Le groupe Vinci continue de démontrer la solidité de son modèle diversifié, capable de s'appuyer sur ses concessions, ses activités liées à la transition énergétique et un carnet de commandes record pour absorber un environnement économique plus incertain. Malgré quelques effets défavorables sur certaines activités historiques, le leader mondial des infrastructures confirme sa capacité à générer une croissance régulière tout en poursuivant son expansion internationale.
Le premier trimestre 2026 reflète cette résilience. Le chiffre d'affaires est resté globalement stable à 16,3 milliards d'euros, les bonnes performances des concessions et des solutions énergétiques ayant compensé le recul de la construction. Les activités de VINCI Energies et Cobra IS poursuivent leur forte progression, portées par les besoins croissants en électrification, en infrastructures numériques et en centres de données. Dans les concessions, le trafic des aéroports continue de progresser, avec plus de 74 millions de passagers accueillis sur le trimestre, tandis que les autoroutes françaises font preuve d'une bonne résistance malgré un contexte moins favorable pour le trafic automobile. Le groupe a confirmé l'ensemble de ses objectifs pour 2026.
Au-delà des résultats trimestriels, Vinci poursuit son développement à l'international. Le groupe a annoncé plusieurs opérations stratégiques, notamment l'acquisition de Fletcher Construction en Nouvelle-Zélande ainsi que d'un portefeuille de concessions autoroutières en Inde. Parallèlement, son carnet de commandes atteint un niveau historique de près de 75 milliards d'euros, soit environ quinze mois d'activité, offrant une visibilité particulièrement confortable sur les prochaines années. Cette dynamique illustre la capacité du groupe à se positionner sur les grands investissements liés à la mobilité, à la transition énergétique et aux infrastructures essentielles.
Les principaux risques concernent l'évolution de l'activité économique mondiale, susceptible d'affecter les métiers les plus cycliques de la construction, ainsi que la poursuite de la hausse des coûts de financement. Vinci devra également réussir l'intégration de ses nouvelles acquisitions tout en maintenant la rentabilité élevée qui fait la force de son modèle depuis plusieurs années.
Sur le plan technique il y a beaucoup d'hésitation depuis quelques mois avec notamment une zone de résistance oblique qui s'est mise en place et sur laquelle le titre a buté à plusieurs reprises. Cela a contraint l'action qui est attirée régulièrement vers un support aux alentours de 121€ par action. En termes de valorisation, avec un PER qui tourne autour de 14 fois les profits attendus pour l'exercice en cours, on ne peut pas parler actuellement de sous valorisation mais plutôt d'une juste valeur. À court terme nous n'attendons donc pas un gros upside sur la valeur qui est selon nous à son prix.
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