Bourse et Présidentielle 2027

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    02/10/2026 09:31:36

    « Les Français qui choisissent la Bourse risquent d’être les grands oubliés de la présidentielle de 2027.

    Sept candidats déclarés à la présidence de la République ont eu l’occasion d’aborder un sujet clé : l’épargne. Du point de vue des actionnaires individuels, ces premières prises de position ne sont guère emballantes.

    Prise en étau entre déficits et besoins de financement, la France mériterait que l’épargne trouve la place qui lui revient dans la campagne de l’élection présidentielle de 2027. Justement : forte de 750.000 adhérents pour le compte desquels elle gère près de 57 milliards d’euros, l’Association française d’épargne et de retraite (AFER) a organisé, cette semaine à Paris, un «grand oral» réunissant sept des candidats ou leurs représentants qui, tour à tour, se sont prononcés sur l’impôt, la retraite, l’épargne, et évidemment l’assurance-vie.

    Cheval de bataille de l’AFER, cette dernière, dont l’encours approche des 2200 milliards d’euros, est toujours le placement préféré des Français : de l’avis général et sans surprise, pas question d’y toucher ! Ancien agent général d’assurances, Xavier Bertrand «n’a pas envie de casser ce qui marche».

    Autre grand sujet presque aussi consensuel : la nécessité d’introduire une dose de capitalisation dans le système de retraite, certains comme Xavier Bertrand et David Lisnard souhaitant même qu’elle soit « obligatoire ». Il a donc été souvent question du Plan d’épargne retraite (PER), enveloppe qui n’a été créée qu’en 2019 mais dont l’encours dépasse déjà 150 milliards d’euros. Gabriel Attal propose même qu’«un PER [soit] ouvert pour chaque naissance en France».

    Certains candidats ont tenté de prendre de la hauteur. Représentant Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy a estimé que «l’épargne doit être placée là où elle est rentable». Pour Bruno Retailleau, «Le problème en France, ce n’est pas le montant de l’épargne, c’est son rendement. Demain, je veux qu’on puisse mobiliser l’épargne des Français, notamment pour l’entreprise».

    Enfin, on y arrive ! Si abondante soit-elle, l’épargne financière des Français privilégie les produits de taux au détriment de ceux de fonds propres, c’est-à-dire les actions. Et parmi ces dernières, les actions cotées en Bourse n’ont malheureusement pas, comme le montre cette étude de la Fédération bancaire française, attiré d’investissements à la hauteur de leurs performances, de leur liquidité, et de leurs frais mesurés.

    La lettre des placements, l’hebdomadaire de conseil boursier du Figaro, regrette donc amèrement que les Plans d’épargne en actions (PEA), dont l’encours global avoisine également 150 milliards d’euros, n’aient été qu’incidemment évoqués par Jean-Philippe Tanguy, ainsi que par David Lisnard, qui a appelé à la « libération » de ce « très bon véhicule, très simple, très opérationnel ». C’est un peu court au regard du rôle des actions : elles permettent aux Français de devenir copropriétaires d’entreprises qui innovent, embauchent et investissent. »



    Bref, rien de bon à attendre ni des uns ni des autres 🙄

    Prions, mes frères ! 😇

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