Et voilà, c'est bien que je signalais au dessous…
c'est assez pitoyable comme manipulation…
Un porte-parole d'Abivax dément les informations de La Lettre
Actualité publiée le 12/03/26 (Zonebourse.com)
La spéculation retombe quelque peu sur le titre Abivax qui ne gagne plus que 3,63%, à 99,80 euros, après avoir été jusqu'à bondir de 17,96% en milieu de matinée.
Cette décrue est due à un porte parole de la société de biotechnologie française qui a déclaré laconiquement à Bloomberg " nous démentons les rumeurs ".
Il fait référence à un article de La Lettre indiquant que la société aurait accordé à AstraZeneca un accès exclusif à ses données jusqu'au 23 mars. Le laboratoire suédo-britannique aurait jusqu'à cette date pour formuler une offre publique d'achat sur la biotech française. Si aucune offre n'était reçue à cette date, Abivax aurait pu négocier avec d'autres prétendants, notamment Eli Lilly dont le nom a souvent été associé à celui d'Abivax.
C'est la deuxième fois que "La Lettre" fait le même genre de coup avec ses rumeurs sur Abivax…
Voir ici
Comme je l'ai dit au dessous : c'est pas glorieux du tout…
Ceux qui ont acheté les plus hauts l'ont toujours dans l'os jusqu'à la moelle…
Je note : "après des informations de La Lettre selon lesquelles AstraZeneca aurait obtenu une période d’exclusivité de deux mois en vue d’un possible rachat. "
Ça fait beaucoup de conditionnel et bien peu de certitudes d'autant qu'il a déjà été évoqué que le niveau de cours actuel était trop cher pour les éventuels acheteurs.
Bref, ça peut sentir l'ambulance pour larguer des positions dans un contexte de risque baissier important avec l'ouverture de la guerre en Iran.
En parallèle d'un marché en grande stagnation sur le CAC 40 aux 2 ans glissants, je constate encore que de plus en plus de titres sont actuellement agité à la sauce "Pump & dump" par des bruits de couloir relayés par divers médias d'écuries intéressées. C'est pas très reluisant… surtout que les soufflés retombent rapidement avec la patate chaude qui refroidit assez invariablement…
J'ai, d'autre part, remarqué que ce type de média très sélectif en distribution payante recherche le coup d'éclat boursier pour augmenter sa diffusion payante et donc agir au final sur le nombre d'acheteurs potentiels qui va générer un mouvement de foule de hausse hors trafic boursier normal sur un titre…
Certains titres ont d'ailleurs une liquidité de marché très relative et ça fait donc grimper rapidement le thermomètre qui finit par indiquer plus grand chose de raisonnable, mais encore le potentiel de perte en repli… ( Principe des vases de "chambre" communiquant)
Bref, y'a rien de bien naturel là-dedans et ça sent les hormones à plein nez…
Les période de stagnations boursières sont en général propices à ce genre de pseudo éclairage boursier : ça revient à créer artificiellement une vague à surfer sur un plan d'eau d'eau stagnante…
Et donc au final, rien ne vaut le naturel pour un potentiel haussier durable dans le temps.
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(ABC Bourse) - La biotech française Abivax s’envole à la Bourse de Paris après des informations évoquant une exclusivité accordée à AstraZeneca pour un possible rachat. Au cœur des spéculations : l’obefazimod, un traitement très attendu dans les maladies inflammatoires intestinales.
Marc Garidel, Directeur Général Abivax
Jeudi matin, l’action de la biotech française Abivax grimpait de 15 % à 111 euros, après des informations de La Lettre selon lesquelles AstraZeneca aurait obtenu une période d’exclusivité de deux mois en vue d’un possible rachat.
Cette fenêtre, qui s’achèverait le 23 mars, donnerait au groupe pharmaceutique britannique un accès privilégié aux informations d’Abivax pour mener un audit approfondi de son actif vedette, l’obefazimod, développé dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales. Contactée par Agefi-Dow Jones, une porte-parole d’Abivax a indiqué que le groupe ne ferait pas de commentaires sur ces informations au sujet d’AstraZeneca.
Pourquoi Abivax grimpe si fort en Bourse
La hausse du titre s’inscrit dans un climat spéculatif nourri depuis plusieurs mois autour de la biotech. Le marché suit de près la trajectoire d’obefazimod, notamment dans la rectocolite hémorragique, où le traitement est actuellement en essai de phase 3.
Dans une note adressée jeudi à ses clients, Invest Securities résume ce contexte de la façon suivante : "Cette rumeur, et celles qui ont précédé, intervient dans un contexte de forte spéculation autour d'Abivax depuis les résultats très encourageants obtenus avec l'obefazimod dans la rectocolite hémorragique, un actif actuellement en essai de phase 3".
Le courtier rappelle aussi que les dernières données de cette phase 3 sont attendues en juin 2026. C’est le dernier grand passage avant une éventuelle demande de commercialisation, ce qui explique pourquoi chaque information sur un possible acquéreur est regardée de très près par les investisseurs.
AstraZeneca, Eli Lilly et l’atout obefazimod au centre du dossier
Selon les informations relayées, AstraZeneca ne serait pas seul à tourner autour d’Abivax. Une fois la période d’exclusivité terminée, la biotech pourrait rouvrir les discussions avec d’autres industriels intéressés, parmi lesquels Eli Lilly, déjà cité ces derniers mois dans ce dossier.
L’intérêt potentiel tient largement à la promesse commerciale d’obefazimod. Invest Securities écrit ainsi : "Le marché potentiel dans les maladies inflammatoires intestinales dépasse aujourd'hui 30 milliards de dollars, avec une forte demande pour des traitements oraux différenciés, ce qui positionne l'obefazimod comme un candidat crédible au statut de blockbuster [médicament dont les ventes dépassent le milliard de dollars, ndlr] au vu de son très bon profil de sécurité par ailleurs".
La valorisation d’Abivax s’est déjà envolée. Sa capitalisation boursière a été multipliée par plus de 10 depuis 2024, portée à la fois par ses perspectives cliniques et par les spéculations sur un possible rachat par un grand groupe pharmaceutique.
Si une offre devait émerger, Invest Securities estime qu’elle pourrait intégrer une prime importante compte tenu du profil avancé d’obefazimod et de son potentiel commercial. Le courtier note aussi que certains prétendants pourraient préférer attendre davantage de visibilité clinique avant de passer à l’action. En attendant, la spéculation continue d’alimenter le titre, comme le résume sa note : "D'ici là, comme lors des précédents épisodes spéculatifs, ces rumeurs devraient continuer d'alimenter le momentum boursier du titre".