(ABC Bourse) - La compagnie aérienne Air France-KLM figure parmi les plus fortes hausses du marché parisien ce 12 juin. En cause, le recul marqué des cours du pétrole après de nouvelles déclarations de Donald Trump concernant l'Iran.

Les investisseurs ont repris de l'altitude avec Air France-KLM. Vendredi vers 13H30, l'action du groupe franco-néerlandais gagne 9%, portée par la nette baisse des prix du pétrole. Le mouvement intervient alors que les marchés surveillent de près les discussions autour d'un éventuel accord entre les États-Unis et l'Iran.
Le Brent et le WTI ont reculé d'environ 3 % après les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé qu'un accord de paix avec l'Iran pourrait être conclu dès ce week-end. Le président américain avait auparavant menacé d'attaquer à nouveau l'Iran et de prendre le contrôle de son infrastructure pétrolière avant d'annoncer la fin des frappes et la perspective d'un accord.
Air France-KLM profite du repli des cours du pétrole
Pour les compagnies aériennes, l'évolution des prix de l'énergie reste un facteur déterminant. Une baisse du pétrole laisse entrevoir un allègement des coûts liés au carburant, un poste de dépenses particulièrement surveillé dans le secteur du transport aérien. Cette perspective a immédiatement soutenu le titre Air France-KLM en Bourse.
La réaction du marché s'explique aussi par l'espoir d'une détente au Moyen-Orient, région qui joue un rôle central dans l'approvisionnement mondial en pétrole. Les investisseurs ont interprété les derniers développements comme un signal favorable pour l'évolution future des prix de l'énergie.
Donald Trump et l'Iran au centre de l'attention des marchés
L'optimisme reste toutefois mesuré. Si Donald Trump évoque un accord proche, les autorités iraniennes ont indiqué qu'aucun accord définitif n'avait encore été conclu et que le dossier demeurait à l'étude.
Interrogé par Bloomberg, Haris Khurshid, directeur des investissements chez Karobaar Capital, résume l'état d'esprit actuel des investisseurs : "On a l'impression que le marché parie de plus en plus sur le fait que les deux parties ont finalement plus à perdre d'un échec que d'un compromis".
Le spécialiste nuance toutefois les attentes du marché en ajoutant : "Cela ne signifie pas qu'un accord est imminent. Cela signifie simplement que le marché ne considère plus une rupture comme l'issue la plus probable".
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