A Tokyo, l'adieu au mythique marché au poisson de Tsukiji

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    04/10/2018 14:32:04
    Bonsoir Gars d'Ain,
    J'avais eu la chance il y a quelques annees au cours d'un deplacement professionnel, d'y aller et de visiter Tsukiji. Un ensemble impressionnant par son animation, ses odeurs, l'art de la decoupe du poisson par des pro extraordinaires de vitesse et de precision....
    Souvenirs...

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    04/10/2018 14:04:28
    En lisant ce qu'il y a si dessous, vous verrez que les acteurs du marché aux poissons n'ont pas eu beaucoup le choix...


    Et donc, le fermer au public permettra d'éviter que l'on parle de la pollution du site avec les touristes...
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    04/10/2018 14:01:37
    à lire, ça date de 2017...


    Le transfert du marché de Tsukiji vers Toyosu : où en est-on exactement ?
    Lien : https://www.nippon.com/fr/currents/d00343/
    Kawamoto Daigo [Profil]Société
    [07.09.2017] Autres langues : ENGLISH | 日本語 | ESPAÑOL |
    Après une longue période d’incertitude, le déplacement à Toyosu du marché aux poissons de Tsukiji est enfin décidé. Le plan ambitieux de Koike Yuriko, la gouverneure de Tokyo, est de transférer à Toyosu toutes les fonctions du marché sans vendre le site de Tsukiji : ce dernier sera transformé en un « complexe centré sur l’alimentation ». Réussira-t-elle à faire d’une pierre deux coups ?


    Après de longs atermoiements, la gouverneure Koike Yuriko a annoncé sa décision relative à la question de Tsukiji-Toyosu le 20 juin, trois jours avant la date à laquelle elle devait en notifier l’assemblée métropolitaine de Tokyo. Son projet comporte deux étapes. Tout d’abord, le transfert du marché aux poissons de Tsukiji à Toyosu, puis à l’horizon 2022, après que le site de Tsukiji aura été utilisé comme centre logistique pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2020, sa transformation en un complexe centré sur l’alimentation qui aura aussi une fonction de marché.
    Préserver Tsukiji tout en mettant à profit le site de Toyosu est une idée belle à voir sur le papier, mais ce plan est équivoque : certes il flatte tant les partisans que les opposants au transfert, mais il suscite également la perplexité des gens qui travaillent aujourd’hui à Tsukiji, et qui ont déjà entendu tout et son contraire sur le problème du transfert.
    Les raisons du retard du transfert à Toyosu
    La décision de transférer le marché aux poissons de Tsukiji à Toyosu, justifiée par le vieillissement des installations et la difficulté de procéder à des travaux de rénovation en maintenant l’activité commerciale, a été officiellement prise en 2001. La découverte en 2008 de benzène dans le sol de Toyosu à un niveau 43 000 fois supérieur aux normes environnementales a apporté de l’eau au moulin de ceux qui critiquaient le site comme n’étant pas approprié pour un marché de produits frais.
    La pollution de ce site qui avait été autrefois utilisé par une usine de Tokyo Gaz était connue dès son acquisition. Celle-ci dépassant cependant de loin ce qui avait été envisagé, la métropole de Tokyo a effectué des opérations de dépollution qui ont atteint le coût extravagant de plus de 80 milliards de yens.
    Selon le gouvernement métropolitain, celles qui ont commencé à l’été 2011 et se sont achevées trois ans plus tard ont fait appel aux techniques les plus avancées. Un comité technologique composé d’experts en ce domaine a ensuite garanti que le site du nouveau marché de Toyosu était sûr.
    Alors que le nouveau marché devait ouvrir le 7 novembre 2016, une fois la construction terminée, Mme Koike, après son élection au poste de gouverneur de Tokyo, a déterminé que des incertitudes subsistaient quant à la sûreté du site et a décidé, à la fin du mois d’août 2016, de retarder le transfert. Elle a justifié cette décision en disant que l’ouverture du nouveau marché était prévue avant que les résultats définitifs de l’enquête de surveillance des eaux souterraines soient connus.
    Après ce report à une date ultérieure, on a appris que le remblai nécessaire pour compenser le sol sous les principaux bâtiments n’existait pas, et qu’il existait un vide souterrain, ce qui a renforcé la méfiance des acteurs du marché aux poissons de Tsukiji vis-à-vis des autorités métropolitaines. Enfin, les résultats définitifs de l’analyse des eaux souterraines publiés en janvier dernier, qui ont identifié un niveau de benzène 79 fois supérieur à la norme et des cyanures qui n’auraient pas dû être présents, ont fait que le transfert a été perçu de plus en plus négativement.
    Cela a renforcé les doutes sur les raisons qui avaient conduit les autorités de Tokyo à acheter ce site tout en sachant qu’il était pollué. Le comité d’enquête de l’assemblée métropolitaine a entendu de mars à avril dernier l’ancien gouverneur de Tokyo, Ishihara Shintarô, et l’ancien vice-gouverneur, Hamauzu Takeo, ou encore les anciens responsables du marché en gros central, sans obtenir de résultats significatifs.
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    04/10/2018 13:46:15


    Je note aucun mot sur la pollution du sol de Toyosu, lieu du nouveau marché aux poissons sur lequel était érigé une usine à gaz.

    En revanche, on brosse dans le sens du poil à la brosse métalique : "A un marché de Tsukiji ouvert à tous les vents et aux touristes (en partie), aux bâtiments défraîchis, où tout est vieux et parfois insalubre, succédera un marché de Toyosu fermé, aux murs blancs impeccables et grands rideaux automatiques, avec des normes sanitaires sévères, où les visiteurs pourront voir les marchands depuis une galerie mais pas les approcher."

    Comme beaucoup de choses...

    Mensongé, pitoyable et affligeant...

    selon mon avis, le sol de l'ancien marché aux poissons a infiniment plus de valeurs que celui de Toyos notamment en terme immobiliers avec le coût de la dépollution en moins...

    On en vient donc à se demander comment a-t-on pu construire un marché alimentaire sur une zone polluée ? Comme ailleurs, tout est certainement d'affaire d'argent et de passe droits...

    Et cerise sur le gâteau, les touriste ne pourront plus visiter le marché... voudrait-on donc cacher quelque chose ???
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    04/10/2018 13:46:15

    Un poissonnier au marché de Tsukiji à Tokyo, le 27 septembre 2018 (AFP/Archives/Kazuhiro NOGI)

    Pendant des décennies, le coeur de Tokyo a vibré au rythme du gigantesque marché de Tsukiji à Tokyo mais samedi toutes ses activités seront transférées sur le lieu dit Toyosu, plus moderne mais moins pittoresque. La fin d'une époque.

    Tsukiji, c'est une histoire qui a débuté le 10 février 1935, par l'inauguration d'une première tranche de ce qui allait devenir après-guerre le plus grand marché aux produits de la mer et primeurs du monde.

    Après des années de débats et péripéties, et malgré l'opposition de nombreux poissonniers et clients, le déménagement aura bien lieu: fermeture de Tsukiji le 6 octobre, ouverture de Toyosu le 11.

    A un marché de Tsukiji ouvert à tous les vents et aux touristes (en partie), aux bâtiments défraîchis, où tout est vieux et parfois insalubre, succédera un marché de Toyosu fermé, aux murs blancs impeccables et grands rideaux automatiques, avec des normes sanitaires sévères, où les visiteurs pourront voir les marchands depuis une galerie mais pas les approcher.

    - Enchères uniques -


    Le marché au poisson de Tsukiji à Tokyo, le 3 septembre 2018 (AFP/Archives/Kazuhiro NOGI)

    "Ce sera néanmoins un peu moins strict que je ne le craignais, mais évidemment on aura moins de possibilité de toucher la marchandise", témoigne le chef français Lionel Beccat, inconditionnel de Tsukiji, où il vient à pied depuis son restaurant étoilé.

    "Toyosu est plus loin, plus difficile d'accès": de nombreux poissonniers regrettent la perte de proximité et craignent que les commandes se fassent plus par e-mail et téléphone que de visu, alors que la relation humaine était l'essence même de Tsukiji.

    Tous ne partiront pas à Toyosu. Les plus âgés, et ils sont nombreux, quittent le métier. Certains avaient le projet de recréer un mini-Tsukiji dans des bâtiments voisins après le déménagement, "mais on le leur a interdit", confie un des commerçants, préférant rester anonyme.

    Mais c'est aussi une question de générations: les plus jeunes se montrent plutôt enthousiastes, prêts à repartir de zéro à Toyosu.


    Des poissonniers examinent des thons rouges avant une vente aux enchères au marché de Tsukiji à Tokyo, le 5 janvier 2018 (AFP/Archives/Kazuhiro NOGI)

    Comme l'a répété à maintes reprises la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, "la marque Tsukiji est mondialement connue".

    Près de 500 variétés de poissons y sont vendues quotidiennement, mais ce sont surtout les ventes aux enchères de thon qui ont fait la renommée des lieux.

    Non seulement parce qu'elles sont un spectacle unique où l'on chante presque et où les professionnels aguerris enchérissent par gestes, mais aussi parce que lors des premières criées du Nouvel an des spécimens s'y sont arrachés à des prix phénoménaux.

    - Parc à thème gastronomique -


    Des manifestants contre le déménagement du mythique marché au poisson de Tsukiji vers le site de Toyosu à Tokyo, le 29 septembre 2018 (AFP/Archives/Karyn NISHIMURA-POUPEE)

    Fraîchement élue, en 2016, Mme Koike avait remis en cause le dossier à cause de problèmes de pollution du sol à Toyosu, où se trouvait avant une usine à gaz, pour évaluer l'hypothèse de reconstruire Tsukiji à Tsukiji.

    Mais elle a finalement tranché pour Toyosu, en prenant aussi en compte les conséquences d'un nouveau retard sur d'autres travaux, en l'occurrence ceux des voies passant via Tsukiji pour l'accès aux installations des jeux Olympiques de 2020.

    Pour consoler les inconditionnels de Tsukiji, elle a émis l'hypothèse de bâtir par la suite une sorte de parc à thème gastronomique, où des poissonniers auraient leur place pour la vente au détail.


    La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, en visite sur le site du nouveau marché au poisson de Toyosu à Tokyo, le 13 septembre 2018 (AFP/Archives/Behrouz MEHRI)

    En attendant, il n'y aura que Toyosu et Mme Koike a promis de "rester à l'écoute" des commerçants en cas d'éventuels problèmes.

    D'ici là, nombre de Japonais et étrangers font une dernière visite à Tsukiji.

    "On est venu une dernière fois pour déjeuner dans un restaurant à l'intérieur du marché, mais il y a trop de monde, il y a la queue partout", confie une septuagénaire accompagnée de deux amies.

    "Circulez, ne vous arrêtez pas, pas de photos, vous gênez, allez, allez", crie de son côté un agent de surveillance dans les allées à des touristes, souvent étrangers, autorisés à entrer sur le marché de gros à l'heure où les boutiques ferment en fin de matinée. "On n'y peut rien, c'est Tsukiji", sourit-il.

    © 2018 AFP

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