
L'énergéticien Engie, sa filiale Electrabel et l'Etat belge ont annoncé mercredi soir avoir convenu de reporter au 12 décembre 2026 la date cible pour la conclusion d'un protocole d'accord définissant les principales modalités de la transaction, dans le cadre de la potentielle acquisition des activités nucléaires du groupe par l'Etat belge. Fin septembre, cette date, initialement fixée au 1er octobre, avait déjà été reportée au 4 novembre 2026.
"Compte tenu des circonstances actuelles, de la complexité et de l'ampleur de l'opération envisagée, les parties sont convenues d'un délai supplémentaire pour poursuivre leurs discussions", précisent les parties concernées dans un communiqué.
Elles ajoutent que les discussions approfondies menées au cours des derniers mois "ont permis de progresser et de renforcer la compréhension mutuelle des enjeux". "Des divergences significatives subsistent toutefois, notamment sur la valorisation de la transaction, et les parties souhaitent prendre le temps nécessaire pour tenter de rapprocher leurs positions", détaillent Engie, sa filiale Electrabel et l'Etat belge.
Engie avait annoncé fin avril la signature d'une lettre d'intention définissant le cadre de négociations exclusives concernant l'acquisition par l'Etat belge de l'intégralité de ses activités nucléaires dans le pays et de sa filiale Electrabel.
L'an passé, la division Nucléaire d'Engie a réalisé un résultat opérationnel courant de 714 millions d'euros, en repli organique de 50,7% par rapport à 2024, en raison principalement d'un effet volume négatif lié à l'arrêt de Doel 1, Tihange 1 et Doel 2, ainsi qu'aux arrêts de conformité de Tihange 3 et de Doel 4 au deuxième et troisième trimestre, respectivement. Cette division est dédiée à la gestion opérationnelle des sept réacteurs nucléaires en Belgique ainsi que des droits détenus dans deux centrales d'EDF en France.
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