L’action Renault s’envole de plus de 7 % ce jeudi et a pris la tête du CAC 40 après un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes. Le constructeur se distingue ainsi dans un secteur où les avertissements se multiplient : Stellantis est tombé la semaine dernière à un plus bas historique.
Le chiffre d’affaires du troisième trimestre atteint 11,6 milliards d’euros, en hausse de 1,5 %, contre 11,39 milliards attendus par les analystes. Les volumes ont pourtant reculé de 6 %, à 497 799 véhicules, avec une baisse de 12,8 % pour Dacia. Renault a compensé grâce aux ventes à ses partenaires, comme Geely au Brésil, à un effet prix positif et au succès de ses voitures électriques, dont les ventes ont bondi de près de 85 % en Europe.
Le groupe confirme viser une marge opérationnelle proche de 5,5 % et environ 1 milliard d’euros de trésorerie opérationnelle dans l’automobile en 2026. La hausse des matières premières et l’inflation limiteront toutefois l’amélioration habituelle de la marge au second semestre. Renault privilégie aussi les ventes aux particuliers, qui représentent 64,8 % du total, au détriment des loueurs, moins rentables.
Sur le graphique, le bond de ce jeudi a cassé la ligne de tendance baissière tracée depuis le sommet de septembre et propulsé le titre au-dessus des 27 euros. Le double creux formé vers 25,20 euros, en juillet puis début octobre, constitue un socle solide. La moyenne mobile à 20 jours se redresse, et le RSI, à 59, laisse de la marge avant la zone de surachat.
Avec moins de 5 fois les bénéfices attendus en 2026, contre environ 8 fois pour Stellantis, Renault reste parmi les constructeurs les moins chers d’Europe. La résistance des 30€ semble désormais un objectif tout fait légitime à reconquérir.
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