LVMH a livré un premier semestre plutôt rassurant, sans toutefois lever toutes les interrogations sur la vigueur de la reprise. Le chiffre d’affaires atteint 38,6 milliards d’euros, en progression organique de 2%, avec une accélération à 3% au deuxième trimestre. Surtout, le groupe a mieux résisté qu’attendu sur les marges : le résultat opérationnel courant recule de 4% à 8,7 milliards d’euros, mais la marge se maintient à 22,5%, malgré un effet de change négatif de 686 millions d’euros.
La principale satisfaction vient du retour à la croissance de la mode & maroquinerie après sept trimestres de contraction. La progression de 1% au deuxième trimestre reste néanmoins inférieure aux attentes et ne suffit pas encore à valider un véritable retournement. À l’inverse, les montres & joaillerie continuent de tirer leur épingle du jeu avec une croissance organique de 11%, confirmant la meilleure résistance du très haut de gamme.
LVMH conserve donc des fondamentaux solides et affiche sa confiance pour 2026, mais le marché attend désormais une accélération plus nette de son activité phare pour retrouver un véritable levier sur les résultats.
Techniquement, le graphique reste toutefois fragile. Autour de 452 euros, le titre évolue toujours sous une oblique baissière engagée depuis le sommet de juin et sous une moyenne mobile à 20 séances orientée à la baisse. Le RSI, proche de 44, ne traduit ni situation de survente ni véritable reprise du momentum. La zone des 440 euros constitue le support majeur : sa rupture fragiliserait encore la configuration et nous ferai basculer dans une tendance baissière plus lourde. À l’inverse, un dépassement de l’oblique baissière, puis de la zone des 475-480 euros, serait nécessaire pour commencer à crédibiliser un scénario de retournement. Pour l'heure nous sommes donc vraiment au milieu du gué à un point d'inflexion et il vaut mieux patienter pour avoir un signal clair.
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