
(ABC Bourse) - Wallix affiche une nouvelle accélération de son activité au premier semestre 2026, portée par la montée en puissance de ses revenus récurrents et un positionnement renforcé sur la cybersécurité européenne. L’éditeur de logiciels spécialisé dans la gestion des identités et des accès (IAM) et la gouvernance des comptes à privilèges (PAM) a enregistré un chiffre d’affaires de 20,6 millions d’euros, en hausse de 14,2%, avec 81% de revenus récurrents. Le groupe confirme dans le même temps ses objectifs annuels, visant une hyper-croissance de ces revenus et un résultat d’exploitation ainsi qu’un free cash-flow positifs sur l’exercice.
Dans un contexte géopolitique tendu et de renforcement des exigences réglementaires, la société cotée sur Euronext revendique un quatorzième trimestre consécutif d’hyper-croissance de son revenu mensuel récurrent (MRR), en progression de 19,4% sur un an à 2,8 millions d’euros fin juin. Le revenu annuel récurrent (ARR) atteint désormais 33,1 millions d’euros, soutenu par la migration vers les abonnements et la dynamique commerciale auprès des grands comptes et des secteurs critiques.
Une dynamique portée par les revenus récurrents et l’international
Au 30 juin 2026, le MRR total s’établit à 2,756 millions d’euros contre 2,309 millions un an plus tôt, soit une hausse de 19,4%. En France, le MRR progresse au même rythme, à 1,646 million d’euros, malgré l’absence encore d’effet lié à l’application de la directive NIS2. Cette croissance repose sur la transition des licences perpétuelles vers un modèle de souscription et sur la vitalité des PME, notamment dans les transports et les technologies.
La zone EMEA hors France enregistre une hausse de 20,6% de son MRR, à 1,084 million d’euros. Le Moyen-Orient et l’Afrique, deuxième zone du groupe, affichent une croissance de près de 30%, tirée par le secteur public et les utilities. Après un premier trimestre freiné par le contexte politique, le Moyen-Orient a rebondi au deuxième trimestre. L’Europe hors France progresse de plus de 16%, sans encore bénéficier pleinement du renforcement des équipes en Europe du Nord pour adresser les grands comptes.
Sur le semestre, Wallix a signé 183 nouveaux contrats et porte son portefeuille à 4 090 contrats actifs, avec un taux de rétention supérieur à 95%. Les revenus récurrents représentent désormais 81% du chiffre d’affaires, contre 74% un an plus tôt, renforçant la visibilité du modèle.
Jean-Noël de Galzain, Président Directeur Général de WALLIX Group, déclare : « Dans un contexte géopolitique qui reste tendu, particulièrement dans l'industrie européenne, la cybersécurité confirme son rôle stratégique dans la résilience des organisations et la souveraineté des données. Face à la multiplication des menaces qui visent les systèmes d'information et les environnements industriels, la nécessité de protéger des actifs numériques de plus en plus nombreux se reflète dans notre activité du premier semestre avec une hausse de près de 20% de nos revenus récurrents. Elle est portée par une dynamique qui reste forte, un modèle de revenus structurellement plus solide, alors même que nos relais de croissance n'ont pas encore pleinement contribué à l'activité. »
Réglementation, intelligence artificielle et grands comptes en ligne de mire
Le dirigeant souligne également l’impact des évolutions réglementaires et technologiques : « Au-delà de cette performance, notre marché bénéficie de tendances de fonds puissantes, portées par le renforcement des exigences de souveraineté numérique et l'entrée en application progressive de réglementations telles que DORA et NIS2. Cette dernière constitue un véritable accélérateur de marché, en élargissant significativement le périmètre des organisations soumises à des exigences renforcées en matière de cybersécurité. En France, l'un des derniers États membres de l'Union européenne à ne pas avoir transposé la directive, son application effective ouvrira un marché adressable élargi, notamment sur les entreprises de taille intermédiaire ou les organisations publiques essentielles. »
Il ajoute : « Ces évolutions réglementaires sont amplifiées par la montée en puissance de l'intelligence artificielle qui accroît les besoins de sécurisation et de gouvernance des identités non humaines. Identités machine, agents autonomes, comptes de service, agents IA s'étendent dans les systèmes d'information, et multiplient les accès en temps réel vers des systèmes critiques, et ce, avec des niveaux de risque élevés. Ceci renforce les enjeux de contrôle, de traçabilité et de conformité qui accompagnent le déploiement d'une IA soutenable et responsable. »
Wallix met en avant sa plateforme unifiée PAM WALLIX One, appelée à intégrer davantage de fonctionnalités d’intelligence artificielle, ainsi que l’acquisition récente de Malizen et l’intégration de capacités d’UEBA. Le groupe rappelle être le seul acteur européen reconnu par Gartner® dans le Magic Quadrant™ des solutions de Privileged Access Management.
Sur le plan commercial, le développement des équipes Enterprise en Europe du Nord, la structuration du channel avec l’arrivée d’une Vice-Présidente dédiée, la certification BSI et la signature de deux partenariats avec des Global System Integrators doivent accélérer la pénétration des grands comptes dès 2026.
Jean-Noël de Galzain conclut : « Dans ce contexte, WALLIX en tant qu'acteur de référence européen du PAM, continue d'étendre sa plateforme unifiée et certifiée de PAM WALLIX One, bientôt augmentée à l'IA, pour accompagner les organisations dans la gestion de leurs utilisateurs humains et non humains, avec un ancrage fort dans les secteurs critiques, les secteurs publics et les environnements industriels à la recherche d'autonomie numérique. Notre modèle rentable et notre structure financière saine nous offrent par ailleurs la flexibilité nécessaire pour poursuivre notre ambition d'enrichir notre offre, en particulier autour des technologies d'intelligence artificielle et d'éventuelles opportunités de consolidation du marché. »
Fort de la dynamique du premier semestre, le groupe confirme viser en 2026 une hyper-croissance de ses revenus récurrents, ainsi qu’un résultat d’exploitation et un free cash-flow positifs sur l’ensemble de l’exercice.
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