CAC40: le risque de débâcle boursière contamine l'Amérique.

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    22/11/2011 11:07:35
    Tout le monde évoque l'apocalyptique "chute du système". Mais ce serait quoi la chute du système ?

    Est-ce une façon de dire :
    "quand il faut employer des mots savants ou de l'AT pour justifier ce qui est arrivé, on est là
    mais quand il faut imaginer ce qui va se passer, il n'y a plus personnes."

    Vous vous amuserez (si vous voulez) à faire attention à ce qui suit quand un "spécialiste" ou un "journaliste" évoque le fameux effondrement du système. En général, ça va du changement de sujet au "et oui" voire le petit sourire entendu qui signifie : allez les gars, on fait semblant de savoir, nous, mais surtout, que personne ne pose la question, hein, ok !

    Je me marre quand notre société d'imposteur est dévoilée.
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    21/11/2011 21:58:35
    (CercleFinance.com) - C'est un véritable lundi noir qui s'achève sur les places européennes et il n'y a plus qu'à souhaiter que Wall Street n'entame pas une chute verticale ce soir.

    Les 3 principaux indices US reculaient de -2,5% vers 18H (il y a eu pire), tout comme les indices européens en milieu de matinée.
    Le CAC40 ou le DAX-30 franchissent allègrement le cap des -3% à la baisse avec des scores respectifs de -3,4 et -3,3%. C'est Milan qui termine lanterne rouge sur le Vieux Continent avec un plongeon de -4,75% (le cap des -5% ayant été franchi vers 17H15).

    Le CAC40 qui enfonce le plancher des 2.900Pts (à 2.895Pts) chute de plus de 100Pts en quelques heures et semble victime d'une 'spirale de la peur' qui menace de devenir incontrôlable.

    L'atmosphère boursière a rarement été aussi sombre sur les marchés qu'en cette 1ère séance inaugurant le terme boursier de décembre: il est dailleurs assez surprenant d'observer que Wall Street n'amorce aucun redressement après son plongeon initial.

    La cassure des support graphiques moyen terme jugée encore ambigüe vendredi ne souffre plus d'aucune contestation ce soir et Wall Street semble disposer d'un potentiel de repli encore très important.

    L'entame du terme boursier de décembre est d'ordinaire placé sous le signe des habillages de bilans de fin d'année et cette 4ème semaine de novembre en particulier est souvent marquée par quelques achats stratégiques à quelques jours du long pont de Thanksgiving et du 'black friday'.

    Mais ce qui domine hélas l'actualité, c'est l'échec des négociations visant à réduire de 1.200Mds$ la dette des Etats Unis (toujours les mêmes blocages idéologiques sur la hausse de la fiscalité de plus riches) et le risque de voir les agences de notation dégrader pour de bon la note 'AAA' dont bénéficie encore l'Amérique (sauf chez Standard & Poors qui a déjà pris une initiative en ce sens).

    Moody's pour sa part menace de plus en plus explicitement de dégrader la dette de la France: elle vient de publier un dernier communiqué où elle s'inquiète du risque de récession dans l'Hexagone, ce qui risque d'empêcher le respect des objectifs budgétaires (par manque de recettes fiscales essentiellement).

    Et comble d'infortune pour les places occidentales, un économiste chinois exprimant ce week-end le point de vue officiel des autorités politiques et monétaires de Pékin redoute une récession mondiale chronique au cours des prochaines années, notamment en occident.

    Angela Merkel a une fois encore réaffirmé ce week-end qu'il ne fallait pas compter sur la BCE pour 'sauver la situation' au niveau de dettes souveraines et les marchés ont bien conscience que l'Espagne pourrait ne plus tarder à réclamer de l'aide de la part du FESF... lequel ne dispose pas des moyens de faire face aux besoins de refinancement ibériques si une 'opération' vérité est déclenchée pour évaluer le niveau des déficits des régions (car aucune ne respecte les plafonds imposés par Madrid).

    Le seul élément un peu 'rassurant', c'est que contrairement aux indices boursiers, l'Euro préserve le support des 1,3450 face au Dollar.
    Sinon, aucun secteur n'échappe à la baisse: pas plus le pétrole (-2% à 95,5$) que l'or (-1,7% à 1.695) ou les autres matières premières en général.

    Sur le front des valeurs, le titre Legrand chute de -3,4%, tandis que Crédit Suisse passe de 'surperformance' à 'neutre' sur la valeur, et abaisse l'objectif de cours à 24,8 euros, contre 26 euros précédemment.

    Au sein du CAC40, les banques terminent en très net repli avec BNP-Paribas et Crédit Agricole à -4,5 et -5,5% respectivement, Sté Générale à -6% mais aucun secteur de la cote n'est épagné puisque Arcelor chute de -7,15%, ST Micro de -6,5%, Renault de -5,75%, Schneider de -5,9%, Vallourec -5,7%, Suez Envir de -5,5%, Accor de -5%.


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