ETF & PEA
Au fond, l’intention est valable : recentrer le PEA sur l’investissement européen plutôt que sur les indices US, c’est cohérent. Par contre, ils devraient augmenter le plafond.
Bonjour rollier,
Merci pour cette info, mais saches comme même que tout placement en France en bourse n'est jamais à l'abri de changements ou de remise en question de la part de l'état qui cherche à chaque fois à raboter.
Je me souviens par exemple d’un acte inadmissible dabs un lointain passé où on avait encouragé les gens à investir en bourse et l'année suivante m.baroin sort l'artillerie lourde en imposant la plus value au 1er euro gagné pour les détenteurs de cpte titre alors qu’ils ne l'étaient pas avant, les gens se sont retrouvés piégés.
Investir en bourse en france restera un sujet tabou et délicat, on condamne l'épargne choisie.
« L’État envisage de remettre de l’ordre dans les plans épargne action pour réorienter l’épargne des Français, avec une mesure particulièrement urticante.
Il est rare qu’une politique fasse le bonheur de tous. Alors que le gouvernement répète depuis des mois vouloir encourager les Français à investir leur épargne dans les entreprises européennes, et notamment tricolores, une mesure particulièrement urticante pour bon nombre de détenteurs de plans épargne action (PEA) pointe le bout du nez.
Selon un courrier interne aux fédérations professionnelles du secteur, révélé sur X par le compte spécialisé en placements Dividend King, la Direction générale du Trésor « a indiqué » lors d’échanges que certains fonds « ne devraient plus être éligibles au PEA », et donc aux avantages fiscaux qui y sont liés. Pour rappel, après cinq ans de détention, les plus-values et dividendes obtenus via ce plan sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux, au taux de 18,6 %, sont dus sur les profits réalisés. Si l’échéance n’est pas respectée, tout retrait entraîne la clôture automatique du plan, et les gains sont alors taxés au prélèvement forfaitaire unique, de 31,4 %.
Mais certains fonds actuellement éligibles au PEA tendent à s’éloigner de l’esprit originel, qui est d’inciter les ménages à investir durablement en actions et orienter cette épargne vers le financement des entreprises européennes. Ces ETF « synthétiques » détiennent juridiquement des actions européennes conformes au quota exigé pour bénéficier des avantages fiscaux du PEA (75 %) mais procurent la performance des indices, américain S&P 500 ou mondial MSCI World. Concrètement, l’épargnant verse de l’argent à un fonds d’investissement (l’ETF, pour « Exchange-Traded Fund »), lequel achète un panier de titres européens puis signe un « contrat de performance » avec une banque. L’ETF donne à cette dernière la performance de son panier européen et, en retour, reçoit la performance de l’indice étranger. Ce tour de passe-passe est jusqu’à présent tout à fait légal. Si l’on connaît le nombre de PEA (plus de 7 millions à fin 2024) et leur en-cours total (125 milliards d’euros à fin mars 2026), on ignore en revanche les montants investis spécifiquement dans les ETF synthétiques.
Les détenteurs de PEA, dont beaucoup de jeunes intéressés par les bons rendements des ETF synthétiques, pourraient bientôt faire grise mine, car la fin de l’éligibilité de ces fonds « devrait être inscrite dans le projet de loi de finances 2027 », précise le courrier susmentionné. Dans l’attente des arbitrages budgétaires de Matignon, le cabinet du ministre de l’Économie, Roland Lescure, se contente d’indiquer que « l’enjeu des investissements en ETF commercialisés par des acteurs européens et investis dans des valeurs hors de l’espace économique européen est un sujet bien identifié par les services de Bercy, et fait l’objet d’analyses ».
Pendant des années, personne n’avait trouvé à y redire, « sans doute parce qu’il n’y avait pas beaucoup de volume », avance Philippe Crevel, président du Cercle des épargnants, tout en se disant « très étonné de la lenteur de la réaction de Bercy ». Les hostilités avaient été ouvertes au printemps dernier par le sénateur centriste Hervé Maurey, qui, dans une question au gouvernement, avait dénoncé un dispositif qui « ne finance en rien l’appareil productif français et européen et tend plutôt à apporter des liquidités aux sociétés étrangères », avec avantages fiscaux en prime. Reste que bon nombre d’épargnants choisissent ce plan précisément parce que les ETF synthétiques exposés à des indices non européens en améliorent le rendement. Certains internautes préviennent qu’ils envisagent d’investir directement sur les marchés étrangers. Néanmoins, « le PEA reste fiscalement très intéressant », souligne Philippe Crevel.
Côté banques, l’heure est à l’adaptation. Le retrait des titres exposés non européens, comme cela a été fait à la suite du Brexit, est jugé particulièrement complexe. C’est pourquoi les auteurs du courrier plaident pour l’introduction d’une « clause du grand-père » : les nouvelles souscriptions dans les fonds existants seraient interdites, tandis que les actuelles pourraient être maintenues. Mais Bercy laissera-t-il fructifier ce capital restant ? »