
(ABC Bourse) - Grolleau affiche une nette amélioration de sa performance opérationnelle en 2025, portée par la consolidation d’OMP et une meilleure maîtrise des charges. Le spécialiste français des équipements d’infrastructures pour les territoires intelligents a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 46,6 millions d’euros, en hausse de 16,9 %, avec un excédent brut d’exploitation (EBE) doublé à 2,4 millions d’euros.
Le groupe, qui a porté sa participation dans OMP à 75 % et consolide désormais cette entité en intégration globale depuis le 1er septembre 2025, présente également des comptes pro forma sur 12 mois pour refléter la taille réelle de l’ensemble. En pro forma, le chiffre d’affaires atteint 54,0 millions d’euros et l’EBE progresse de 53,3 % à 2,4 millions d’euros, faisant ressortir une marge d’EBE de 4,5 %.
Une rentabilité opérationnelle en forte progression
Les comptes consolidés 2025 intègrent OMP sur quatre mois. Le chiffre d’affaires s’établit à 46,6 millions d’euros au 31 décembre 2025, contre 40,0 millions d’euros un an plus tôt. L’EBE ressort à 2,4 millions d’euros, contre 1,2 million d’euros en 2024, soit une marge de 5,1 %, en nette amélioration par rapport aux 3,0 % enregistrés l’an dernier.
En pro forma sur 12 mois, l’activité ressort à 54,0 millions d’euros, contre 53,6 millions d’euros en 2024. La répartition sectorielle montre un poids de 41 % pour les Télécoms et Data, 32 % pour l’Énergie et l’Industrie et 27 % pour la Smart City.
La marge sur coûts d’achats pro forma atteint 50,9 %, impactée par des effets de mix produit, principalement chez OMP. Les charges opérationnelles courantes baissent de 6,2 % à 25,0 millions d’euros. Les charges externes représentent 15,1 % du chiffre d’affaires, contre 16,1 % un an plus tôt, bénéficiant notamment des économies liées à la fermeture de la filiale mexicaine. Les charges de personnel reculent à 31,3 % du chiffre d’affaires, contre 35,0 %, sous l’effet de la baisse des intérimaires et du chômage partiel appliqué en Italie au premier semestre. Les effectifs s’établissent à 358 salariés, contre 360 fin 2024.
Après dotations aux amortissements et provisions nettes des reprises pour 2,6 millions d’euros, le résultat d’exploitation pro forma est proche de l’équilibre à -0,1 million d’euros. Le résultat financier ressort à -0,8 million d’euros, principalement en raison de pertes de change sans impact sur la trésorerie. Le résultat exceptionnel atteint -1,8 million d’euros, dont 1,0 million lié à des dépréciations résiduelles au Mexique et 0,8 million d’euros d’indemnités de licenciement. Après impôt de -0,4 million d’euros, le résultat net part du groupe pro forma s’établit à -3,2 millions d’euros.
Free cash-flow positif et endettement maîtrisé
La génération de trésorerie s’améliore nettement. Les flux de trésorerie générés par l’activité atteignent 3,4 millions d’euros, contre 0,5 million d’euros un an plus tôt. Le besoin en fonds de roulement s’améliore de 3,3 millions d’euros, intégrant les dettes fiscales et sociales d’OMP à 100 % pour 8,7 millions d’euros et un effet favorable du factor de 2,5 millions d’euros.
Les investissements restent contenus à -0,5 million d’euros, contre -1,8 million d’euros en 2024. Le free cash-flow ressort ainsi positif à 2,9 millions d’euros, contre 0,5 million d’euros un an auparavant.
Les dettes financières brutes reculent à 5,0 millions d’euros, contre 5,9 millions d’euros fin 2024, incluant 1,1 million d’euros de remboursement de PGE. La trésorerie disponible atteint 4,6 millions d’euros, en hausse de 1,5 million d’euros sur la période. Le groupe affiche un endettement financier net maîtrisé de 0,4 million d’euros. Les capitaux propres s’élèvent à 9,4 millions d’euros.
Au 31 mars 2026, le carnet de commandes global pour 2025 et 2026 atteint 19,6 millions d’euros, contre 21,0 millions d’euros un an plus tôt. Pour 2026, Grolleau anticipe une bonne dynamique dans les Télécoms et une activité Industrie et Énergie bien orientée, soutenue par la prorogation jusqu’en avril 2029 d’un contrat sur les postes de transformation avec un acteur majeur de l’énergie en France. Le groupe a également remporté un nouveau contrat dans la transition énergétique avec NW Group, susceptible de générer des volumes significatifs en 2027 et 2028. En revanche, le pôle Smart City devrait reculer fortement sur l’année en raison de l’arrêt de commandes de bornes de recharge, malgré un redémarrage aux États-Unis via ALPITRONIC et PLEXUS.
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