Du même tonneau des danaïdes…
Rien d'étonnant encore dans le changement inopiné, l'état interventionniste dans la sphères des affaires privées dans toute sa splendeur.
Suffit encore d'aller voir les actualités d'Eramet et les nombreux contentieux relayés par les médias avec la famille Duval, principal actionnaire qui veut jeter l'éponge…
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Emeis s'expose à des poursuites judiciaires de la part de Tertianum
Actualité publiée le 09/04/26 12:33
Emeis chute à la Bourse de Paris (-4,65%, à 14,36 euros), après avoir renoncé à céder son activité de maison de retraite en Suisse à Tertianum qui a engagé des poursuites judiciaires.
Tertianum Group AG a indiqué que les propriétaires de Senevita (emeis) ont annoncé de manière inattendue qu'ils n'avaient plus l'intention de finaliser le contrat d'achat précédemment conclu. Par conséquent, le prestataire privé de services spécialisé dans l'hébergement, le logement et les soins pour seniors a engagé des poursuite judiciaires et réaffirme son droit à exiger l'exécution de la transaction conformément au contrat.
Le Suisse Tertianum rappelle qu'il avait signé, le 12 décembre dernier, avec emeis un contrat d'achat d'actions juridiquement contraignant concernant Senevita AG et que toutes les conditions de clôture, y compris l'approbation des autorités de la concurrence, ont été remplies. Depuis, emeis a notifié à Tertianum son intention de ne pas exécuter le contrat en raison d'un changement de stratégie. Cette décision constitue une violation manifeste de leurs obligations contractuelles, et le retard dans l'exécution représente un manquement.
Dans son communiqué du 12 décembre 2025, emeis indiquait avoir finalisé la cession de son activité de maison de retraite en Suisse pour près de 270 millions d'euros.
Je note : "Emeis a annoncé que son conseil d’administration proposerait lors de l’assemblée générale du 23 juin la nomination d’Olivier Dussopt comme président "
Un détail qui trahit potentiellement une main mise rampante de l'Etat, seul actionnaire de la CDC (22.47% du capital) afin de reclasser ses anciens chevaux de course…

(ABC Bourse) - Un an après avoir amorcé sa transformation, Emeis montre des signes concrets d’amélioration. L’ex-Orpea, fragilisé ces dernières années, a réduit ses pertes en 2025 tout en affichant une nette progression de ses indicateurs financiers. En parallèle, un changement majeur se prépare à sa tête.
Le groupe d’exploitation de maisons de retraite et de cliniques, contrôlé par la Caisse des dépôts, a publié ses résultats mercredi 8 avril 2026. Entre amélioration opérationnelle, hausse de l’activité et recomposition de la gouvernance, Emeis tente de tourner la page d’une période particulièrement agitée.
Un redressement financier plus rapide que prévu pour Emeis en 2025
Les chiffres traduisent un net redressement. En 2025, Emeis a enregistré une perte nette de 298 millions d’euros, contre 412 millions d’euros un an plus tôt. Une amélioration significative, même si les analystes tablaient sur une perte encore plus réduite, autour de 241 millions d’euros.
La progression est encore plus marquée du côté du résultat opérationnel. L’Ebit a bondi à 173 millions d’euros, alors qu’il s’élevait à seulement 2 millions d’euros en 2024. Un signal fort pour un groupe en pleine restructuration.
L’activité suit la même trajectoire. Le chiffre d’affaires a atteint 5,9 milliards d’euros, en hausse de 4,6% sur un an, et même de 6,1% à périmètre constant. Cette dynamique s’explique notamment par une meilleure occupation des établissements. Le groupe précise "avec une hausse des taux d'occupation de 1,8 point de pourcentage en moyenne sur un an à 87,6% : une tendance favorable qui se poursuit en début d'année 2026".
Autre indicateur clé du secteur, l’Ebitdar a progressé de 19,2% à périmètre constant pour atteindre 872 millions d’euros, confirmant le retour progressif à une meilleure rentabilité.
Olivier Dussopt pressenti pour présider Emeis
Au-delà des résultats, c’est aussi la gouvernance qui évolue. Emeis a annoncé que son conseil d’administration proposerait lors de l’assemblée générale du 23 juin la nomination d’Olivier Dussopt comme président.
Ancien ministre du Travail, il pourrait ainsi prendre la tête du groupe dans un contexte de transformation profonde. Dans le même temps, Laurent Guillot serait reconduit dans ses fonctions de directeur général, assurant une certaine continuité dans la stratégie engagée.
Cette recomposition intervient alors que l’entreprise cherche à restaurer sa crédibilité et à stabiliser son modèle après plusieurs années de turbulences.
Les perspectives restent orientées à la hausse. Emeis vise pour 2026 une progression de plus de 10% de son Ebitdar à périmètre constant. À moyen terme, le groupe confirme son objectif d’une croissance annuelle comprise entre 12% et 16% entre 2024 et 2028.