Société Générale poursuit son redressement, mais la Bourse sanctionne désormais le risque français. Depuis son sommet estival à 84,82 euros, l’action a abandonné environ 26 %. Ce décrochage contraste avec l’amélioration des résultats et les ambitions présentées par Slawomir Krupa le 21 septembre mais l'ambiance est trop lourde pour que le titre reste à l'écart.
La nouvelle feuille de route vise une rentabilité des fonds propres tangibles de 13 à 14 % en 2029, puis supérieure à 15 % à partir de 2030. La réduction des coûts reste centrale, avec un coefficient d’exploitation attendu sous 55 %. Ces objectifs prolongent un premier semestre solide : bénéfice net de 3,5 milliards d’euros et cible de rentabilité annuelle relevée autour de 11 %. Le groupe a également achevé, le 1er octobre, son rachat d’actions exceptionnel de 1,5 milliard d’euros.
La valorisation retrouve des niveaux attrayants. Autour de 62,50 euros, le titre représente environ 0,84 fois l’actif net tangible par action publié fin juin. Cette décote offre un argument, mais ne suffit pas à garantir un rebond. La flambée des taux français menace le coût du financement, tandis que les tensions internationales et le pétrole cher peuvent fragiliser les emprunteurs. Les résultats du troisième trimestre, attendus le 29 octobre, permettront d’évaluer la résistance des revenus et du coût du risque.
Graphiquement, la tendance demeure nettement baissière, l’action évoluant dans un canal descendant, sous sa moyenne mobile à 20 jours. Le RSI commence à rentrer dans sa zone de survente ce qui signale des tensions mais néanmoins il n'y a pas non plus de grosses excitations sur les volumes de transactions qui restent peu ou prou dans la norme.
Les investisseurs ont les yeux focalisés sur la première zone de support significative qui est située à 59,5 euros et qui est véritablement un soutien de moyen terme pour le dossier. C'est un seuil sur lequel on peut poser un ordre d'achat pour revenir sur ce dossier de qualité à un prix décoté.
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