(ABC Bourse) - Ecoslops a publié des résultats 2025 en amélioration, portés par la progression de son chiffre d’affaires et un EBITDA de nouveau positif, malgré un environnement pétrolier défavorable. La cleantech spécialisée dans le recyclage des déchets pétroliers affiche un chiffre d’affaires de 12,0 millions d’euros sur l’exercice clos au 31 décembre 2025, en hausse de 5% sur un an, avec un EBITDA de +0,3 million d’euros.
Le groupe, qui exploite notamment une unité à Sines au Portugal, a bénéficié d’une hausse des volumes traités pour compenser la chute des prix du brut. Le prix moyen du Brent est passé de 73,8 €/bbl en 2024 à 60,7 €/bbl en 2025, soit une baisse de 18%, tandis que la trésorerie atteint 5,2 millions d’euros à fin décembre, pour un endettement net stable à 11,9 millions d’euros.
Activité en croissance et EBITDA positif
Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 12,038 millions d’euros, contre 11,504 millions en 2024. L’activité Services portuaires progresse de 16% à 3,185 millions d’euros. Les Produits raffinés (P2R) enregistrent une hausse plus limitée de 1% à 8,853 millions d’euros, dans un contexte de recul des cours pétroliers et du dollar.
L’unité de Sines a produit 25.352 tonnes de produits raffinés en 2025, contre 21.448 tonnes un an plus tôt. Les volumes vendus atteignent 22.760 tonnes, contre 19.981 en 2024. L’effet volume (+14%) a permis de compenser un effet prix négatif estimé à -13%.
La marge brute ressort à 7,348 millions d’euros, en baisse de 148.000 euros, avec un taux de marge brute de 61%, en recul de 4 points. Cette évolution s’explique par le renchérissement du transport maritime et un mix d’achat des slops moins favorable.
Les charges de personnel diminuent à 3,142 millions d’euros et les charges externes s’établissent à 3,625 millions. L’EBITDA atteint 312.000 euros, proche du niveau de 2024 (415.000 euros), et demeure positif malgré un contexte de marché moins porteur.
Le résultat financier est négatif de 1,492 million d’euros. Il intègre une dépréciation complémentaire de 0,8 million d’euros sur Valtech Energy, ramenant l’exposition du groupe à zéro, ainsi que 0,7 million d’euros d’intérêts financiers sur emprunts.
Le résultat net avant restructuring s’améliore à -2,338 millions d’euros, contre -2,868 millions en 2024. Après prise en compte d’une charge non récurrente de 74.000 euros, le résultat net consolidé part du groupe ressort à -2,412 millions d’euros, contre -3,102 millions un an plus tôt.
Trésorerie solide et discussions stratégiques à Sines
Au 31 décembre 2025, la trésorerie s’élève à 5,2 millions d’euros, dont 4,4 millions disponibles compte tenu d’une avance conditionnée de 0,8 million d’euros. Les disponibilités incluent 2,3 millions d’euros de valeurs mobilières de placement. L’endettement financier brut atteint 16,277 millions d’euros, en baisse de 1,5 million sur un an, pour un endettement net de 11,9 millions d’euros, stable par rapport à fin 2024.
Le cash-flow opérationnel ressort à +1,659 million d’euros, soutenu par l’EBITDA et une variation positive du besoin en fonds de roulement de 1,285 million d’euros, liée principalement à la baisse des stocks. Les investissements représentent 849.000 euros, tandis que les flux liés au financement se traduisent par un décaissement net de 2,168 millions d’euros, incluant 1,472 million de remboursements d’emprunts et 771.000 euros d’intérêts versés.
Sur le plan opérationnel, Ecoslops Portugal a franchi fin 2025 le cap des 230.000 tonnes de déchets pétroliers recyclés depuis 2015. Le site a obtenu au second semestre 2025 les certifications ISO9001, ISO 14001 et ISO45001.
À Sines, le groupe poursuit les discussions engagées en 2024 sur le renouvellement de la sous-concession portuaire avec CLT, filiale de GALP. Le contrat actuel, d’une durée initiale de 15 ans, arrive à échéance en août 2027. Le groupe estime être fixé au second semestre 2026 sur l’option retenue par GALP entre remise en concurrence, renouvellement de gré à gré ou internalisation de l’activité.
Concernant le projet Scarabox en Côte d’Ivoire, soutenu par Bpifrance via un financement export et des assurances crédit export, la décision d’investissement de l’État ivoirien, attendue en 2025, a été reportée en 2026 en raison du calendrier électoral et de la mise en place du nouveau gouvernement.
© AbcBourse.com. Tous droits réservés
