
L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, qui prévoit une augmentation des dépenses de défense de 36 milliards d'euros.
Le texte adopté fixe notamment "l'objectif de porter l'effort national de défense à hauteur de 2% du produit intérieur brut entre 2025 et 2027 et à hauteur de 2,5% minimum en 2030, avec l'objectif d'atteindre 3,5% à l'horizon 2035".
Le texte prévoit une augmentation des crédits de 36 milliards d'euros sur la période 2026-2030 par rapport à ce qui était prévu auparavant. Les dépenses prévues de 2024 à 2030 dans la défense passent ainsi de 400 milliards à 436 milliards d'euros, selon l'article 2 du texte adopté.
Pour 2026, les crédits de la mission défense passent ainsi de 53,7 milliards à 57,1 milliards d'euros, soit 3,5 milliards d'euros en plus, dans un contexte de contraintes budgétaires fortes avec la hausse de l'inflation et le ralentissement de la croissance.
Le texte a été adopté avec 440 voix pour, 122 contre et 4 abstentions, selon le décompte disponible sur le site de l'Assemblée nationale. Le texte, sur lequel le gouvernement a engagé la procédure accélérée, doit encore être examiné par le Sénat.
Les principaux groupes de défense français cotés en Bourse, comme Safran, Airbus, Thales et Dassault Aviation, devraient bénéficier de ce renforcement des budgets militaires au cours des prochaines années.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
