Figeac Aéro poursuit son redressement avec des indicateurs opérationnels désormais bien orientés. L’équipementier aéronautique a bouclé son exercice 2025/26 sur un chiffre d’affaires record de 486,8 millions d’euros, en progression organique de 15,8 %, atteignant ainsi le haut de la fourchette annoncée. Une dynamique portée par l’accélération des cadences de production dans l’aéronautique civile et par la montée en puissance des activités de défense.
La rentabilité accompagne cette croissance. L’EBITDA courant atteint 78,6 millions d’euros, en hausse de 13,1 %, et même de 24 % hors effets de change, pour une marge de 16,1 %. Le résultat opérationnel progresse plus rapidement encore, de 26 %, à 28,2 millions. Le bénéfice net reste en revanche modeste, à 0,5 million d’euros, contre 3,6 millions un an auparavant.
La génération de trésorerie constitue un autre point favorable, avec un free cash-flow de 36 millions d’euros. La dette nette recule à 263,4 millions et le levier financier ressort à 3,4 fois. Le désendettement reste donc un enjeu important, même si la trajectoire s'améliore progressivement.
Surtout, la visibilité commerciale demeure élevée : le carnet de commandes atteint un record de 4,8 milliards d’euros. Figeac Aéro a également renforcé ces dernières semaines son exposition à la défense, notamment avec de nouveaux contrats liés au Rafale et à la modernisation du char Leclerc.
Pour 2026/27, le groupe vise désormais 530 à 560 millions d’euros de chiffre d’affaires et 86 à 94 millions d’EBITDA. À l’horizon mars 2028, l’objectif reste de dépasser 600 millions d’euros de revenus et 100 millions d’EBITDA. Une feuille de route ambitieuse, dont l’exécution et la réduction effective de l’endettement seront les principaux éléments à surveiller.
La valorisation actuelle fait cependant ressortir des indicateurs assez élevés et on comprend aisément l'hésitation du titre à poursuivre à la hausse. D'un point de vue technique l'action évolue avec de moins en moins de volatilité et son mouvement s'inscrit à l'intérieur d'une figure en triangle qui met bien en avant le manque criant de tendance. Il reste néanmoins un petit fonds haussier et il n'est pas exclu de revenir tester la zone de résistance des 12,6 euros.
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