Derichebourg accélère son développement industriel, mais l'action marque le pas. Le troisième trimestre 2026 a été dominé par la finalisation, le 31 juillet, du rachat de Scholz Recycling. Cette acquisition, valorisée 480 millions d’euros en valeur d’entreprise, renforce fortement son implantation en Allemagne et en Europe centrale. Elle élargit aussi son exposition à la décarbonation de la sidérurgie, dont les fours électriques consomment davantage de métaux recyclés.
Les données publiées le 7 septembre témoignent d’une amélioration opérationnelle. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, clos fin juin, le chiffre d’affaires atteint 2,86 milliards d’euros, en hausse de 13,3 %, tandis que l’EBITDA courant progresse de 19,8 %, à 278 millions. La reprise des volumes et l’amélioration des marges soutiennent cette performance. Le groupe vise désormais au minimum le haut de sa fourchette annuelle de 350 à 370 millions d’euros, hors contribution de Scholz.
L’enjeu se déplace néanmoins vers l’intégration et le désendettement. L’offre obligataire verte de 800 millions d’euros annoncée en septembre sécurise le refinancement, mais ses coupons de 5,375 % et 5,875 % rappellent le coût du financement. La volatilité des métaux et la faiblesse de l’industrie européenne restent également des points de vigilance.
Techniquement par contre nous restons dans une tendance baissière assez marquée voire même en accélération. En effet, le titre est sorti à la baisse de son couloir baissier et se dirige à grandes enjambées vers le support principal de moyen terme qui se situe aux alentours de 7,5 euros. Si nous arrivons jusqu'à ce niveau, nous considérons qu'il s'agit d'un point d'achat intéressant à considérer d'une part car le support devrait être assez défendu et d'autre part car la valorisation redevient attractive.
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