Michelin a traversé l’exercice 2025 dans un environnement moins porteur, marqué par une baisse des volumes et des effets de change défavorables. Le chiffre d’affaires s’établit à 26 milliards d’euros, en recul de 4,4% à données publiées, pénalisé par un repli de 4,7% des volumes de pneus, particulièrement prononcé sur la première monte. Dans ce contexte, le groupe clermontois a néanmoins réussi à limiter l’impact sur sa rentabilité grâce à sa stratégie de montée en gamme et à la progression de ses activités hors-pneus.
À devises constantes, le résultat opérationnel des secteurs ressort à 2,9 milliards d’euros, soit une marge de 10,9%, en baisse de 1,5 point. Michelin souligne une amélioration séquentielle au quatrième trimestre 2025, laissant entrevoir une stabilisation progressive. Pour 2026, le groupe anticipe un marché mondial des pneumatiques globalement stable, avec un premier semestre encore hésitant avant un raffermissement attendu sur la première monte B2B au second semestre.
Parallèlement, Michelin accélère dans les “Polymer Composite Solutions”, qui constitueront dès le premier trimestre 2026 un nouveau segment de reporting. Le groupe vise, pour l’exercice en cours, une progression de son résultat opérationnel des secteurs à périmètre et change constants, ainsi qu’un cash-flow libre avant M&A supérieur à 1,6 milliard d’euros. Confiant dans sa génération de trésorerie, il a annoncé un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 2 milliards d’euros sur 2026-2028.
Les analystes se montrent partagés, certains jugeant les prévisions prudentes, voire inférieures au consensus, tout en reconnaissant un potentiel de levier en cas de reprise cyclique.
Les principaux défis demeurent la faiblesse des volumes, la pression concurrentielle, la volatilité des devises et la capacité à préserver les marges dans un environnement de demande incertain.
Après la forte appréciation du titre depuis ces deux derniers mois, les acheteurs se font plus hésitants même si la valorisation n'est pas vraiment tendue avec un PER de 12 fois les bénéfices attendus pour 2026. Techniquement par contre on navigue en zone de surachat depuis plusieurs semaines et les indicateurs sont dans la rouge. Une petite consolidation horizontale permettrait de retrouver un peu de sérénité avant de s'attaquer à la résistance des 35,70 euros qui constitue le prochain test d'ampleur à la hausse. On le retiendra comme objectif terminal de cette séquence haussière.
© www.abcbourse.com