L'export est l'une des variables mais pas la cause essentielle , affirmation provenant d'ailleurs des producteurs de lait
Près d'un tiers (30%) de la demande de beurre n'a pas été satisfaite en grande surface en France entre le 16 et le 22 octobre, selon une étude publiée samedi par le cabinet Nielsen, un chiffre pouvant atteindre 46% dans certains magasins.
"Les risques de pénuries évoqués dans les médias ont entraîné une forte accélération des ventes, qui s'explique notamment par la volonté de stockage des consommateurs", assure le cabinet.
CQFD !!!
Message complété le 28/10/2017 19:51:23 par son auteur.
Petit rappel de mon post du 19/10 :
"On a encore une presse très intelligente qui va nous paniquer les gens pour accélérer une pénurie qui pouvait sans doute être gérable mais bientôt plus . Histoire que les gros industriels qui l'ont organisée multiplient les retombées particulièrement lucratives .
J'imagine que la revanche de Lactalis , leader mondial (CA 17MDS€) n'est pas innocente dans cette affaire avec d'autres qui suivent.
Un bon boycott de leurs marques serait du meilleur effet car faire trinquer les consommateurs semble génétique chez eux après avoir fait crever les petits producteurs de lait "
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Lactalis Fromages avec Président, Rouy, Lepetit, Lanquetot, Graindorge ("Fromagerie du Livarot"), Bridélight, Galbani, Rondelé, Munster Les Petits Amis et Chaussée aux moines
Lactalis Beurre & crèmes avec Président, Bridélice, Bridélight, Primevère, Le Marin
Lactel avec Éveil, Jour après jour, Matin léger
Lactalis AOC avec Pochat, Istara, Beulet, Salakis, Lanquetot, Société, Boule d'Or, Lou Pérac, Le Roitelet, Raguin, Le pont de la Pierre
Lactalis consommation hors foyer avec Président, Société, Bridel, Locatelli
Lactalis industrie avec BBA, Calciane, Prolacta
Lactalis International avec Président, Sorrento, Valbreso, Galbani, Locatelli, Invernizzi, McLelland
Lactalis Nestlé Ultra Frais (LNUF) avec La Laitière, Yoco, Flanby, Sveltesse, Viennois, Yaourt à la grecque, Kremly, B'A, Bercail, et depuis 2010, le retour de Chambourcy
A mon Metro favori, gros appro en plaquettes de 500 grs President mais aussi de Westpro (New Zeland).
A tous ceux qui viennent me voir, je garde une plaquette!
En plus du saucissonnage des façonnages divers et variés, ne pas s'étonner des pénuries artificielles très aisées à enclencher en plus de multiplier les transports à loisir
Un "nouveau" monde particulièrement pourri , tiens ,encore par la finance et les lobbys ,comme par hasard
Et cela fait des lustres que cela dure
Ce serait un coup à mettre en colère les beurriers (producteurs de beurre).
Mais, je me pose juste une petite question extrêmement mineure : pourquoi nos beurriers, .enfin…..je veux dire…pas ceux qui produisent, mais .ceux qui les entubent, ne favorisent pas le circuit court France , avant de servir les autres à l’autre bout du monde ? C’est quand même pas une histoire de fric ? ..Si ?....Ah bon.
Tient. Faut que je vous la raconte, celle-là. Un 24 décembre au soir , il y a au moins 30/35 ans de cela, je me rendais en famille pour le réveillon. Sur mon trajet, un chauffer PL était en panne de lumière arrière sur sa remorque. Je l’ai escorté le plus loin possible, en restant derrière lui, pour signaler sa présence.
Au moment de nous séparer, le routier, touché par cette entre-aide, nous a invité à boire un café, et il nous a confié qu’il avait une pleine cargaison de beurre , chargée dans le Nord de la France, qu’il l’avait conduite jusqu’en Italie,. Et là, au moment de livrer sa cargaison, on lui a donné ordre de ne pas décharger, et de remonter jusque le Nord de la France pour livrer son beurre. Beurre qui aura été vendu à prix d’or ?
Et je vous jure que mon histoire est vraie de vrai. Cela n’a rien d’un conte de Noël .
Et qui qui c’est les cons ?.....les petits producteurs de lait. Normal !
Le Pb ne date pas d’hier.
pfff enfumage
et çà pousse à faire des réserves
idem que pour les carburants
et après la conso va s'écrouler
Cet après-midi, il n'y avait plus de beurre dans mon supermarché favori.
Un responsable m'a laissé entendre que l'on pourrait rencontrer des difficultés pour l'approvisionnement du beurre jusqu'en janvier de l'année prochaine.
J'imagine que la revanche de Lactalis , leader mondial (CA 17MDS€) n'est pas innocente dans cette affaire avec d'autres qui suivent.
Un bon boycott de leurs marques serait du meilleur effet car faire trinquer les consommateurs semble génétique chez eux après avoir fait crever les petits producteurs de lait
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Lactalis Fromages avec Président, Rouy, Lepetit, Lanquetot, Graindorge ("Fromagerie du Livarot"), Bridélight, Galbani, Rondelé, Munster Les Petits Amis et Chaussée aux moines
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Lactalis AOC avec Pochat, Istara, Beulet, Salakis, Lanquetot, Société, Boule d'Or, Lou Pérac, Le Roitelet, Raguin, Le pont de la Pierre
Lactalis consommation hors foyer avec Président, Société, Bridel, Locatelli
Lactalis industrie avec BBA, Calciane, Prolacta
Lactalis International avec Président, Sorrento, Valbreso, Galbani, Locatelli, Invernizzi, McLelland
Lactalis Nestlé Ultra Frais (LNUF) avec La Laitière, Yoco, Flanby, Sveltesse, Viennois, Yaourt à la grecque, Kremly, B'A, Bercail, et depuis 2010, le retour de Chambourcy

"En raison d'une pénurie de lait français, nos fournisseurs ne sont pas en mesure d'honorer nos commandes de beurre", annonce une affichette dans un supermarché normand. Les professionnels le prédisaient depuis le printemps dernier, et ça y est, la pénurie de beurre est arrivée.
"Il y a une pénurie de beurre depuis un bon mois", explique la responsable de caisse de l'Intermarché de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) où est placardé ce panneau. "Nous avons toujours en rayon les produits les plus chers, mais plus de marques de distributeurs", explique-t-elle.
En cause, une hausse de la demande dans les pays développés comme dans les pays en développement due à un retour en grâce de la matière grasse animale, après 30 ans de dédain de la part des nutritionnistes, mais aussi un goût prononcé pour les viennoiseries françaises au beurre, notamment en Chine.
"Avec la réhabilitation des matières grasses animales, la demande pour le beurre a explosé un peu partout dans le monde", indique Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l'Association de transformation laitière française (Atla).
Or en face de cette explosion de la demande, on a une production laitière en baisse en Nouvelle-Zélande, plus gros exportateur mondial de lait, ainsi qu'en Europe, où la fin des quotas laitiers il y a deux ans avait provoqué une surproduction et donc une chute des cours poussant les éleveurs à réduire leurs tonnages.
En conséquence, les prix ont explosé: payé 2.500 euros la tonne en avril 2016, les cours du beurre ont atteint 7.000 euros la tonne l'été dernier.
La hausse a touché de plein fouet l'industrie agroalimentaire qui a vu ses coûts exploser mais n'a pas pu pour autant les transférer dans la grande distribution, qui fixe les prix annuellement.
Il n'y a que des "pénuries ponctuelles, souvent liées à des problèmes de logistique, et à la population des gens un peu affolés qui en achètent plus que d'habitude", selon Hugues Beyler, directeur agriculture de la La Fédération du commerce et de la distribution (FCD).
- Des croissants plus chers -
Même s'il y a la possibilité pour les industriels de remplacer le beurre par de la margarine, "ce n'est pas possible sans dégrader la valeur gustative des produits", selon Mathieu Labbé, délégué général de la Fédération des entreprises de boulangerie.
Alors les professionnels ont dû s'adapter.
"J'ai déjà augmenté les prix avant l'été de 5 centimes sur les croissants", explique Thierry Lucas, gérant de la boulangerie des Plomarc'h à Douarnenez (Finistère), qui emploie 14 salariés.
Comme les tarifs de la grande distribution n'avaient eux pas augmenté, le boulanger raconte qu'il s'est approvisionné en grande distribution pendant près de deux mois car cela représentait "plus de 1.000 euros d'économies sur une tonne". "Mais maintenant ils bloquent mon approvisionnement et je retravaille avec mon fournisseur", ajoute-t-il.
Reste que dans certaines entreprises, la matière première vient réellement à manquer.
Ainsi, les 10 salariés de la PME Pâte Feuilletée François, basée dans le Cher et qui fabrique des pâtes à tartes fraîches vendues aux grossistes, sont en chômage technique 70% de leur temps depuis près de trois semaines.
"Depuis mi-août on est en restriction. On ne reçoit qu'une tonne par semaine alors qu'il nous en faut trois", explique la gérante de la PME, Claude François. "(...) on ne pourra pas tenir très longtemps comme ça", prévient-elle.
Les producteurs laitiers français, eux, ne bénéficient que très peu de cette envolée des tarifs du beurre, qui ne contribue pas à une hausse significative des prix du lait. Pire, en augmentant le volume de lait produit pour fabriquer plus de beurre avec la matière grasse, il risque de leur rester sur les bras une grande quantité de poudre de lait, déjà en surproduction dans l'Union européenne.
© 2017 AFP