La Chine est devenue le premier créancier mondial

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    17/12/2025 19:29:33

    Que ce soit aux USA ou pire, en France, les "dirigeants" passent sous silence ce qui les dérangent pour aller ensuite devant les cameras des médias dire tout le bien qu'ils pensent des chinois dans une politique spectacle à l'usage unique des gogos.

    Pendant ce temps, la Chine avance tranquillement ses pions (en actifs tangibles contre des dollars hyper-dévalués dont ils se débarassent) dans ces mêmes Etats, ce qui revient, petit à petit à les vassaliser.

    ON COMPREND MIEUX, à cette aune, l'expatriation de leurs forces vives dans des pays soucieux de la valeur ajoutée qu'ils représentent...

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    24/11/2025 16:02:39

    Ce qui est merveilleux, c'est que ce soit par l'intermédiaire d'une Université US sise en Virginie, que l'on apprenne que la Chine a prêté 21,3 Mds $ à la France.

    La Banque de France garde ce genre d'information bien au chaud : Les français n'ont pas le droit de savoir.

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    24/11/2025 11:42:36

    Le miel attire les abeilles.... et Winnie the Pooh

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    24/11/2025 11:29:50

    Rien d'étonnant.

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    24/11/2025 10:59:13
    Je vous conseille de lire l'excellent livre de DOS SANTOS : "La femme au dragon rouge", et vous aurez quelques réponses.
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    24/11/2025 10:59:13

    (ABC Bourse) - Une étude révèle que la Chine n’investit plus seulement dans les pays du Sud. Les États-Unis, la France ou encore le Portugal reçoivent aujourd’hui des milliards de dollars sous forme de crédits chinois, souvent dirigés vers des secteurs hautement stratégiques.

    Pendant que les projecteurs étaient braqués sur les Nouvelles Routes de la Soie et les investissements chinois en Afrique, Pékin tissait patiemment un réseau de crédits bien plus vaste qu’on ne l’imaginait. D’après une enquête menée par le laboratoire AidData de l’université William & Mary, les banques publiques chinoises ont injecté plus de 2.200 milliards de dollars de prêts et de subventions à travers le monde depuis l’an 2000. "La taille globale du portefeuille chinois est deux à quatre fois supérieure aux estimations publiées précédemment", souligne Bradley Parks, directeur du programme.

    Premier créancier mondial, la Chine ne se contente plus de financer des infrastructures en Afrique ou en Asie centrale. Selon le même rapport, 943 milliards de dollars ont été alloués à 72 pays à revenu élevé entre 2000 et 2023. Un glissement stratégique s’est amorcé après 2015, en cohérence avec l’ambition industrielle du plan "Made in China 2025". "Une grande partie des prêts accordés aux pays riches est axée sur les infrastructures critiques, les minéraux critiques et l'acquisition d'actifs de haute technologie, comme les entreprises de semi-conducteurs", ajoute Brad Parks.

    Des milliards pour les États-Unis, la France et le Portugal

    Le pays qui a reçu le plus de crédits chinois depuis 2000 n’est autre que… les États-Unis. Washington, pourtant très critique envers l’influence économique de Pékin, a bénéficié à lui seul de plus de 200 milliards de dollars. "Il s'agit d'une découverte extraordinaire, étant donné que les États-Unis ont passé la majeure partie de la dernière décennie à mettre en garde les autres pays contre les dangers d'une exposition importante à la dette envers la Chine, et à accuser la Chine de pratiquer une 'diplomatie du piège de la dette'", relève Bradley Parks.

    Ces fonds ont soutenu des entreprises comme Amazon, Tesla, Ford, Boeing ou encore Walt Disney. Les projets concernent aussi des infrastructures sensibles, comme les aéroports de New York ou Los Angeles, les centres de données de Virginie, et des installations GNL au Texas ou en Louisiane.

    En France, 21,3 milliards de dollars ont été injectés via 184 projets. Le pic remonte à 2015, avec des investissements principalement dans l’énergie, les transports et l’industrie. La Banque de Chine a ainsi contribué à hauteur de plus de 120 millions d’euros au parc éolien en mer de Saint-Nazaire. Pendant la crise sanitaire, des entreprises comme Airbus, Michelin, Orpéa ou Saint-Gobain ont aussi bénéficié de crédits chinois.

    Le Royaume-Uni reste le premier bénéficiaire européen (60 milliards de dollars), suivi de l’Allemagne et de la France. Le Portugal, avec ses 11,6 milliards d’euros reçus, dépasse même les Pays-Bas. Là-bas, des secteurs entiers comme l’électricité (EDP) sont aujourd’hui en partie contrôlés par des acteurs publics chinois. "Parmi les économies avancées, celles dont les marchés de capitaux sont les plus ouverts, les plus flexibles et les mieux gouvernés ont toujours été les plus susceptibles d'absorber l'essentiel du recyclage de l'épargne excédentaire de la Chine, et cela signifie principalement les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie", analyse Michael Pettis, économiste américain.

    Une stratégie opaque ou un simple pragmatisme financier ?

    Si l’ampleur de ce basculement surprend, les chercheurs d’AidData relativisent toute tentative de lecture géopolitique systématique. "Tous ces prêts ne servent pas nécessairement un grand dessein géopolitique", précise Bradley Parks dans une tribune publiée par The Economist. Mais leur impact est indéniable. Ils financent des infrastructures critiques, renforcent la présence chinoise dans des secteurs stratégiques et tissent des dépendances invisibles.

    Brooke Escobar, co-auteure du rapport, va plus loin : "une position que personne ne peut se permettre de s'aliéner ou de contrarier". Alors que l’endettement mondial explose, rares sont les États capables d’ignorer les fonds publics chinois, même les plus riches d’entre eux.

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