Dormez brave gens

Tous les sujets
    26/10/2010 08:38:59
    par Philippe ERBS, Professeur


    L’auteur commençait par rappeler combien la France avait besoin de réformes structurelles (dont celle des retraites) et combien les Français, en tant qu'individus, avaient, semble-t-il, conscience de la nécessité de ces réformes. Donc, a priori, pas de problème pour mettre en place une réforme, dans notre pays, dès lors que le projet se fonde sur une large concertation.

    Pourtant, force est de constater que chaque projet de réforme se heurte, au final, dans sa mise en application, à une opposition forte et systématique. Chaque individu pris à part se déclare pour la nécessité de la réforme, mais se retrouve uni aux autres, pour la rejeter.

    Considérant que même si on désire une réforme, il existe toujours une part d’incertitude qui fait que ce sont toujours les gens « contre » qui l’emportent dans une confrontation ou une discussion, d’abord parce que les gens « contre » sont les plus acharnés et, ensuite, parce qu’ils sont servis par le sentiment de peur du changement qui habite chaque être humain.
    Considérant donc cela, Serge Galam, dans son article, modélise « la façon dont se propagent des opinions à partir de discussions dont l'étendue géographique augmente progressivement ». Le modèle part ainsi du niveau de l’individu pour ensuite passer au niveau du bureau, puis celui de l’étage, du bâtiment, de la commune, etc. pour arriver enfin à l'échelon national. Partant d’un cas où 70 % des individus sont favorables à une réforme (30 % sont donc contre), Serge Galam montre que la proportion de « pour » baisse à chaque niveau de discussion et de confrontation. Les 70 % d’individus « pour » tombent à 65 % après discussion dans les bureaux puis à 56 % au niveau des étages, à 40 % au niveau des bâtiments et chutent à 22 % dans les communes. À ce stade, la réforme est déjà rejetée par près de 80 % de la population. Au niveau départemental, c’est 100 % des individus qui sont contre la réforme… Tout projet est donc voué à être rejeté au niveau national. Aussi bon (ou mauvais) soit-il… Tout projet qui n’a pas 80 % d’opinions favorables au départ (au niveau des individus) ne peut aboutir (ou ne pas aboutir) sans faire l’unanimité contre lui.

    Si un gouvernement est convaincu de la nécessité et de la justesse de sa réforme, il se doit, ou de convaincre au départ plus de 80 % de la population de la nécessaire et juste réforme à venir ou alors… de l’imposer envers et contre tous…"">lien proposé par l'utilisateur


    C'est bon de sentir autonome, de se dire que bonne ou mauvaise décision, ces dernières sont issues d’une réflexion particulière : la sienne.
    Aller, comme tout bon Français suiveur je vais manifester car la machine à café du bureau est en panne !
    0
    Répondre
    24/10/2010 14:58:01
    M'enfin, Napoli, "redonner de l'importance a la valeur travail", n'importe quoi, tu n'y est vraiment pas ! Le travail c'est fatiguant, et puis d'abord, c'est pas bon pour la santé. En tout cas c'est ce que j'ai cru comprendre au cours de ces trentes derniéres années.
    A la rigueur un petit job de fonctionnaire, a remuer du papier et du vent, douilletement au chaud, comme en rêve selon les sondages une grande partie de notre jeunesse, oui, ça a la rigueur on peut l'admettre, mais sinon, quoi?
    Dans les services ? Mais les services a qui ? a l'industrie ? Oulala, mais l'industrie, c'est sale, ça pue, et puis ça polue!
    Non, il faut laisser cela a ces pauvres blaireaux d'amériquains, le chinois, de japonais, d'allemands qui n'ont jamais rien compris a rien, et surtout au "Modèle Français".
    Et quand on pense qu'il y en a, au Brésil, en Afrique du Sud, en Inde, en Russie, rends toi compte, en Russie même, qui sont en train de leur emboiter le pas, ah les inconscients, ha les fous...
    Non, que nos politiques tiennes fermement le cap, il n'y a pas besoin de travailler, c'est sûr, tout tombe du ciel. Regarde bien en l'air, ça vas pas tarder a arriver.
    Bon, enfin, en attendant que ça tombe, je ne suis pas vraiment faché d'apprendre que quand ils auront finit leurs études, mes enfants n'envisagent pas de rester en france.
    0
    Répondre
    23/10/2010 08:05:33
    Les rapports SIGACT sont publiés par wikileaks depuis le 22/10/2010 on y découvre rien que les organisations humanitaire ne dénoncent depuis des lustres.

    Pour ceux qui ont la chance de pratiquer la langue anglaise, il y a matière à lire…

    Otez moi d’un doute, la guerre en Irak c’était bien pour libérer le pays d’une dictature, c’est ça ?
    lien proposé par l'utilisateur

    Les petits soucis de certains c’est de se plaindre de leur condition, les pauvres, ils envoient leurs mômes défiler pour une retraite qu’ils prendront dans plus de 50 ans, ils souffrent dans leur quotidien de fonctionnaires, ils s’inquiètent du prix excessif de l’immobilier, ne pouvant plus acheter, mais n’ayant jamais eu le courage de le faire !

    La liste est longue de leurs litanies, tout ceux la ont a force de se plaindre rendu notre monde inhabitable. Sortez vous les doigts du culs les pleureuses, au boulot et surtout si vous pouviez un temps, même bref fermer vos gueules... la majorité silencieuse vous en remercie d’avance !
    0
    Répondre

      Forum de discussion Général

      201010260838 210470