
(ABC Bourse) - Le cheval cabré n’a pas fini de galoper. En 2025, Ferrari a une nouvelle fois prouvé la solidité de son modèle économique en affichant un bénéfice net record de 1,6 milliard d'euros, en hausse de 5 % sur un an. Un résultat en ligne avec les prévisions du consensus Bloomberg, malgré un dernier trimestre légèrement en retrait, à 381 millions d’euros (-1 %), sous les attentes du marché.
Basé à Maranello, le constructeur italien a également vu son chiffre d’affaires grimper de 7 %, atteignant 7,1 milliards d’euros, notamment grâce aux ventes de véhicules et de pièces détachées. "Le chiffre d'affaires des voitures et des pièces détachées dépasse les 6 milliards d'euros, en hausse de près de 5%, grâce à un mix plus riche de produits et de pays, ainsi qu'à la personnalisation", précise Ferrari dans son communiqué. Un pari gagnant, d’autant plus remarquable que la marque a livré 112 véhicules de moins qu’en 2024 (13.640 contre 13.752).
Des profits en hausse, même avec moins de livraisons
La performance ne repose pas uniquement sur la vente de voitures. Ferrari a su capitaliser sur ses revenus annexes, avec une hausse de 22 % de ses recettes liées au sponsoring, aux activités commerciales et à l'exploitation de la marque, pour un total de 820 millions d’euros. Une diversification stratégique qui s’inscrit dans une vision long terme de création de valeur.
"En 2025, Ferrari a confirmé la pertinence de sa stratégie de volume maîtrisé, axée sur la valeur", a souligné le directeur général Benedetto Vigna. Ce dernier affirme que "la demande pour Ferrari demeure très soutenue" et que le carnet de commandes de la firme s’étend "jusqu'à fin 2027".
Un avenir placé sous le signe de l’électrique
Lundi, Ferrari a levé le voile sur "Luce", sa toute première voiture électrique attendue pour l’automne. Ce modèle inédit, dont le nom signifie "lumière" en italien, a été développé en collaboration avec le collectif LoveFrom, dirigé par Sir Jony Ive, ancien designer des iPhones, et Marc Newson. Un projet qui marque un tournant dans l’histoire de la marque, même si la prudence reste de mise.
En octobre dernier, la présentation de "Luce" avait entraîné une forte chute de l’action Ferrari, les investisseurs jugeant la stratégie électrique trop timide. Un signal que la marque semble avoir entendu, sans pour autant bousculer son approche méthodique.
En ligne avec son ambition à long terme, Ferrari anticipe un chiffre d’affaires d’environ 7,5 milliards d’euros pour 2026, et vise 5 % de croissance annuelle jusqu’en 2030, avec une marge opérationnelle à 30 %, contre 29 % en 2024.
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