Mercialys traverse depuis le début de l’été une phase de nette correction boursière, alors même que les fondamentaux restent plutôt solides. Le groupe a publié fin juillet un premier semestre 2026 robuste, avec un résultat net récurrent en hausse de 4,1 % à 64,1 millions d’euros, soit 0,69 euro par action. Les revenus locatifs nets progressent de 4,5 % et l’EBITDA de 4,8 %, tandis que la marge gagne 70 points de base à 82,7 %. La direction a même relevé ses objectifs annuels de résultat récurrent et de dividende.
L’activité opérationnelle ne montre donc pas de signe évident de décrochage. La fréquentation des centres progresse de 4,5 %, les ventes des commerçants de 2,3 % et la vacance financière reste contenue à 2,1 %. Surtout, la valeur du patrimoine a été réévaluée de 4,6 % sur un an, portant l’ANR EPRA NTA à 16,23 euros par action.
À près de 10,40 euros, Mercialys affiche ainsi une décote de l’ordre de 35 % sur son actif net réévalué. Le rendement attendu du dividende approche parallèlement 9,5 %, ce qui place le titre parmi les foncières de commerce les moins chères du secteur. À titre de comparaison, Klépierre bénéficie d’un profil financier plus solide, avec un LTV de seulement 33,8 % contre 41,9 % chez Mercialys, ce qui justifie une partie de sa prime de valorisation.
Graphiquement, la situation s’est néanmoins fortement dégradée. Après avoir échoué cet été sous 12 euros, le titre a cassé sa moyenne mobile à 20 jours et accéléré vers le support majeur des 10,40 euros qu'il est en train de casser. Le RSI, tombé autour de 17, signale une situation de survente extrême. Un rebond technique est donc possible, avec 10,80 puis 11,20 euros comme premières résistances. À l’inverse, une rupture franche des 10,40 euros ouvrirait la voie vers la zone des 9,85-9,90 euros. La publication de l’activité du troisième trimestre, prévue le 15 octobre, constituera le prochain véritable test fondamental.
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