Guerre en Iran : les ventes du luxe chutent à Dubaï et Abou Dhabi

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    13/04/2026 14:21:47

    Tu oublies L'Oréal et Hermès qui sont aussi très présents là-bas...et pas que dans les boutiques Duty-free des aéroports de ces pays...

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    13/04/2026 13:21:21

    Il paraît même qu’ils soldent les influenceurs là-bas 😇

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    13/04/2026 10:22:29
    c'est pas de bol pour ces 2 Moteurs du CAC 40 : LVMH, moteur n°1 et Kering Moteur N°23 en capitalisation. Heureusement que Total, moteur n°4 s'agite beaucoup à la hausse…
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    13/04/2026 10:22:29

    (ABC Bourse) - Dubaï n’était pas censée caler maintenant. Alors que le luxe mondial attendait un second souffle en 2026, le conflit en Iran vient frapper l’un de ses rares marchés encore dynamiques. En mars, les ventes des grandes marques européennes ont chuté à Dubaï et à Abou Dhabi, au moment même où LVMHKering et Hermès s’apprêtent à publier leurs résultats trimestriels.

    Les chiffres avancés donnent la mesure du choc. Au Mall of the Emirates, à Dubaï, les ventes des griffes de luxe ont reculé de 30 à 50% sur un an, tandis que la fréquentation a baissé de 15%. Au Dubai Mall, plus tourné vers les touristes, le trafic a plongé d’environ 50%. A Abou Dhabi, les ventes de mars au centre Galleria ont mieux tenu, mais ont tout de même cédé autour de 10%.

    Dubaï, un marché clé du luxe soudainement fragilisé

    Le repli n’arrive pas sur un terrain solide. Le secteur du luxe sort déjà de plusieurs années plus tendues, après la fin du boom post-Covid. Selon Bain & Company, les ventes annuelles du secteur ont baissé de 2% l’an dernier. Dans ce paysage moins euphorique, le Moyen-Orient faisait figure d’exception, avec une croissance à deux chiffres ces dernières années et un poids estimé à environ 5% de la consommation mondiale de produits de luxe.

    Ce marché comptait d’autant plus que Dubaï concentre une grande partie de l’offre la plus visible du secteur. Le Mall of the Emirates réunit notamment Louis Vuitton, Dior, Gucci, Cartier, Chanel et Rolex. Dans un contexte pareil, le recul de la fréquentation compte presque autant que la baisse des ventes : il dit que le problème ne touche pas une enseigne, mais tout un flux de clients.

    Le coup d’arrêt suit la guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, puis la riposte iranienne visant d’autres pays de la région, dont les Emirats arabes unis. Pour les groupes de luxe, la secousse tombe mal : le Golfe faisait encore partie des zones capables de compenser la fatigue d’autres marchés.

    LVMH, Kering et Hermès arrivent face à une semaine sous tension

    Le calendrier donne encore plus de poids à ces données. LVMH doit publier ses résultats du premier trimestre ce lundi, avant Kering et Hermès dans le courant de la semaine. Kering doit aussi tenir une journée investisseurs jeudi. Les ventes enregistrées en mars dans les grands centres commerciaux du Golfe risquent donc d’être scrutées de près, même si les groupes n’ont pas répondu aux demandes de commentaires sur leur activité au Moyen-Orient.

    Les analystes de Bernstein préviennent déjà que les répercussions du conflit - hausse du pétrole, voyages plus coûteux, inflation et risque de krach boursier - pourraient "facilement perturber" la consommation bien au-delà du Golfe, y compris aux Etats-Unis.

    Le marché sait aussi qu’un arrêt des combats ne suffirait pas à effacer le choc du jour au lendemain. L’idée d’un simple trou d’air ne fait pas vraiment recette. Christopher Rossbach, gestionnaire de portefeuille chez J Stern & Co à Londres, résume cette inquiétude d’une phrase : "Si la reprise du secteur du luxe que nous espérions en 2026 ne se concrétise pas et est au mieux reportée au second semestre ou à l'année prochaine, cela ne surprendra personne".

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