, le gaz naturel liquéfié, le raffinage et l'électricité, le groupe conserve toutefois une capacité d'adaptation qui lui permet de maintenir des résultats solides malgré un contexte parfois incertain.
Le premier trimestre 2026 s'est traduit par une nette amélioration des performances financières. Le chiffre d'affaires a atteint 54,1 milliards de dollars, en progression de 3 % sur un an, tandis que le résultat net ajusté s'est établi à 5,4 milliards de dollars, soit une hausse de 29 %. Le résultat net publié ressort quant à lui à 5,8 milliards de dollars, confirmant la bonne dynamique opérationnelle du groupe.
Cette progression repose sur plusieurs moteurs. Les activités d'exploration et de production ont bénéficié de la remontée des prix du pétrole, tandis que le segment du gaz naturel liquéfié a profité d'une hausse de sa production et d'un environnement de marché favorable. Les activités de négoce ont également tiré parti de la volatilité des marchés énergétiques, contribuant à soutenir la rentabilité du groupe.
L'aval a lui aussi participé à cette performance. Les raffineries ont affiché un taux d'utilisation supérieur à 90 %, permettant au segment de bénéficier de marges favorables. L'Ebitda ajusté a ainsi atteint 12,6 milliards de dollars sur le trimestre, tandis que la marge brute d'autofinancement a progressé à 8,6 milliards de dollars.
Fort de cette génération de trésorerie, TotalEnergies a annoncé une hausse de 5,9 % de son dividende, porté à 0,90 euro par action. Le groupe poursuit par ailleurs ses investissements dans le gaz naturel liquéfié et l'électricité, deux activités appelées à jouer un rôle croissant dans sa stratégie de diversification.
Après la forte appréciation du titre au cours de ces derniers mois, consécutive à la fermeture du détroit d'Ormuz et à la flambée des cours du brut, le groupe français pourrait avoir mangé son pain blanc. En effet depuis l'accord trouvé entre l'Iran et les États Unis un équilibre fragile a été trouvé et les cours du brut ont naturellement fortement reculé. Le Brent a ainsi perdu 15% au cours de la dernière semaine et logiquement les cours de TotalEnergies qui en avaient profité à plein commencent à en prendre la mesure.
Le cours de la compagnie pétrolière reflète ainsi la tendance de fond des prix du pétrole et en toute logique ces derniers devraient continuer à s'affaisser davantage, entraînant selon nous le titre vers un premier support autour des 66€ par action. C'est un point d'équilibre que nous estimons cohérent puisque l'année sera de toute façon exceptionnelle compte tenu des résultats de haut niveau pendant cette crise.
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