Mort de Pierre Henry, maître de la musique électroacoustique
08/07/2017 11:53:42
Bonjour,
Dans votre texte annonçant le décès du compositeur Pierre Henry, vous citez les noms de Pierre Schaeffer et “Didier” Dufour.
Mais il n'existe pas de “Didier Dufour” dans le monde de la musique électroacoustique.
Il s'agit en réalité de Denis Dufour.
Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir corriger cette coquille, comme l'ont fait Le Figaro (dont est ici votre texte) et Radio Canada qui, pour annoncer cet événement, avait aussi pris appui sur l'article du Figaro.
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/07/06/03006-20170706ARTFIG00129-mort-de-pierre-henry-maitre-de-la-musique-electroacoustique.php
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1043787/pierre-henry-compositeur-messe-pour-le-temps-present-mort-89-ans
En vous remerciant.
Bien cordialement
Dans votre texte annonçant le décès du compositeur Pierre Henry, vous citez les noms de Pierre Schaeffer et “Didier” Dufour.
Mais il n'existe pas de “Didier Dufour” dans le monde de la musique électroacoustique.
Il s'agit en réalité de Denis Dufour.
Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir corriger cette coquille, comme l'ont fait Le Figaro (dont est ici votre texte) et Radio Canada qui, pour annoncer cet événement, avait aussi pris appui sur l'article du Figaro.
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/07/06/03006-20170706ARTFIG00129-mort-de-pierre-henry-maitre-de-la-musique-electroacoustique.php
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1043787/pierre-henry-compositeur-messe-pour-le-temps-present-mort-89-ans
En vous remerciant.
Bien cordialement
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06/07/2017 14:45:15
Une grande perte : Mort de Pierre Henry, maître de la musique électroacoustique
Le musicien français Pierre Henry, qui travailla notamment avec Maurice Béjart, est mort dans la nuit du 5 au 6 juillet 2017, à l'âge de 89 ans. Celui qui a inspiré entre autre Jean-MiChel Jarre et consorts s'en est allé au paradis Psyché-rock
Pierre HENRY : l'excellentissime "Psyché Rock"
https://www.youtube.com/watch?v=vC1cgcOEErQ
La version 67
https://www.youtube.com/watch?v=3LZbw6YCcm4
La version ballet revisitée
https://www.youtube.com/watch?v=-NneZVhW2R0
DISPARITION - Le compositeur français s'est éteint à l'âge de 89 ans, dans la nuit de mercredi au jeudi 5 juillet. Initiateur de la «musique concrète», il écrivit notamment des symphonies sur des ballets de Maurice Béjart.
La messe pour un compositeur du temps présent est dite. Pierre Henry, l'un des pères de la «musique concrète», un inventeur de bruits et de sons éclectiques voire étranges, vient de disparaître à l'âge de 89 ans, a annoncé jeudi son entourage à l'AFP. «Il est décédé cette nuit», a déclaré avec tristesse son assistante et son amie Isabelle Warnier, une proche de sa famille.
Né le 9 décembre 1927 à Paris. Très tôt passionné par la musique, Pierre Henry intègre le Conservatoire en 1937. Il étudie le piano, les instruments de percussions, guidé par Nadia Boulanger. En 1950, il compose Symphonie pour un homme seul qui sera considéré comme l'œuvre fondatrice de la musique concrète.
Sa collaboration avec le grand chorégraphe Maurice Béjart marque son histoire personnelle. Pour lui, il compose son œuvre la plus célèbre Messe pour le temps présent. Elle sera présentée au public sur un ballet de Béjart au Festival d'Avignon en 1967. Un succès incroyable qui lui semblait injustifié. «J'ai une certaine lassitude de cette œuvre», confiait-il fréquemment.
Ce musicien aussi inspiré qu'innovateur avait, lors un entretien donné au Figaro en 2007, défini son art ainsi: «Je suis un compositeur classique qui utilise les moyens techniques de ce siècle.»
Il fait partie de ces hommes, avec Pierre Schaeffer et Didier Dufour entre autres, qui ont mené l'avant-garde de la recherche en électroacoustique pour le Studio d'essai de la Radiodiffusion-télévision française (RTF) à la fin des années 1940, rebaptisé Groupe de recherches de musique concrète (GRMC). De la collaboration de Pierre Schaeffer et Pierre Henry sont nées deux œuvres majeures, Symphonie pour un homme seul (1950) donc et Orphée, en 1951. Œuvre reconnue comme le premier «opéra concret».
Fragilité du concert
Sa musique concrète s'oppose dans un premier temps à la musique électronique, produite entièrement par un appareil. Pierre Henry dépassera rapidement cette dialectique pour parler de «musique électroacoustique».
La démarche artistique de Pierre Henry était proche de celle du plasticien ou du cinéaste, plus que de celle d'un compositeur d'avant-garde. Il est tout aussi intéressé par la création en studio que par l'interprétation de l'œuvre et sa projection dans un espace de diffusion. Il délègue rarement cette tâche et joue toujours lui-même ses œuvres. Pierre Henry est attaché à la fragilité et à la non-reproductibilité du concert au point de ne jamais établir de dispositifs sonores qui puissent permettre de rejouer ses œuvres à l'identique dans d'autres circonstances. «L'œuvre achevée n'existe plus depuis longtemps pour moi. Lorsque je compose une œuvre, je suis déjà sur une autre. Seule m'importe la bonne circulation de mon travail», expliquait-il à notre confrère du Figaro, Thierry Hilleriteau.
Homme discret, il y a trois ans il donnait un récital au Carreau du Temple à Paris plusieurs soirs de suite. En concert, il ne montait pas sur scène, mais se tenait au milieu du public, derrière une table de mixage, à la manière de Steve Reich. Un anonymat devenu légion chez les compositeurs de musique électronique, dont Pierre Henry peut se vanter d'être l'un des premiers représentants.
Son oeuvre...
Symphonie pour un homme seul (1949-50) (de Pierre Schaeffer en collaboration avec Pierre Henry, chorégraphiée par Maurice Béjart en 1955).
Concerto des ambiguïtés (1950)
Orphée (1951-53), opéra expérimental (de Pierre Schaeffer en collaboration avec Pierre Henry, chorégraphié par Maurice Béjart).
Microphones bien tempérés (1950-52)
Musique sans titre (1951)
Spatiodynamisme (1954)
La Reine Verte (1959), ballet de Maurice Béjart.
Spirale (1955)
Haut voltage (1956), ballet de Maurice Béjart.
Coexistence (1958)
Investigations (1959), ballet de Maurice Béjart.
Entité (1959)
La Noire à soixante (1961)
Le Voyage, d'après Le livre des morts tibétain (1962).
Variations pour une porte et un soupir (1963), ballet.
Messe pour le temps présent (1967), en collaboration avec Michel Colombier, commande de Maurice Béjart.
Messe de Liverpool (1967-70)
Apocalypse de Jean (inspiré par l'Apocalypse de Jean) (1968).
Ceremony (1969) (en collaboration avec Spooky Tooth, groupe de musique anglais)
Fragments pour Artaud (1970)
Gymkhana (1970)
2e Symphonie pour 16 groupes de haut-parleurs (1972)
Machine-Danse (1973)
Prisme (1973).
Futuristie I (1975), spectacle musical électroacoustique en hommage à Luigi Russolo.
Dieu, d'après l'œuvre de Victor Hugo (1977)
Dixième symphonie, hommage à Ludwig van Beethoven (1979).
Les Noces chymiques, rituel féerique en 12 journées (1980).
Pierres réfléchies d'après Roger Caillois (1982)
Paradis perdu créé avec Urban Sax (1982)
La Ville (1984)
Hugosymphonie, Les 4 éléments, spectacle en quatre parties (1985)
La Dixième Symphonie De Beethoven (1986)
Le Livre des morts égyptien (1986-88, Paris, Musée du Louvre, 1990).
Intérieur / Extérieur (1997)
Une tour de Babel (1998)
Remix de la Dixième Symphonie (1998)
Le grand mix apparitions concertées, Confort Moderne, 2000
Phrases de quatuor (2000)
Dracula (2003), (œuvre basée sur la Tétralogie de Richard Wagner).
Labyrinthe! Expédition Sonore En Dix Séquences (2003)
Voyage Initiatique (2005)
Orphée dévoilé (2005)
Annonces sonores du tramway de Mulhouse (2006)
Deux coups de sonnette, avec la voix de Laure Limongi (2006)
Objectif Terre (2007)
Utopia (2007) à la saline royale d'Arc-et-Senans
Un monde lacéré (2008), dédié à Jacques Villeglé
Le fil de la Vie (2012)
Continuo ou Vision d'un futur (2016), commande de la Philharmonie de Paris
œuvres radiophoniques :
Les Chants de Maldoror, avec la voix de Cécile Violet, diffusé sur France Musique en 1993
Notations sur La Fontaine, diffusé sur France Culture en 1995
.
Le musicien français Pierre Henry, qui travailla notamment avec Maurice Béjart, est mort dans la nuit du 5 au 6 juillet 2017, à l'âge de 89 ans. Celui qui a inspiré entre autre Jean-MiChel Jarre et consorts s'en est allé au paradis Psyché-rock
Pierre HENRY : l'excellentissime "Psyché Rock"
https://www.youtube.com/watch?v=vC1cgcOEErQ
La version 67
https://www.youtube.com/watch?v=3LZbw6YCcm4
La version ballet revisitée
https://www.youtube.com/watch?v=-NneZVhW2R0
DISPARITION - Le compositeur français s'est éteint à l'âge de 89 ans, dans la nuit de mercredi au jeudi 5 juillet. Initiateur de la «musique concrète», il écrivit notamment des symphonies sur des ballets de Maurice Béjart.
La messe pour un compositeur du temps présent est dite. Pierre Henry, l'un des pères de la «musique concrète», un inventeur de bruits et de sons éclectiques voire étranges, vient de disparaître à l'âge de 89 ans, a annoncé jeudi son entourage à l'AFP. «Il est décédé cette nuit», a déclaré avec tristesse son assistante et son amie Isabelle Warnier, une proche de sa famille.
Né le 9 décembre 1927 à Paris. Très tôt passionné par la musique, Pierre Henry intègre le Conservatoire en 1937. Il étudie le piano, les instruments de percussions, guidé par Nadia Boulanger. En 1950, il compose Symphonie pour un homme seul qui sera considéré comme l'œuvre fondatrice de la musique concrète.
Sa collaboration avec le grand chorégraphe Maurice Béjart marque son histoire personnelle. Pour lui, il compose son œuvre la plus célèbre Messe pour le temps présent. Elle sera présentée au public sur un ballet de Béjart au Festival d'Avignon en 1967. Un succès incroyable qui lui semblait injustifié. «J'ai une certaine lassitude de cette œuvre», confiait-il fréquemment.
Ce musicien aussi inspiré qu'innovateur avait, lors un entretien donné au Figaro en 2007, défini son art ainsi: «Je suis un compositeur classique qui utilise les moyens techniques de ce siècle.»
Il fait partie de ces hommes, avec Pierre Schaeffer et Didier Dufour entre autres, qui ont mené l'avant-garde de la recherche en électroacoustique pour le Studio d'essai de la Radiodiffusion-télévision française (RTF) à la fin des années 1940, rebaptisé Groupe de recherches de musique concrète (GRMC). De la collaboration de Pierre Schaeffer et Pierre Henry sont nées deux œuvres majeures, Symphonie pour un homme seul (1950) donc et Orphée, en 1951. Œuvre reconnue comme le premier «opéra concret».
Fragilité du concert
Sa musique concrète s'oppose dans un premier temps à la musique électronique, produite entièrement par un appareil. Pierre Henry dépassera rapidement cette dialectique pour parler de «musique électroacoustique».
La démarche artistique de Pierre Henry était proche de celle du plasticien ou du cinéaste, plus que de celle d'un compositeur d'avant-garde. Il est tout aussi intéressé par la création en studio que par l'interprétation de l'œuvre et sa projection dans un espace de diffusion. Il délègue rarement cette tâche et joue toujours lui-même ses œuvres. Pierre Henry est attaché à la fragilité et à la non-reproductibilité du concert au point de ne jamais établir de dispositifs sonores qui puissent permettre de rejouer ses œuvres à l'identique dans d'autres circonstances. «L'œuvre achevée n'existe plus depuis longtemps pour moi. Lorsque je compose une œuvre, je suis déjà sur une autre. Seule m'importe la bonne circulation de mon travail», expliquait-il à notre confrère du Figaro, Thierry Hilleriteau.
Homme discret, il y a trois ans il donnait un récital au Carreau du Temple à Paris plusieurs soirs de suite. En concert, il ne montait pas sur scène, mais se tenait au milieu du public, derrière une table de mixage, à la manière de Steve Reich. Un anonymat devenu légion chez les compositeurs de musique électronique, dont Pierre Henry peut se vanter d'être l'un des premiers représentants.
Son oeuvre...
Symphonie pour un homme seul (1949-50) (de Pierre Schaeffer en collaboration avec Pierre Henry, chorégraphiée par Maurice Béjart en 1955).
Concerto des ambiguïtés (1950)
Orphée (1951-53), opéra expérimental (de Pierre Schaeffer en collaboration avec Pierre Henry, chorégraphié par Maurice Béjart).
Microphones bien tempérés (1950-52)
Musique sans titre (1951)
Spatiodynamisme (1954)
La Reine Verte (1959), ballet de Maurice Béjart.
Spirale (1955)
Haut voltage (1956), ballet de Maurice Béjart.
Coexistence (1958)
Investigations (1959), ballet de Maurice Béjart.
Entité (1959)
La Noire à soixante (1961)
Le Voyage, d'après Le livre des morts tibétain (1962).
Variations pour une porte et un soupir (1963), ballet.
Messe pour le temps présent (1967), en collaboration avec Michel Colombier, commande de Maurice Béjart.
Messe de Liverpool (1967-70)
Apocalypse de Jean (inspiré par l'Apocalypse de Jean) (1968).
Ceremony (1969) (en collaboration avec Spooky Tooth, groupe de musique anglais)
Fragments pour Artaud (1970)
Gymkhana (1970)
2e Symphonie pour 16 groupes de haut-parleurs (1972)
Machine-Danse (1973)
Prisme (1973).
Futuristie I (1975), spectacle musical électroacoustique en hommage à Luigi Russolo.
Dieu, d'après l'œuvre de Victor Hugo (1977)
Dixième symphonie, hommage à Ludwig van Beethoven (1979).
Les Noces chymiques, rituel féerique en 12 journées (1980).
Pierres réfléchies d'après Roger Caillois (1982)
Paradis perdu créé avec Urban Sax (1982)
La Ville (1984)
Hugosymphonie, Les 4 éléments, spectacle en quatre parties (1985)
La Dixième Symphonie De Beethoven (1986)
Le Livre des morts égyptien (1986-88, Paris, Musée du Louvre, 1990).
Intérieur / Extérieur (1997)
Une tour de Babel (1998)
Remix de la Dixième Symphonie (1998)
Le grand mix apparitions concertées, Confort Moderne, 2000
Phrases de quatuor (2000)
Dracula (2003), (œuvre basée sur la Tétralogie de Richard Wagner).
Labyrinthe! Expédition Sonore En Dix Séquences (2003)
Voyage Initiatique (2005)
Orphée dévoilé (2005)
Annonces sonores du tramway de Mulhouse (2006)
Deux coups de sonnette, avec la voix de Laure Limongi (2006)
Objectif Terre (2007)
Utopia (2007) à la saline royale d'Arc-et-Senans
Un monde lacéré (2008), dédié à Jacques Villeglé
Le fil de la Vie (2012)
Continuo ou Vision d'un futur (2016), commande de la Philharmonie de Paris
œuvres radiophoniques :
Les Chants de Maldoror, avec la voix de Cécile Violet, diffusé sur France Musique en 1993
Notations sur La Fontaine, diffusé sur France Culture en 1995
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