Pasqal pépite du quantique éjecté d'un programme militaire

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    06/10/2026 10:53:30

    La pépite française du quantique Pasqal à la Bourse de New York

    L’État l’éjecte d’un programme militaire stratégique

    L’histoire est moins consensuelle que ne le laissait entendre Pasqal. La pépite française du quantique, introduite au Nasdaq fin août, a annoncé lundi mettre fin à sa participation au programme militaire Proqcima, officiellement dans le cadre de sa nouvelle stratégie davantage tournée vers les applications commerciales.

    Mais selon La Tribune, c’est en réalité le ministère des Armées qui a décidé d’écarter Pasqal de ce programme stratégique, avec le soutien de l’Élysée et de Matignon. En cause : les inquiétudes de l’État sur la souveraineté de ses technologies après son introduction à Wall Street.

    Mais Proqcima, c'est quoi exactement ? Lancé par le ministère des Armées, ce programme doit permettre à la France de développer ses propres ordinateurs quantiques, des machines extrêmement puissantes qui pourraient, à terme, réaliser certains calculs aujourd'hui hors de portée des ordinateurs classiques.

    L'enjeu est évidemment militaire. Ces futurs ordinateurs pourraient être utilisés dans des domaines stratégiques comme la cryptographie, la simulation ou l'intelligence artificielle. L'objectif de l'État est donc de maîtriser cette technologie en France et de ne pas dépendre des États-Unis ou de la Chine.

    L'État avait prévenu Pasqal

    Cinq entreprises françaises avaient été sélectionnées pour participer au programme: Alice&Bob, C12, Quandela et Quobly et donc Pasqal. Une première enveloppe de 60 millions d'euros leur a été consacrée. À terme, la France espère disposer en 2032 de deux prototypes d'ordinateurs quantiques suffisamment avancés pour passer à une production à plus grande échelle.

    Mais l'introduction en Bourse de Pasqal aux États-Unis pose problème. Selon La Tribune, le ministère des Armées a estimé que la cotation de l'entreprise au Nasdaq faisait peser un risque sur la maîtrise française de cette technologie stratégique et de sa propriété intellectuelle.

    Dès le début de l'année, l'État aurait donc prévenu Pasqal : une introduction à Wall Street pourrait remettre en cause sa participation aux programmes militaires français. Selon La Tribune, l'État est même allé beaucoup plus loin. Plusieurs ministères se seraient coordonnés pour proposer de nouveaux financements publics à Pasqal à condition que l'entreprise renonce à son introduction en Bourse aux États-Unis. Mais l'entreprise a refusé.

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    C'est toute la difficulté pour les jeunes entreprises de trouver un financement suffisant à Paris qui souligne un peu plus comment notre situation financière actuelle va perturber profondément notre futur.

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