UBS présente 3 scénarios pour les prix du pétrole et du gaz dans le contexte du conflit en Iran
Publié le 11/03/2026 11:47
Les perspectives des marchés du pétrole et du gaz dépendent fortement de l’évolution du conflit impliquant l’Iran, UBS ayant défini trois scénarios potentiels qui pourraient conduire à des résultats très différents pour les prix de l’énergie.
Les prix du pétrole et du gaz ont fortement chuté mardi après que le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre en Iran était "très achevée, pratiquement terminée".
Les prix du brut avaient presque atteint 120$ le baril lundi en raison des craintes que le conflit ne provoque des perturbations prolongées de l’approvisionnement énergétique en provenance du Moyen-Orient. Cependant, les prix ont ensuite chuté en dessous de 90$ après que les commentaires de Trump ont suggéré que les combats pourraient bientôt prendre fin.
1) Le premier scénario, selon UBS, suppose une désescalade rapide du conflit d’ici la mi-mars sans dommages aux infrastructures pétrolières critiques et une reprise normale des flux de transport maritime à travers le détroit d’Ormuz.
Dans cette hypothèse, la banque s’attend à ce que le Brent s’établisse en moyenne à environ 80$ le baril en mars avant de redescendre vers les 75$. Les prix européens du gaz reculeraient également, le TTF se maintenant près de 50€/MWh dans un premier temps avant de tomber vers les 30€ élevés au deuxième trimestre.
Dans ce scénario, "les prélèvements sur les stocks et le pétrole en transit peuvent aider à gérer le déficit à court terme", ont déclaré les analystes dirigés par Henri Patricot, tandis que les marchés du gaz pourraient s’appuyer sur les réserves stockées pour compenser la suspension temporaire de certaines exportations de GNL du Moyen-Orient.
2) Un deuxième scénario envisage des perturbations du transport maritime à travers Ormuz durant environ un mois. Dans ce cas, UBS a déclaré que les marchés du pétrole et du gaz se tendraient de manière plus significative à mesure que les stocks diminuent plus rapidement et que l’approvisionnement des producteurs du Conseil de coopération du Golfe est contraint.
"Nous nous attendrions à ce que les prix du pétrole dépassent 100 dollars le baril dans la seconde moitié de mars, s’établissant en moyenne à 100 $ le baril en mars et 78$ le baril pour le 1T26, avant de redescendre à 90$ le baril au 2T26 à mesure que les perturbations s’atténuent", ont noté les analystes.
Les marchés du gaz se tendraient également, le TTF pouvant potentiellement grimper vers 80€/MWh d’ici la fin mars alors que l’approvisionnement en GNL reste contraint et que des réductions de la demande deviennent nécessaires.
Même si les perturbations finissent par s’atténuer, "la normalisation tant pour le pétrole que pour le gaz pourrait être retardée, l’impact s’étendant jusqu’en 2027", ont ajouté les analystes.
3) Le scénario le plus grave suppose des perturbations prolongées durant plus d’un mois combinées à des dommages aux infrastructures énergétiques majeures. Dans ce cas, UBS voit le Brent s’établir en moyenne autour de 110$ le baril en mars et grimper potentiellement vers 150$ ou plus au deuxième trimestre 2026.
De tels niveaux de prix conduiraient probablement à "un niveau de demande nettement réduit", ont déclaré les analystes. Les marchés du gaz se tendraient également fortement, les prix du TTF s’établissant en moyenne à environ 73€/MWh en mars et grimpant vers 80€/MWh au deuxième trimestre.
Le choc de l’approvisionnement en GNL dans ce scénario pourrait ressembler à l’impact des coupures de gaz de la Russie vers l’Europe en 2022, lorsque les alternatives étaient limitées et que les options de substitution de carburant étaient rares, ont-ils déclaré.
Viridien et Total Energies sont soutenus par l'envolée du pétrole
Agefi - March 09, 2026
Les valeurs pétrolières Viridien et Total Energies échappent lundi matin à la baisse de la Bourse de Paris alors les cours du brut poursuivent leur ascension, la guerre au Moyen-Orient étant partie pour durer.
Vers 9h10, l'action Viridien gagnait 3%, à 125,80 euros tandis que le titre TotalEnergies progressait de 0,4%, à 68,30 euros. L'indice CAC 40 perdait 2,7%, tout comme le SBF 120.
Dans le même temps, le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord coté à Londres flambait de 16%, à 107,6 dollars le baril, après avoir touché un plus haut dans la nuit à 119,50 dollars. Il s'était déjà envolé de 27% la semaine dernière. Le contrat d'avril sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex grimpait de 12,7%, à 102,5 dollars le baril.
La hausse soudaine du pétrole prend à contre-pied la VAD sur Veridien : Plus de bénéfices pétroliers, c'est plus d'argent à investir dans développement et l'optimisation des ressources en actifs pétroliers…
La clôture du jeudi 26 à 120,2€ qui vient de se faire reprendre et dépassée, atteste de la phase de ramassage à l'oeuvre.
Le fonds Janus Henderson a d'ailleurs acheté 260kt en clôture de vendredi denier à un prix discount / prix de gros.
ADX est fort et croissant indique une tendance haussière (où RSI* et STO peuvent rester un moment scotchés en inertie).
* RSI n'est même pas encore suracheté et garde du potentiel.