Personnellement, je n'attends rien des réformes, et je me fie surtout à moi même quitte à louper des opportunités si elles ne rentrent pas dans la grille de sélection car il y en aura toujours d'autres…
Je n'ai aucune grosse capitalisation étrangère notamment américaine et à la mode car je considère qu'elles présentent un niveau de risque systémique trop élevé en terme de valorisation. Comme les cours dépassent les actifs nets très largement, c'est vite réglé : j'en achète jamais…
Au final, je m'en tire plutôt très bien avec 90% de valeur françaises et beaucoup de SBF 120, Middle, Small et Growth :
• PEA 1 depuis le 13 mars 2020 : + 152,49%
• PEA 2 depuis le 13 mars 2020 : +129,92 % ( totalement réaligné depuis 2024 dont + 40,20% depuis 2 ans glissant, le CAC 40 GR sur la même période a fait +18,83% )
• Compte titre depuis le 13 mars 2020 : + 111,53 % (NB : je souffre d'une exposition large à des titres du luxe, secteur qui a perdu de la valeur en portefeuille pour se situer actuellement à 17 %, et qu'il m'est difficile de vendre car les PRU sont très bas et je perdrais en long terme d'abattement fiscal de titre plus de 8 ans de détention ). Chaque année, j'ai vendu un peu de ces profils en prenant soin de limiter l'impact de hausse de revenu pour investir en diversification. Ainsi l'exposition à 5 lignes ( Total, safran, Kering, LVMH, Vinci ) a été réduite à seulement 24,64% des actifs nets détenus contre 79,98% en 2014 : ce qui donne une idée du chemin parcouru. Dans le même temps ( 2014 / 2026), la distribution de dividende a bondi à +322,46% ). Le portefeuille a surperformé dans le sillage du luxe, mais c'est un peu talon d'Achille actuellement…).
Le chiffre de performance est tout même bon car il encaisse une division par plus de 2 des plus hauts de cours de Kering et LVMH qui ont représenté à un moment plus de 30% de valorisation du portefeuille .
Voici les performances des principaux indices depuis le 13 mars 2020 :
• CAC 40 : +104,92 %
• CAC 40 GR : +149,64 %
• CAC Small et middle : +58,23 %
• DAX 40 : +184,51 %
• Dow Jones + 131,08 %
• Euro Stoxx 50 : +149,64%
• MSCI Emerging : + 91,22%
• MSCI Europe : + 39,69% ( depuis le 3/01/2022 )
• MSCI World : + 164,24%
• Nasdaq : + 234,09% ( totalement faussé par Nvidia pondéré autour de 12,64 % …)
• Nikkeï : + 277,81 % ( totalement faussé par une surproduction de monnaie diffusé à taux bas afin que les japonais investissent massivement dans les titres boursiers…)
• SP 500 : +183,19 % ( pondération de Nvidia entre 7,5 et 8%, c'est énorme…)
Je note : "En ce moment, je me prends un peu la tête sur les dérives qu’on constate sur Euronext, la question de comment protéger mes biens, et j’espère qu’après Trump on retrouvera un marché plus équilibré. "
Est-ce tu peux expliciter les choses que tu décris ? ce qui te pose problème ?
Moi, j'ai cherché ces derniers années à être moins exposé sur le marché américain en terme de sociétés exportatrices, à renforcer les PME à business bénéficiaire européen, et j'ai aussi choisir de me diversifier sur l'Europe.
Mes valeurs étrangères dans mes 3 enveloppes avec les années d'entrée :
• CMB tech (2024)
• Aroundtown ( 2017)
• Nexi Spa ( 2026)
• Proximus ( 2024)
• Mutares SE (2022)
• Puma SE ( 2018)
• Bekaert ( 2025)
• GIMV ( 2025)
• Akzo Nobel (2026)
• Solvay ( 2024)
• BASF ( 2023)
• BCA Monte Dei Paschi Di Siena ( 2026 )
• SES ( 2020 )
• Porsche Automobil Holding (2023)
• Schaeffler SE ( 2023 ) - vendu 2026
Merci pour la poursuite de cette discussion intéressante !
: )
Chacun a sa méthode, effectivement…
On gagne à expliquer ce que l'on fait, car on est obligé de le rationaliser pour l'expliquer : ce qui rend soi-même plus efficace, plus logique et moins dépendant du sentiment, et donc plus pragmatique…
Me concernant, j'ai fait le chemin inverse du tiens, je voulais effectivement profiter plus des dynamique et des nouvelles technologies, des nouveaux secteurs. Au final, je me suis rendu compte que non seulement j'augmentais mes pertes nettes en cession, mais qu'en plus, je détruisais trop rapidement du dividende réinvesti.
On pense souvent qu'on peut attendre un retour à mieux avec une perte réalisable, mais dans les sociétés nouvelles et les activités nouvelles, la très grande majorité ne font que détruire du capital et consommer de la trésorerie. J'ai donc banni ce genre de société de mes investissements : comme je l'ai écrit, je ne suis pas "business-angel", j'en ai pas les moyens
Il s'en est donc suivi un profond travail personnel depuis 2019 depuis l'ébauche du premier tableau pour travailler à réorienter la performance, à conserver au maximum ce qui est réinvesti.
Depuis ces 7 ans, le tableau s'est perfectionné d'ajouts importants qui me permettent de mesurer la progression sur différentes échelles de temps.
Mon ambition si j'arrive serait de saisir maintenant les années antérieures car le système actuel développé me mettrait en évidence comptable factuelle ce qui n'a pas marché…
Certains diront au final que çà aboutit à choisir des valeurs qui ne bougent pas et sans risque : c'est parfaitement faux…
Concernant les rotations d'actifs nets, je vends des titres bien valorisés, mais aussi du décevant, des pertes et de l'avenir sans solution de marché. J'ai pris pour habitude de liquider régulièrement des lignes en pertes, et sans espoirs rapides. Ceci me permet au fil de temps d'avoir une sélection affinée de lignes fiables.
Certaines lignes déficitaires en apparent peuvent être largement bénéficiaires avec un cumul de dividendes sur plusieurs années : ce qui que je risque moins que d'acheter une nouvelle en la vendant. Cela me permet aussi contrôler mon niveau de pertes réalisables.
Sur une valeur à dividende, légèrement en perte, je considère la perte temporaire comme un prêt et le dividende constitue le remboursement annuel du prêt. ça permet de jouer sur le temps. Ainsi pour une valeur comme rubis comme rubis acheté vers 28,00 descendue vers 20/21, les dividendes ont amortis ma perte et quand elle est remontée en 2025 / 2026, je suis largement bénéficiaire, de plus avec le cumul…
Par contre comme te dira aussi l'ami JECROISPLU, il est important de se bâtir un système qui répertorie et qui mesure ce que tu fais et sur quoi tu vas jouer pour faire du résultat.
Ça permet d'avoir toujours en mire un œil comptable sur la performance cumulée annuelle de tes décisions.
Mon système de rotation très lente m'assure des plus values : cette année, j'ai vendu notamment partiellement des Total Energies, Société Générale, Maurel et Prom, Valeo, Vicat, Rubis, Forvia, Poulaillon, Aubay, en nette plus value.
• A titre d'exemple, sur PEA 1, j'ai actuellement réalisé 43920 € de plus values contre 12947 € de moins values. soit environ 31K€ en net ( hors prélèvement sociaux en cas de sortie )
Mes plus grosses pertes sont sur Lacroix, Imerys, Edilizacrobatica ( I ), Plastivaloire. L'écrêmage des pertes réalisées grace au système mis en place n'ampute que très faiblement la performance de l'ensemble.
Ma tendance à l'achat est de gonfler par petites touches mes positions tant que les prix et les rentrées le permettent pour ensuite pourvoir me délester d'une partie de la ligne afin de récupérer ma mise de fond et conserver en long terme ce qui reste…
De mon coté, je m'adapte aussi au marché tel qu'il est devenu : j'ai pas mal de middle et small caps, du "Euronext growth" moins sujettes à des problèmes de VAD, ce qui renforce la stabilité…
Concernant les possibilités de recovery, j'ai tenté pas mal de dossier en pure perte, et tout en donnant sa chance au produit ( comme on dit) : Orpéa, Worldline, Althéora, Prologue, Big Ben Interactive, Novacyt, Sapmer, Claranova, Technicolor, Orchestre Prémaman, Showroomprivé (SRP), Ymagis, Europcar Mobility, Groupe Flo, Atos, Futuren, Bourbon Group, Verimatrix, CNIM Group, Capelli, Réalités, Eutelsat, AST, Upergy, MND développement, Coil, Maisons du Monde, Solutions 30, Ose Immunon Valneva… et dernièrement NACON.
Je vais vendre Nacon cette semaine, et je serais intégralement sorti des penny-stocks, de ce genre de société qui ne rapporte rien, dont l'avenir reste hypothétique, voir même compté …
Le bilan total des pertes cumulés se chiffre en dizaine de milliers d'euros, je pense ( dont -28 700 € rien que sur PEA 2 en 2024 ou j'ai terminé le grand ménage qui a abouti à un retournement complet du portefeuille en performance globale…)
Heureusement pour moi aussi, j'arrive à générer des plus values et du dividende
Ce serait bien à ce titre que je dresse un inventaire des plus pertes nettes réalisées : leur point commun est d'avoir voulu croire à un retour performant sur le devant de la scène boursière alors qu'on a été jusqu'à la liquidation.
Au final, je constate que je me passe très bien de genre de sociétés que je qualifie volontiers de "bouse" pour l'investisseur, j'ai déjà bien assez de choses à faire avec celles qui vont bien ou pas trop mal…
Je te conseille de créer ton propre tableur de gestion car en réalisant des opérations sur des suppositions et l'aveuglette, on se rend pas compte de sur quoi on agit quand on achète et que l'on vend.
De mon sens, le cumul des opérations réalisées sur l'année soit :
• Augmenter le nombre de titre détenus ( = pondération sectorielle ou diversfication)
• Augmenter le nombre de ligne détenues ( = diversification du risque)
• Augmenter la perception de dividende de l'année en cours, mais aussi le prévisionnel de l'année N+1
• Augmenter la valeur d'actif net détenue par titre
• Augmenter le dividende moyen par titre détenu
• Assurer une progression de la masse nette d'actifs issu des rotations ( + d'actifs nets = Actifs nets achetés - Actifs nets cédés)
Avec les saisie des pris d'achats et de cession, il est encore intéressant de voir la moyenne des prix unitaire de titre et idem en cession.
Ensuite, il faut s'attacher à avoir plus actifs moyen par titre à l'achat que ce que qu'on vend
Au final, en donnée de pilotage :
• La valeur d'actif net moyenne par titre détenu doit progresser
• L'estimation de valorisation moyenne de la valeur d'actif net du titre moyen détenu doit baisser avec les rotations achat / vente de l'année
• Le dividende moyen par titre détenu soit progresser dans l'année par rapport au bilan d'ouverture
• le total des actifs détenus en N-1, N et N+1 doit progresser. ( je conseille encore de faire une colonne de variation des actifs nets N par rapport à N-1, on peut ainsi repérer les entreprises qui détruisent de la valeur de bilan pour s'en séparer…
Avec tout cela de maitrisé, au final, la performance roule et même les années négatives de performance du CAC 40, je progresse quand même en niveau de détention ce qui est le nerf de la guerre pour mieux rebondir ensuite…
Message complété le 25/08/2026 15:56:17 par son auteur.
Bref, c'est surtout de la compta et des maths avant d'être la bourse. il est important de prendre les choses dans le bon sens, à l'inverse : on ne maitrise rien de ce qui se passe , le meilleur comme le pire !…
J'ai stabilisé mon taux de rotation de titres vendus autour de 8% des actifs nets en moyenne, ces dernières années.
Je limite donc les frais d'entré et sorties et je laisses courir les plus values.
En cas de chute, comme l'écart entre le PRU et la valeur bourse avant crise a tendance à croitre, j'ai un meilleur amortisseur pour absorber une crise.
Durant les 3 jambes de Krack boursier du premier trimestre 2020 ( COVID, Pétrole, Confinement), j'ai rien vendu. J'ai attendu patiemment que tout se mette en ordre de marche, et j'ai profité d'opportunités pour acheter des soldes bas en vendant des titres qui avaient moins baissé.
Au final, J'ai additionné les effets positifs pour me retrouver avec "Plus" dans une période de "Moins". Avec encore les nouveaux dividendes, je peux escompter sans beaucoup d'écart racheter des titres très stables vendus.
Ne pas oublier encore que vendre au plus bas, c'est se couper de la phase la plus facile de la reprise.
Pour cela, tout réside encore dans ma sélection de titres : comme j'achète du décoté d'actifs nets, le potentiel de repli est limité… Et je peu même choisir de le revendre pour obtenir une meilleur décote et une meilleur distribution de dividende…
Concernant mes cessions d'actifs nets, mon objectif est assez clair maintenant, je dois faire tendre ma moyenne de valorisation de cession d'actifs nets vers 1 (=100%). Comme j'achète du décoté, je vais forcement avoir de ce fait des plus values à réinvestir.
Je réalise souvent encore maintenant des petits opérations qui arrangent mes moyennes, bref, j'optimise ma compta de rotation…
Dans cette logique de dividende, je suis les publications comptables et je mise sur la reconduction du dividende à niveau équivalent en année n+1.
J'attends jamais que ce soit voté pour me placer, c'est trop tard.
En général :
• J'achète des dividendes à venir pendant les phase creuses d'automne et d'hiver jusqu'en mars
• Entre Avril et septembre, sur PEA, je fais "boule de neige" : j'achète des valeurs avec dividende à détacher pour accélérer ma rotation en caisse. et sur CT, j'achete des titres dividendes détachés ( sauf belle opportunités)
C'est bien rodé maintenant, J'ai un super tableau de base de données sur Excel , pour PEA 1 il s'approche des 400 lignes et ça me calcule plein d'indicateurs de moyenne à chaque opération réalisé.
Je fais chaque année un dupliqué de l'année terminé, je neutralise les mouvements pour avoir un bilan de titre d'ouverture d'année et je fais avec un prévisionnel de dividendes, plus les évolutions des actifs nets sur 3 ans ( N-1, N, et N+1), le dividende N-1, la valeur au 31 décembre, et le % de valorisation des actifs au 31 décembre?
Ensuite je duplique ce tableau prévisionnel qui me sert alors de base comptable pour l'exercice en cours : j'y réalise les mouvements ( entrée = code vert et sortie = code rouge), les nouveaux titres sont estimés prix d'achat et les sorties se font à cote du 31 décembre? les dividendes sont validé dans une colonne spéciale ( F = fait , F+ = en hausse, F- = en baisse, S = supprimé, NC = Nul )
Comme tu le vois, je cherche à gagner du temps en anticipant les annonces et si l'annonce est décevante, je peux vendre et me replacer sur un autre titre que je pourrais aller chercher dans mon tableau adjoint qui contient une liste de valeurs sous évaluées à dividende que j'enrichis régulièrement ou que je corrige par sortie et que je souhaite acquérir.
Je peux aussi vendre pour aller gonfler une ligne existante.
Le but de mes opérations de calculs, et que d'une façon ou d'une autre, j'ai plus que ce que j'avais !…
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Je note "Regarde ce qui s’est passé avec ITP pour les actions attribuées : rien n’est certain tant que ce n’est pas voté"
J'ai pas si grave que ça : en gros, ça fait 2,31 € de dividende par titre en incluant les actions gratuites à mon PRU. Soit autour de 8 à 10 % de rendement.
Y 'a nettement pire !
Oui, pour la définition du PRU, mais le reste a son importance.
C'est normal de faire le distingo puisque
• (1) Le PRU "avec dividende" : on a un retour rapide en caisse qui peut neutraliser un PRU un peu haut
• (2) Le PRU "sans dividende attaché" : on doit avoir un PRU moins cher qu'avant détachement du dividende, c'est le but…
Tout ça fait qu'au final, les dividende en (1) peuvent financer des achats à prix réduit en (2).
Un titre acheté à 31,00 de PRU avec 2,20 € de dividende fait au final des opérations une sortie de 31,00 - 2,20 = 28,80 €.
Comme on se sait ce qui va se passer, parfois on peut être amené à acheter un titre post détachement plus cher qu'avant détachement : tout dépend de son actualité…
Du coup, je trouve que c'est bien de préciser car en (1), tu as un retour rapide sur investissement dans l'année en cours alors qu'en (2), il te faut attendre l'année suivante.
Le (1) accélère la rotation des capitaux tandis que (2) la ralentit…
; )
En compte titre, par exemple encore, tu as intérêt à cumuler les dividendes pour acheter des titres post détachements, moins cher car tu en auras plus pour l'an prochain.
A l'inverse avec les dividendes achetés, si tu achète des titres dividendes attachés en compte titre : tu t'exposes à une double ponction de la flat taxe.
J'ai tendance depuis 2024 à gonfler mes positions sur le secteur automobile, tant constructeur, qu'équipementiers.
Sur le CT, j'ai aussi acheté la holding Porsche Automobil Holding ( Voklswagen, Audi, Porsche, Cupra, Skoda…)
j'ai fait un super aller / retour sur Schaeffler AG ( D ) revendu avec +4,01 € de plus value sur 784 titres. Et avec, je suis acheté 700 BCA Monte Dei Paschi Di Siena ( I ) à 9,087 € de PRU ( dividende hors prélèvement Fr à 0,628 € ) et quelques Renault
Actuellement, BCA Monte Dei Paschi Di Siena est grimpé à 11.714 € actuellement.
Mais sur PEA 1, j'ai vendu en perte 800 Plastivaloire ( ligne 2017) en perte nette de -2,387 € par titre pour racheter à la place des Nexi Spa ( I ) à 2,854 € de PRU ( dont dividende attaché de 0,30 net, soit + 337,50 € net ).
à 4.447€, le cours actuelle de Nexi Spa Hors dividende me comble la perte des Plastivaloire.
J'ai aussi fait un peu d'argent de poche pour gonfler les dividendes ou le remplacer sur Forvia et Valéo avec des aller / retour… et final, j'ai racheté plus de titres.
J'en ai pas mal…
• PEA 1 : Ligne de 242 commencée en 2024 et plus doublé en 2026 ( Achats PRU à 30,04 dont dividendes, et à 27,10 sans dividende).
Je devrais avoisiner les 1346 € de dividende en 2027… le dernier achat a été financé en partie avec les 1166 € de dividende touché en 2026
• PEA 2 : 135 acheté cette année dividende attaché ( PRU à 31,003)
• CT : ligne commencé en 2024 avec 192 titres, puis complété de +154 en 2026 en partie financé avec le dividende reçu ( environ 403,48 € net de prélèvement )
RENAULT : ENCORE DES AJUSTEMENTS
07/08/2026
Le constructeur au losange continue à faire l'objet d'ajustements de la part des analystes. Santander a ainsi revalorisé le dossier de 64,8 à 68,3 euros tout en restant à 'surpondérer' tandis que LBW a abaissé sa cible de 42 à 34 euros avec un avis maintenu à 'achat'
Un peu plus tôt dans la semaine, Citi avait souligné que le constructeur automobile avait surpassé les attentes tout en affichant une valorisation très faible. La banque, à l'achat', indiquait que la marge d'EBIT du premier semestre avait nettement dépassé les prévisions des investisseurs tout en soulignant l'absence de risque lié aux bénéfices en Chine et une excellente exécution opérationnelle. La performance de Renault "met en lumière la façon dont les constructeurs automobiles européens sont tout simplement ignorés, quelle que soit leur valorisation", selon Citi.
On va dire que l'année 2026 est bien engagée et que ça devrait finir par se voir dans les cours…
Je note cependant : " Les ventes de véhicules électriques progressent de 47,6 % et représentent 18,8 % des ventes du groupe, soit une hausse de 6,5 points. Les hybrides comptent pour un tiers des ventes, en augmentation de 1,6 point. "
On reste très loin du blablatage de pollution concernant le tout électrique puisque 81,2% des véhicules vendus ne sont pas électriques.
Et donc 33,33 % pour les hybrides , reste 47,87 pour les véhicules Thermiques…
Le pétrole et Total peuvent compter sur un avenir radieux vu l'age moyen de véhicules du parc français…
(ABC Bourse) - Renault Group affiche une performance robuste au premier semestre 2026, portée par la progression de ses ventes automobiles et de Mobilize Financial Services. Le constructeur enregistre un chiffre d’affaires de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 9,5 % par rapport au premier semestre 2025 et de 10,3 % à taux de change constants. Dans un environnement jugé difficile, le groupe confirme ses perspectives financières pour l’ensemble de l’exercice 2026 et accélère le déploiement de sa stratégie futuREady.
La dynamique repose sur la montée en puissance des véhicules électrifiés, la solidité commerciale de ses marques en Europe et à l’international, ainsi qu’une discipline stricte sur les coûts. Au premier semestre, le résultat net s’établit à 0,7 milliard d’euros, tandis que le free cash-flow de l’Automobile atteint 653 millions d’euros.
Une croissance tirée par l’automobile et la finance
L’activité Automobile génère 26,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 9,3 % et de 10,2 % à taux de change constants. Mobilize Financial Services (MFS) affiche 3,4 milliards d’euros de revenus, en progression de 11,0 % et de 11,5 % à taux de change constants.
La marge opérationnelle du groupe atteint 1,6 milliard d’euros, soit 5,2 % du chiffre d’affaires. L’Automobile dégage une marge opérationnelle de 0,8 milliard d’euros, représentant 3,0 % de son chiffre d’affaires, tandis que MFS contribue également à hauteur de 0,8 milliard d’euros.
La position nette financière de l’Automobile s’élève à 6,6 milliards d’euros au 30 juin 2026. Le free cash-flow de l’Automobile intègre 250 millions d’euros de dividendes reçus de Mobilize Financial Services, contre 150 millions d’euros un an plus tôt.
En Europe, la marque Renault se classe numéro 2 en VP+VU, numéro 2 en véhicules électriques à clients particuliers et numéro 2 en hybride (HEV). Dacia figure dans le top 10 des marques les plus vendues en véhicules particuliers, se positionne numéro 3 des ventes à clients particuliers, avec Sandero, véhicule particulier le plus vendu tous canaux confondus. Alpine enregistre une hausse de ses ventes de 69,1 % par rapport au premier semestre 2025.
L’électrification au cœur de la dynamique
Le mix des ventes électrifiées en Europe atteint 52,0 % au premier semestre 2026, en hausse de 8,2 points sur un an. Les ventes de véhicules électriques progressent de 47,6 % et représentent 18,8 % des ventes du groupe, soit une hausse de 6,5 points. Les hybrides comptent pour un tiers des ventes, en augmentation de 1,6 point.
À l’international, le groupe renforce ses positions sur ses marchés stratégiques. Les ventes de la marque Renault progressent pour la deuxième année consécutive de 2,8 %. Les volumes augmentent de 61,2 % en Inde, de 15,4 % en Turquie, de 13,7 % au Maroc et de 5,3 % au Brésil.
Le carnet de commandes en Europe représente 2,1 mois de ventes prévisionnelles. Les stocks totaux s’établissent à 546 000 unités au 30 juin 2026, un niveau destiné à assurer la fluidité des opérations au second semestre.
Perspectives confirmées et discipline sur les coûts
Dans ce contexte, Renault Group confirme ses perspectives financières pour 2026. Le groupe vise une marge opérationnelle d’environ 5,5 % du chiffre d’affaires et un free cash-flow de l’Automobile d’environ 1,0 milliard d’euros.
La réduction des coûts reste une priorité. Le groupe poursuit les mesures destinées à atténuer l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les coûts de matières premières, d’énergie et de logistique. Il vise une réduction des coûts variables (COGS) par véhicule d’environ 400 euros par an en moyenne sur le moyen terme. Les coûts fixes cash ont été maintenus stables par rapport au premier semestre 2025, avec l’objectif de conserver une base stable à moyen terme.