Le décor est planté pour l'OPA annoncée : et pas de bonne surprise comme je l'avais déjà évoqué sur le forum. Les comptes annuels sont largement déficitaires…
Je note : " la perte nette part du groupe ressort à 93 millions d’euros."
"La position financière nette bascule à -623 millions d’euros, contre +1 493 millions d’euros fin 2024, sous l’effet de distributions aux actionnaires pour 1 455 millions d’euros et d’une hausse du besoin en fonds de roulement. Les capitaux propres s’élèvent à 746 millions d’euros, contre 2 251 millions d’euros un an plus tôt. Les engagements de retraite non préfinancés atteignent 277 millions d’euros. "
On va demain ce qui va se passer car on est très loin du prix supposé de l'OPA / OPR…
(ABC Bourse) - North Atlantic Energies a publié des résultats 2025 marqués par une perte nette de 93 millions d’euros, contre un bénéfice de 107 millions d’euros un an plus tôt. Le groupe affiche pourtant un EBITDA ajusté en nette progression à 179 millions d’euros, dans un exercice profondément transformé par le changement d’actionnaire majoritaire et la cession de la raffinerie de Fos-sur-Mer.
L’exercice a également été marqué par une dépréciation d’actifs industriels de 206 millions d’euros et par une forte contraction de l’activité. Le chiffre d’affaires recule à 11,4 milliards d’euros, tandis que la production et les ventes diminuent nettement. Le conseil d’administration a décidé de ne pas proposer de dividende au titre de 2025.
Une année de transition marquée par une lourde dépréciation
Le résultat opérationnel ressort à -209 millions d’euros, contre un gain de 74 millions d’euros en 2024. Les effets stocks sont négatifs à hauteur de 107 millions d’euros, alors qu’ils avaient contribué positivement pour 11 millions d’euros un an plus tôt. Les effets de change opérationnels sont positifs de 31 millions d’euros, contre un impact négatif de 17 millions d’euros en 2024.
Conformément à la norme IAS 36, le groupe a comptabilisé au 31 décembre 2025 une dépréciation d’actifs industriels de 206 millions d’euros, liée principalement à l’augmentation du coût du capital, partiellement compensée par des hypothèses d’amélioration des flux de trésorerie long terme associées aux plans d’optimisation de la raffinerie de Gravenchon.
L’EBITDA publié s’établit à 72 millions d’euros, en baisse par rapport aux 140 millions d’euros de 2024. En revanche, l’EBITDA ajusté atteint 179 millions d’euros, contre 58 millions d’euros un an plus tôt, traduisant selon le groupe de bonnes performances opérationnelles.
Le résultat financier est positif de 81 millions d’euros, incluant 28 millions d’euros de dividendes reçus de sociétés non consolidées. Après prise en compte d’un produit d’impôts courants et différés de 35 millions d’euros, la perte nette part du groupe ressort à 93 millions d’euros.
La position financière nette bascule à -623 millions d’euros, contre +1 493 millions d’euros fin 2024, sous l’effet de distributions aux actionnaires pour 1 455 millions d’euros et d’une hausse du besoin en fonds de roulement. Les capitaux propres s’élèvent à 746 millions d’euros, contre 2 251 millions d’euros un an plus tôt. Les engagements de retraite non préfinancés atteignent 277 millions d’euros.
Activité en fort recul après la cession de Fos-sur-Mer
En 2025, 9,2 millions de tonnes de pétrole brut ont été traitées, en baisse de 27 % sur un an. Les ventes de produits raffinés atteignent 16,1 millions de m³, en recul de 28 %. Les ventes en France diminuent de 29,6 %, dans un marché intérieur en légère baisse de 0,3 % selon le Comité Professionnel du Pétrole.
Le chiffre d’affaires s’établit à 11 368 millions d’euros, en repli de 37 % par rapport à 2024. Ces baisses s’expliquent principalement par la vente de la raffinerie de Fos-sur-Mer au 1er novembre 2024.
Dans un environnement marqué par un prix moyen du Brent de 69 dollars le baril en 2025 contre 81 dollars en 2024, et une marge brute de raffinage carburants et combustibles publiée par la DGEC à 57 euros par tonne contre 44 euros par tonne un an plus tôt, le groupe met en avant sa capacité d’adaptation.
Charles Amyot, Président et Directeur Général de North Atlantic Energies, a déclaré : « 2025 aura été une année fondatrice, avec notre changement d’actionnaire majoritaire et l'adoption de la dénomination North Atlantic Energies. Durant cette période marquée par un nombre sans précédent de chantiers structurants, nous sommes restés concentrés sur nos fondamentaux opérationnels. Nous avons entre autres mené avec succès le grand arrêt pour maintenance planifiée d’une partie de la raffinerie de Gravenchon, et conduit les nombreux changements d’organisation, d’outils et de processus nécessaires à la transition entre ExxonMobil et North Atlantic. Dans ce contexte chargé, l’amélioration de notre EBITDA ajusté traduit aussi notre capacité à capturer les opportunités de marché dans un environnement déjà très volatil. Cette performance a été rendue possible grâce à la mobilisation de toutes nos équipes et la confiance de nos parties prenantes. Je tiens à les remercier chaleureusement. Nous abordons 2026 avec un modèle de raffineur indépendant plus agile et plus efficace, une énergie collective et le positionnement affirmé d’un acteur industriel engagé. »
En parallèle, North Atlantic France, qui détient 82,89 % du capital après le rachat de la participation d’ExxonMobil, prévoit de déposer un projet d’offre publique d’achat simplifiée sur les actions restantes à un prix de 28,93 euros par action. Le dépôt auprès de l’Autorité des Marchés Financiers devrait intervenir à la fin du deuxième trimestre 2026, après finalisation des travaux de l’expert indépendant.
Pour 2026, le groupe indique avoir réalisé au premier trimestre l’arrêt programmé de certaines unités de la raffinerie de Gravenchon et poursuivi des projets d’efficacité énergétique. Il anticipe toutefois des conditions d’approvisionnement en pétrole brut plus contraignantes pour les raffineurs indépendants dans le contexte géopolitique actuel.
Forum de discussion North Atlantic Energies
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