Liquidités au plus haut, actions européennes en hausse : la France déc
Pour être honnête, je suis de plus en plus exaspérée par ces notes américaines qui semblent davantage destinées au trading qu’à une analyse sérieuse. J’ai vraiment l’impression qu’ils recyclent des éléments de langage standard (“risques géopolitiques”, “valorisations élevées”) sans regarder ce qu’il y a réellement dans les bilans.
Bref : merci d’avoir pointé cette incohérence, ça fait du bien de voir quelqu’un lire les chiffres plutôt que les slogans.
persistance de risques géopolitiques, voire politiques tout court ok. Par contre "valorisations plus élevées", pardon mais il faudra préciser ou réviser.
Marchés : une grande banque reste prudente sur les actions européennes
24 août 2026, 09:46
Boursier.com
Les stratégistes de Citigroup maintiennent une position 'neutre' sur les actions européennes dans le cadre de leur allocation mondiale, compte tenu de la persistance des risques géopolitiques et de valorisations plus élevées. Citée par 'Bloomberg', l'équipe dirigée par Beata Manthey estime néanmoins que les arguments en faveur d'une présence à long terme de l'Europe dans les portefeuilles internationaux pourraient gagner en pertinence. Elle entrevoit un potentiel de surperformance pour les secteurs cycliques et note que le marché bénéficie de facteurs favorables spécifiques ("idiosyncratic tailwinds"), tels que le soutien budgétaire et la diversification liée à l'IA. Parmi les valeurs sélectionnées en raison d'une dynamique positive du bénéfice par action, de valorisations relatives attrayantes et de scores de " crowding " (concentration des positions) nets négatifs, figurent notamment Fresnillo, Sika, LVMH, Moncler et Diageo.
Les investisseurs délaissent massivement la France, mais ce rejet ne reflète pas la réalité micro.
Nos entreprises restent solides : luxe, industrie, paiement, défense, énergie affichent des bilans robustes et des marges élevées.
Le “risque France” pénalise le sentiment, pas les fondamentaux.
Ce décalage crée des opportunités pour ceux qui regardent au‑delà du bruit de court terme.
Marchés : les gestionnaires de fonds européens favorisent les liquidités mais restent confiants sur les actions de la région, moins sur la France
18 août 2026, 15:24
Boursier.com
Les investisseurs européens sont confiants sur la résilience économique de la région. 35% des investisseurs anticipent en effet une accélération de la croissance sur le Vieux continent dans les mois à venir, tandis que 97% n'envisagent pas de récession en Europe au cours des 12 prochains mois, soit le niveau le plus élevé depuis 2007. Selon l'enquête mensuelle de BofA Global Research menée auprès des gestionnaires de fonds européens, la baisse des prix de l'énergie et le ralentissement de l'inflation constituent le principal facteur de hausse potentiel pour la croissance mondiale (cité par 53% des investisseurs), alors qu'un choc sur les prix de l'énergie et une résurgence des pressions inflationnistes sont perçus comme le risque majeur de baisse pour 41% d'entre eux. La proportion d'investisseurs anticipant un maintien des taux à un niveau élevé pour une période prolongée a bondi, passant de 23% le mois dernier à 65%.
Les investisseurs anticipent des gains mais privilégient les liquidités : un solde net de 42% des investisseurs surpondère les liquidités, un niveau inédit depuis février 2023. Une majorité (56%) s'attend à une hausse du taux de dépôt de la BCE d'ici 12 mois, tandis que 38% prévoient une augmentation des rendements obligataires souverains en zone euro et que 41% désignent une politique monétaire restrictive des Banques centrales face aux surprises inflationnistes comme le catalyseur le plus probable d'une correction des marchés. Malgré cela, le sentiment à l'égard des actions reste solide : un solde net de 53% mise sur une montée des bourses européennes dans les 1 à 3 mois à venir, et les investisseurs tablent globalement sur une progression de 5,7% sur les douze prochains mois, contre 6,3% en juillet.
Les bénéfices soutiennent le scénario haussier : les investisseurs anticipent une augmentation de 7,4% des bénéfices par titre prévisionnels en Europe sur les 12 prochains mois, et 76 % estiment que le relèvement des prévisions de profits sera le principal moteur de la poursuite de la hausse des marchés. Ils sont 47% à prévoir une surperformance des places européennes par rapport aux actions américaines au cours des 12 prochains mois, contre 26% qui anticipent une surperformance des États-Unis. Toutefois, si les investisseurs européens affichent un optimisme croissant pour l'Europe, les allocations mondiales continuent de favoriser les États-Unis.
Enfin, le secteur bancaire reste le plus largement 'surpondéré' par le consensus, le secteur industriel a enregistré la plus forte amélioration de positionnement et le sentiment à l'égard des petites capitalisations s'est nettement renforcé. Le compartiment automobile demeure le plus 'sous-pondéré', le secteur du voyage et des loisirs a basculé en zone de sous-pondération et la France est désormais le marché le moins plébiscité (solde net de -56%), atteignant un niveau record en la matière, alors même que l'intérêt pour les marchés de la zone euro progresse. L'Espagne est le marché européen le plus favorisé, devant l'Allemagne. Malgré le rôle central de l'énergie dans les perspectives macroéconomiques, les investisseurs maintiennent une 'sous-pondération' nette de 18% sur ce secteur ; pour le troisième mois consécutif, aucun investisseur ne prévoit qu'il sera le secteur le plus performant en Europe au cours des 12 prochains mois.