UE - Chine

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    08/10/2026 20:55:42

    Article qui encore une fois, présente la Chine comme la source des problèmes européens. La sensibilité politique des personnes interrogées dans cet article étant nettement de gauche, cela n'a effectivement rien d'étonnant.

    Que les 2 principaux dirigeants européens, Macron et Merz, en plus s'engagent et veuillent entrainer toute l'UE dans une guerre commerciale envers la Chine est beaucoup plus inquiétant. L'UE oublie que dans ces 360 milliards de déficit commercial, une bonne partie vient des entreprises européennes installées en Chine.....

    Concernant les VE, l'article ne dit pas que la Chine a, entre autres, proposé de ne pas vendre les véhicules exportés en UE à un prix inférieur aux prix moyens de marché, afin justement de ne pas créer de conditions concurrentielles pouvant déséquilibrer les constructeurs européens. Elle a également proposée beaucoup d'autres options qui toutes ont été rejetés par nos adeptes de la guerre. L'UE a préféré imposer des taxes délirantes sur ces importations....

    "la Commission attend de Pékin qu’il accepte de limiter volontairement ses exportations*, qui inondent le marché européen."

    C'est n'importe quoi: Il n'y a rien de précis, rien d'identifié, rien de mesuré, rien de quantifié que ce soit en termes de volumes ou de masse financière. Cela relève de la manipulation pure et dure. Les chinois ont, pour le coup, parfaitement horreur de ce genre de relations.

    Toute cette attitude d'agressivité de l'UE et les conséquences des mesures qui vont en résulter vont clairement modifier une donne géostratégique déjà instable et sous pression.

    Dans une guerre commerciale avec la Chine, non seulement l'UE va perdre, mais je prédis qu'elle va perdre très gros. Je n'ai aucun doute aussi, sur le fait que les Droits de l'Homme" ne vont pas tarder à être avancés pour justifier des sanctions commerciales et financières qui seront prises à l'encontre de la Chine; ces sanctions auront l'effet inverse aux buts recherchés. Dans tout ce "bordel" à venir, je garantis que ce sont les peuples européens qui vont morfler et souffrir durement.

    Cela aura l'avantage de précipiter l'éclatement de l'UE.


    * J'étais ce matin au Décathlon d'une ville moyenne en France, marque française bien connue, qui fait fabriquer et qui importe un nombre considérable d'articles de sport de Chine justement. A ma grande surprise, j'y ai vu pour des produits identiques et estampillés "Made in China", des prix moins chers, que ceux vendus dans le Décathlon de ma ville en Chine !!! Même la "moitié de mon ciel" qui m'accompagnait, n'en croyait pas ses yeux !!!

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    08/10/2026 18:26:28

    « « Nous ne pouvons pas poursuivre indéfiniment ce dialogue » : l’Europe se prépare à la guerre commerciale avec la Chine.

    L’Union européenne fourbit ses armes contre la concurrence déloyale « insoutenable » de Pékin, qui lamine son industrie. Paris et Berlin envisagent d’aller jusqu’à fermer les frontières aux produits chinois si nécessaire.

    C’est l’heure de vérité dans les relations entre l’Europe et la Chine. Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, est attendu à Pékin jeudi et vendredi pour y rencontrer son homologue Wang Wentao. Bruxelles avait fixé en juin une échéance à octobre pour tirer les conclusions d’une phase de dialogue engagée pour tenter de résoudre les déséquilibres structurels du commerce entre la Chine et l’Union européenne. Sans grandes illusions, la Commission attend de Pékin qu’il accepte de limiter volontairement ses exportations, qui inondent le marché européen. Le déficit commercial s’est accru de 140 % depuis dix ans pour atteindre 360 milliards d’euros l’an dernier - 1 milliard par jour - et sans doute 400 milliards cette année, accentué par la fermeture du débouché américain aux produits chinois.

    À l’issue de cette phase diplomatique, les Européens semblent prêts à entrer dans un rapport de force. « Ce sera un test de notre détermination, résume un diplomate européen. Nous ne pouvons pas poursuivre indéfiniment ce dialogue, qui convient très bien aux Chinois. » L’Europe cherche une voie plus subtile que les États-Unis de Donald Trump, qui se sont engouffrés dans une brutale guerre commerciale avec Pékin, avant de craquer. Les Vingt-Sept doivent « calibrer la réponse sans se surestimer et en sachant ce qu’ils sont capables d’encaisser » en représailles, poursuit ce diplomate. « Nous devons d’abord regagner en crédibilité pour être pris au sérieux : les Chinois ont tenu tête à Trump et considèrent que c’est facile », met en garde un haut responsable européen. Dès son retour de Pékin, le commissaire Sefcovic doit rendre compte dimanche de ses discussions aux ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles. Les chefs d’État et de gouvernement s’empareront à leur tour du sujet, lors d’un sommet, dans une semaine.

    En même temps qu’elle poursuivait le dialogue, la Commission a fourbi ses armes. Ursula von der Leyen a discrètement sondé les capitales pour savoir jusqu’où elles étaient prêtes à aller. L’été a été un tournant. Naguère très prudente pour préserver ses propres exportations vers la Chine, l’Allemagne a fait un virage à 180 degrés. Il y a deux ans, elle avait voté contre l’imposition de droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Mais, sous pression de son tissu industriel, où quelque 10 000 emplois sont détruits chaque mois, le chancelier s’est rallié à la ligne de fermeté défendue par la France. Ce mercredi, Berlin a décidé de bloquer le rachat d’un logisticien allemand par le chinois Cosco, invoquant des risques pour la sécurité et les chaînes d’approvisionnement. Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont signé lundi une lettre commune et un document de travail réclamant à la Commission de nouveaux outils pour muscler la défense du marché européen - sans nommer la Chine, mais personne n’est dupe.

    Cet alignement entre Paris et Berlin, rare ces temps-ci, peut constituer le socle d’un consensus à 27, même si de nombreux pays, dont les Scandinaves, l’Espagne ou la Grèce, restent très prudents sur la Chine et se disent attachés au libre-échange. En visite à Madrid, la semaine dernière, Emmanuel Macron aurait eu, selon l’Élysée, un « dialogue particulièrement fructueux sur cet enjeu » et constaté des « convergences » avec Pedro Sanchez. Ce dernier refuse d’être en première ligne, alors qu’il attend 10 milliards d’investissements chinois pour l’Espagne dans les mois à venir, mais laisse ses homologues et la Commission monter au créneau.

    La stratégie se joue sur deux fronts simultanés. « En même temps qu’on engage ce bras de fer avec la Chine, on resserre les rangs en interne et dans chaque État membre afin de crédibiliser la réponse européenne, pour avancer en format de tortue romaine », décrit Elvire Fabry, rapporteure du groupe de travail UE-Chine à l’Institut Jacques Delors. Le consensus progresse : mercredi, le Parlement européen a adopté par 450 voix (86 contre et 110 abstentions) une recommandation réclamant une position plus ferme contre la Chine. « Conjugué à l’initiative franco-allemande de cette semaine, ce vote démontre que l’Europe s’exprime de plus en plus d’une seule voix », se félicite la rapporteur du texte (Renew) Hilde Vautmans, selon laquelle la Chine « reste un rival systémique ».

    Dans leur missive, Emmanuel Macron et Friedrich Merz pressent la Commission d’utiliser sans tarder les outils de défense du marché à sa disposition. Celle-ci pourrait activer rapidement une mesure de sauvegarde sur les véhicules hybrides rechargeables. Pour aller plus loin, les dirigeants français et allemand réclament la création d’un nouvel « instrument crédible » de « réaction décisive et systémique » permettant de fermer à la Chine tout ou partie du marché européen, si nécessaire. Cet outil devrait pouvoir être activé très vite, sur le principe de la majorité qualifiée inversée : c’est-à-dire qu’il entrerait en vigueur, sauf si une majorité d’États membres s’y opposait. Il s’agit pour l’Union européenne de pouvoir « faire levier de l’accès à son marché intérieur », explique-t-on à l’Élysée. Dans le même temps, Paris et Berlin évoquent un mécanisme de réduction des dépendances, pour aider les entreprises à diversifier leurs approvisionnements en matières ou composants critiques. L’enjeu est de pouvoir résister à l’instrumentalisation de ces dépendances par Pékin dans sa stratégie de riposte au durcissement européen.

    « Il y a un consensus européen aujourd’hui pour estimer que ces déséquilibres sont insoutenables », estime-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. « On se prépare à un scénario de dépendance mondiale à l’industrie chinoise, facteur de déséquilibre systémique, tant les volumes de production, soutenus par le 5e plan quinquennal, sont supérieurs aux niveaux de consommation nationale », alerte Elvire Fabry. Elle évoque une part de 45 % de la production mondiale pour la Chine à l’horizon 2040, contre 32 à 35 % aujourd’hui. Dans certains secteurs, on atteint déjà 60 %, 70 %, voire 90 %. Après les véhicules électriques, sont concernés les hybrides, les batteries, les produits chimiques, des machines-outils, des composants électroniques utilisés dans toute l’industrie… « Nous faisons face, dans une compétition totalement dérégulée, à un système qui a une volonté très simple : écraser la concurrence, comme ils l’ont fait il y a vingt ans sur le panneau solaire, comme ils le font aujourd’hui sur la voiture électrique et comme ils le feront demain sur l’aéronautique », justifie Pierre Jouvet, eurodéputé socialiste. »

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    J’aime bien cet article qui dit peu ou prou ce que Roro-Le-Neuneu dit depuis des années ! 😇

    Et il croise les doigts pour que « ça marche » 🤞



    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/nous-ne-pouvons-pas-poursuivre-indefiniment-ce-dialogue-l-europe-se-prepare-a-la-guerre-commerciale-avec-la-chine-20261007



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