Revenue au-dessus des 120 euros, l’action Capgemini affiche une remontée de plus de 43 % depuis son plancher annuel de 85,62 euros, touché en juillet, sans avoir totalement dissipé les craintes liées à l’IA, puisqu’elle reste environ 20 % sous son sommet de janvier à 152,75 euros.
Les comptes semestriels publiés le 30 juillet ont servi de déclencheur, avec un chiffre d’affaires de 12,1 milliards d’euros, en progression de 11,3 % à taux de change constants, et une marge opérationnelle de 12,5 %. Le groupe a donc relevé sa prévision de croissance annuelle, désormais comprise entre 8,5 % et 9 %, même si les charges de restructuration ont amputé le bénéfice net de 31 %.
Le mouvement a été relancé le 1er octobre par les résultats d’Accenture, supérieurs aux attentes, puis par un programme de rachat de trois millions de titres et par Deutsche Bank, qui a relevé son objectif de 125 à 150 euros. Le contexte reste pourtant tendu, avec des taux longs américains proches de 5,3 % et des positions vendeuses passées à 2,66 % du capital en un mois.
La cassure des 110 euros, qui bornaient la consolidation estivale, s’est faite sur des volumes nettement supérieurs à la moyenne. Elle est accompagnée par une moyenne mobile à 20 jours bien orientée, mais le RSI, à 71, signale un surachat qui pourrait imposer une pause sous la résistance des 128 euros.
Avec environ 11,5 fois les bénéfices attendus en 2027, un niveau comparable à celui d’Accenture, le potentiel reste réel. Il paraît toutefois plus judicieux d’attendre la publication du chiffre d’affaires trimestriel, le 30 octobre, ou un repli vers les 110 euros pour se positionner.
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