La Bourse de Paris traverse un mois de septembre compliqué. Après avoir inscrit un sommet annuel autour de 8 755 points en août, le CAC 40 a rapidement reperdu du terrain pour revenir au contact de la zone psychologique et technique des 8 000 points. Le contexte macroéconomique s’est nettement durci et offre peu de relais immédiats aux investisseurs.
Au-delà du contexte international, le marché français doit surtout composer avec une nette dégradation de son environnement obligataire. La tension sur l’OAT à 10 ans est devenue l’un des principaux sujets du moment. La prime de risque française par rapport au Bund allemand a dépassé 100 points de base, un niveau qui n’avait plus été observé depuis la crise de la zone euro en 2012. Les investisseurs sanctionnent à la fois la dérive des finances publiques, un déficit toujours élevé et l’incertitude politique à l’approche de 2027. Cette hausse du coût de financement pèse mécaniquement sur les valorisations, en particulier celles des valeurs sensibles aux taux comme l’immobilier, les utilities ou certaines sociétés très endettées.
La BCE a par ailleurs ajouté une couche de pression en relevant ses taux de 25 points de base le 10 septembre, face à une inflation toujours jugée trop élevée.
La situation économique française n’offre guère de soutien. Le PIB a stagné au deuxième trimestre et la confiance des ménages reste faible. L’inflation française a parallèlement accéléré à 2,4 % en août, tandis que le climat des affaires demeure sous sa moyenne de long terme et que les OAT à 10 ans sont sur
Graphiquement, le CAC 40 évolue sous sa moyenne mobile à 20 jours, désormais orientée à la baisse. Le RSI proche de 40 traduit une dynamique affaiblie sans véritable situation de survente. Les 8 040 points constituent le support immédiat. En dessous, les 7 860 points redeviendraient la prochaine zone de défense majeure. Tant que l’indice reste sous sa moyenne mobile, la prudence domine.
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