Carrefour s'invite sur ChatGPT pour conquérir de nouveaux clients
Carrefour devient le premier distributeur alimentaire européen à lancer une application sur ChatGPT, permettant aux utilisateurs de composer des paniers de courses à partir de son offre directement via le robot conversationnel d'OpenAI.
27/03/2026
Dans un communiqué publié dans la soirée d'hier, le groupe indique que les utilisateurs pourront échanger avec ChatGPT pour obtenir des idées de recettes, vérifier la disponibilité d'un produit, composer un panier ou choisir un mode de livraison, avant de finaliser et régler la commande sur Carrefour.fr. Le paiement via ChatGPT n'est pas au programme, OpenAI ayant récemment abandonné cette fonctionnalité, ce qui permet aux distributeurs de conserver la main sur le paiement et les données clients. Le groupe cible les 26 millions d'utilisateurs de ChatGPT en France.
L'IA constitue l'un des principaux piliers du plan dévoilé en février par le PDG Alexandre Bompard, qui vise 25% de parts de marché en France d'ici 2030, contre 22% actuellement. Carrefour avait déjà lancé en 2023 son chatbot Hopla adossé à ChatGPT, et a annoncé début 2026 un partenariat avec Google pour permettre à terme des courses via l'agent IA Gemini. Un tiers des cyberacheteurs français utilisent déjà l'IA lors de leurs achats en ligne, selon une étude Odoxa pour la Fevad publiée en février.
Un fonds allemand s'intéresserait aux activités belges de Carrefour
25/03/2026
Carrefour va-t-il poursuivre son recentrage en sortant de Belgique? Selon des informations du journal belge L'Echo, le fonds d'investissement allemand Aurelius serait un candidat sérieux à la reprise de Carrefour Belgique. Le quotidien précise qu'il s'agit de la première fois que le nom d'un acquéreur potentiel filtre dans ce dossier.
"Les résultats récents de la Belgique confirment les progrès réalisés et la dynamique positive en cours. Carrefour reste donc pleinement mobilisé pour développer ses activités en Belgique dans la durée", a déclaré le distributeur français à l'agence Agefi-Dow Jones avant d'ajouter que "conformément à ce qui a[vait] été annoncé lors de la présentation du plan stratégique Carrefour 2030, la revue de portefeuille [était] désormais terminée".
Dans son communiqué du 18 février publié à l'occasion de ce plan 2030, le groupe envisageait pourtant clairement une cession de son activité belge comme une option possible. "Carrefour se concentre désormais sur ses trois pays coeur (France, Espagne, Brésil)" avait indiqué le distributeur ajoutant qu'une "gestion dynamique" serait privilégiée pour "les autres géographies (Belgique, Pologne, Argentine)". Le groupe "continuera d'y travailler à l'amélioration de la performance opérationnelle tout en conservant toutes les options stratégiques ouvertes - de la croissance à la monétisation totale ou partielle", avait-il précisé avant de conclure que "la maximisation de la création de valeur" serait la "seule boussole [qui] guidera ses décisions futures".
Carrefour a déjà finalisé la cession de ses activités en Italie en décembre dernier et annoncé la vente de sa filiale en Roumanie en début d'année.
Le distributeur a enregistré pour 4,4 milliards d'euros de ventes TTC en Belgique en 2025, soit un peu moins de 5% du total du groupe. Il s'agit du quatrième marché du groupe, derrière la France, le Brésil et l'Espagne, mais devant l'Argentine, qui représente 3,7 milliards d'euros de ventes, la Roumanie (3,2 milliards) et la Pologne (2,4 milliards).
CARREFOUR : +1
04/03/2026 09:53
Carrefour remonte de 1% à 15,45 euros ce mercredi après son repli récent dans le sillage de la présentation de ses comptes 2025 et de son plan stratégique "Carrefour 2030". Le distributeur va poursuivre son plan d'économies de coûts avec un objectif de 1 MdE par an d'ici 2030, et vise une Marge de ROC de 3,2% en 2028 et une marge de ROC de 3,5% en 2030, la Génération de 5 MdsE de Cash-Flow Libre Net cumulé entre 2026 et 2028, un Résultat net ajusté par action affichant une croissance dans le haut de la fourchette à un chiffre chaque année et enfin une politique de dividende de 50 à 60% du résultat net ajusté par action.
Parmi les derniers avis de brokers, Goldman Sachs est 'neutre' avec un objectif qui passe de 16 à 17 euros, tandis que Jefferies conserve le dossier avec un objectif ajusté à 14,50 euros. Le flux de trésorerie disponible pour l'exercice fiscal est ressorti inférieur d'environ 8% aux anticipations, bien que cela soit en partie attribuable au calendrier de la cession en Italie, à l'absence de rachat d'actions et au produit limité en espèces provenant des dividendes de la cession en Roumanie, ce qui "a aggravé la situation".
JP Morgan ('sous-pondérer') a expliqué de son côté que malgré des facteurs favorables tels que les changements de périmètre, les cessions d'actifs, les entrées de fonds de roulement et la baisse des investissements, Carrefour n'a pas atteint les objectifs de ventes à périmètre comparable ni de bénéfice... Le flux de trésorerie opérationnel a fortement diminué sur un an, le flux de trésorerie disponible sous-jacent est "faible" et la dette nette est plus élevée que prévu. Il perçoit un risque de baisse importante pour le titre, qui a surperformé le marché ces dernières semaines.
Enfin, les équipes de Bloomberg Intelligence estiment que l'augmentation de 1% du dividende, soit un rendement de base de 6,3% pour un taux de distribution de 61%, laisse présager une amélioration du flux de trésorerie disponible en 2026, grâce à la cession des activités en Italie et en Roumanie, sources de pertes de trésorerie. Ce facteur, conjugué à la hausse des ventes à périmètre comparable au 4e trimestre, devrait contribuer à compenser l'EBIT inférieur aux prévisions, déjà revues à la baisse...
Toujours dans le suivi de mon post du 11 décembre dernier..
l'objectif identifié est atteint et dépassé ♥
nous voilà au dessus de la Mm200 
je pense qu'il reste du potentiel malgré la potentialité de se retrouver face à un double top
mais je laisserai courir pour viser les 18.10 si j'étais actionnaire 
Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, donne une leçon d’économie aux parlementaires
26 février 2026
Mercredi dernier 25 février, Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, a été auditionné par la commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution, en présence de Laurent Vallée, secrétaire général du groupe. L’intervention de M. Bompard a été pour lui l’occasion de dénoncer le manque de liberté dans les échanges économiques et d’illustrer la nécessité de politiques libérales en France. En voici un résumé.
Dans son propos liminaire, le PDG s’est dit heureux d’échanger avec les parlementaires, mais inquiet en même temps : on cherche trop souvent, selon lui, à diaboliser la grande distribution et à jeter l’opprobre sur ses « pratiques », ses « stratégies » ou ses « marges » au lieu de s’intéresser à son avenir, à ses atouts, à son rôle et à ses difficultés. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une spécificité culturelle française : les marges des concurrents internationaux (Ahold, Costco, Walmart…) sont près de deux fois supérieures à celles de Carrefour sans que personne, dans ces pays, ne les remette en question ou oppose la grande distribution à l’agriculture ou aux industries.
Alexandre Bompard a ensuite rappelé que le commerce n’a jamais cessé de faire l’objet d’interventions législatives depuis 30 ou 40 ans. Pendant la pandémie du Covid, la distribution a par exemple été « sollicitée pour sécuriser l’approvisionnement des Français ». Il y a eu aussi des contrats protégeant la matière première agricole (en référence à la loi EGalim 1). Avec l’hyperinflation, on a demandé à la redistribution de se focaliser sur le client, comme si les entreprises, a-t-il ironisé, avaient besoin du législateur ou du politique pour prendre des initiatives comme les paniers anti inflation.
Malgré toutes ces concessions, la distribution est régulièrement accusée de réaliser des marges indues ou d’avoir un comportement mortifère. Pour le PDG de Carrefour, ce n’est « ni sérieux, ni responsable, ni respectueux de notre métier ». Il a poursuivi : « La tentation d’intervenir dans les prix et dans le libre jeu d’acteurs privés est beaucoup trop forte. Aucun autre pays, en dehors des régimes politiques que personne n’a envie de copier, ne connaît cette tentation permanente d’intervention. Or, le commerce est une activité qui ne peut s’épanouir que dans la liberté – liberté d’arbitrer entre les produits (en ajouter, en supprimer, en créer) ; liberté de négocier ; liberté de fixer les prix. Qui est l’arbitre final de tout ceci ? C’est le client. »
Une belle leçon d’économie pour nos parlementaires. La rapporteuse Antoinette Guhl n’avait-elle pas déclaré que l’enjeu de la commission était de s’assurer que le pouvoir d’achat était « respecté », que les agriculteurs étaient « rémunérés au juste prix » et qu’il y avait une « juste répartition des marges sur l’ensemble de la chaîne » ?
Alexandre Bompard a conclu sa présentation sur ces mots : « Laissez la liberté au secteur privé ; cessez de réglementer à la demande des uns ou des autres. Chez Carrefour, nous croyons que seule la contractualisation, et non la sur-réglementation, peut mettre un terme à la défiance que certains cherchent à installer en espérant en bénéficier ».
Action Carrefour : le titre franchit les 16 euros et touche la bande haute de Bollinger
L'action Carrefour progresse de 1,51 % ce mardi, à 16,105 euros, poursuivant une dynamique haussière engagée depuis plusieurs semaines. Le titre évolue désormais au-dessus de son ancienne résistance à 15,87 euros et affiche une performance de plus de 24 % sur trois mois. Deux banques ont actualisé leurs objectifs de cours la veille.
24-02-2026
Deux révisions d'objectifs de cours qui restent prudentes face à la hausse du titre
Jefferies et Goldman Sachs ont toutes deux relevé leur cible sur Carrefour le 23 février. Jefferies a rehaussé son objectif de 14,00 à 14,50 euros tout en maintenant un avis à conserver. Goldman Sachs a porté sa cible de 15,00 à 16,00 euros, conservant également une recommandation neutre. Ces niveaux se situent en deçà du cours actuel de 16,105 euros, ce qui implique un potentiel de baisse de l'ordre de 0,7 % pour Goldman Sachs et de près de 10 % pour Jefferies. La prudence affichée par ces deux établissements contraste avec l'appréciation du titre sur le marché, qui gagne 31 % sur un an.
Un titre au contact de ses bornes techniques supérieures
Sur le plan graphique, le cours de Carrefour évolue ce mardi à proximité immédiate de la bande supérieure de Bollinger, située à 16,11 euros, un niveau qui signale généralement une extension de la hausse pouvant précéder une phase de consolidation. Le titre se positionne nettement au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement à 14,38 et 13,25 euros, confirmant une tendance haussière bien installée sur plusieurs horizons. Le RSI ressort à 72, au-delà du seuil de surachat fixé conventionnellement à 70, ce qui traduit l'intensité du mouvement récent. L'ancienne résistance à 15,87 euros, correspondant au cours de clôture de la veille, constitue désormais un point d'appui technique à surveiller en cas de repli.
Le beta du titre, légèrement négatif à -0,08, témoigne d'une faible corrélation avec l'ensemble du marché, ce qui confère à Carrefour un profil relativement décorrélé des grandes tendances des indices.
Carrefour dévoile une stratégie centrée sur la digitalisation et la croissance à l'horizon 2030
18 févr. 2026
-Le groupe de grande distribution Carrefour a dévoilé mercredi un nouveau plan stratégique centré sur un nombre restreint de marchés et sur l'accélération de la digitalisation de ses magasins, grâce notamment à un partenariat avec le spécialiste des étiquettes électroniques Vusion.
Baptisé "Carrefour 2030", cette feuille de route doit permettre d'accélérer la croissance du chiffre d'affaires et d'améliorer la rentabilité du groupe.
Carrefour vise notamment une hausse de son bénéfice net ajusté par action "dans le haut de la fourchette à un chiffre chaque année" sur toute la durée du plan et un flux de trésorerie disponible de 5 milliards d'euros au total entre 2026 et 2028. Le groupe entend faire remonter sa marge opérationnelle courante de 2,6% en 2025 à 3,5% en 2030.
Le distributeur entend également poursuivre son recentrage afin de se concentrer sur trois marchés clés: la France, l'Espagne et le Brésil. "Concernant les autres géographies (Belgique, Pologne, Argentine), désormais regroupées au sein d'un segment de reporting 'Autres pays', le groupe privilégie une gestion dynamique de ces actifs", a indiqué le groupe dans un communiqué.
+ De nouvelles économies au menu +
Carrefour poursuivra la transformation de ses hypermarchés ainsi que le développement de la franchise en France et à l'étranger, et prévoit un plan d'économies de 1 milliard d'euros sur la durée du plan.
Pour gagner en efficacité et augmenter les revenus de ses magasins, Carrefour a également annoncé un partenariat avec Vusion, afin d'accélérer la digitalisation de ses hypermarchés et supermarchés en France d'ici à 2030.
"Ce déploiement massif positionne Carrefour comme le distributeur le plus avancé d'Europe en matière de technologie magasin, faisant écho à la transformation engagée dans la distribution alimentaire avec Vusion outre-Atlantique [avec Walmart, ndlr]. Il fait suite à des pilotes réussis lancés depuis juin 2025", a souligné Carrefour.
Le groupe a fait ces annonces après avoir publié mardi soir des résultats en repli au titre de 2025, pénalisés par l'évolution des taux de change et l'intégration des magasins Cora et Match rachetés en 2024. En 2025, le bénéfice net du groupe s'est établi à 319 millions d'euros, contre 723 millions d'euros un an plus tôt. Il inclut la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises.
Carrefour dévoile ses résultats 2025 avant un nouveau plan stratégique, le 3e de l'ère Bompard
17/02/2026
Carrefour , deuxième distributeur alimentaire en France, va publier mardi ses résultats 2025 avant de dévoiler le lendemain son nouveau plan stratégique, le troisième pour son PDG Alexandre Bompard, reconduit jusqu'en 2029 pour continuer à redresser le groupe qu'il dirige depuis neuf ans.
Entrée du milliardaire Rodolphe Saadé au capital, victoire judiciaire sur la location-gérance face à la CFDT, cession de Carrefour Italie... L'année 2025 a été chargée pour Carrefour, engagé dans une revue "sans tabou" de son portefeuille pour améliorer sa rentabilité.
Le distributeur, qui a annoncé la semaine dernière vouloir vendre sa filiale roumaine, valorisée 823 millions d'euros, à Paval Holding, véhicule d'investissement d'une famille propriétaire du "leader national du bricolage" roumain, pourrait détailler mercredi de nouvelles cessions déjà évoquées par la presse, en Pologne ou en Argentine.
Cette politique de recentrage n'empêche pas le groupe de se développer à l'international en recourant à la franchise. Il a ainsi récemment annoncé le déploiement de ses enseignes en Ethiopie et au Ghana.
En France, il pourrait aussi être tenté de se "délester" d'une "dizaine d'hypermarché Cora" repris en 2024, selon le média spécialisé La Lettre.
Le groupe va surtout continuer à transférer des magasins en location-gérance, variante de la franchise où le distributeur reste propriétaire du fonds de commerce, après une victoire en première instance en justice contre la CFDT, pour qui cette stratégie s'apparente à un "plan social déguisé".
Au troisième trimestre, Carrefour a annoncé un chiffre d'affaires de 22,6 milliards d'euros, en recul de 1,5% car pénalisé par l'évolution des changes en Amérique latine, mais ses ventes ont résisté à données comparables, notamment en France en dépit des "incertitudes politiques".
Deuxième distributeur en France derrière E.Leclerc avec 21,4% de parts de marché en décembre selon Kantar WorldPanel, Carrefour mise aussi beaucoup sur l'e-commerce et l'intelligence artificielle (IA) pour rester dans la course.
Le distributeur coté au CAC 40 peine toutefois à faire remonter son cours de Bourse, actuellement autour de 15 euros le titre, contre 20 euros environ à l'arrivée d'Alexandre Bompard en 2017.
Autre épine dans le pied du distributeur, son conflit avec l'Association des franchisés Carrefour (AFC), qui a attaqué son modèle en justice avec le soutien de Bercy.
Carrefour revendique plus de 15.000 magasins dans plus de 40 pays, dont une majorité en franchise ou location-gérance.
CARREFOUR : SUR LE GRIL DEMAIN
16/02/2026
Carrefour, qui affiche un gain de près de 10% depuis le premier janvier, dévoilera les résultats de son exercice 2025 demain.
Le consensus 'Bloomberg' mise sur un résultat opérationnel courant de 2,21 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires net de 83,39 MdsE.
La marge d'exploitation courante est ainsi estimée à 2,59%.
Le résultat net ajusté est attendu à 1,05 milliard d'euros et le flux de trésorerie disponible net à 1,48 MdE.
Le distributeur vise sur l'exercice clos une légère progression de l'EBITDA, du Résultat Opérationnel Courant et du Cash-Flow Libre Net.
12 février (Reuters) - Carrefour a annoncé jeudi la cession de l'intégralité de ses activités en Roumanie à Paval Holding sur la base d'une valeur d'entreprise de 823 millions d'euros.
Carrefour Roumanie opère un réseau de 478 magasins et a réalisé un chiffre d'affaires estimé de 2,77 milliards d'euros en 2025, selon un communiqué du groupe français de supermarchés.
La réalisation de cette opération reste soumise à l'obtention des autorisations réglementaires nécessaires et devrait intervenir au deuxième semestre 2026, précise Carrefour.
"La cession de Carrefour Roumanie confirme le bon avancement de la revue de portefeuille engagée en 2025. Après les mouvements majeurs réalisés ces douze derniers mois, notamment le rachat des minoritaires de Carrefour Brésil et la cession de Carrefour Italie, le Groupe poursuit sa transformation et son recentrage sur ses trois pays coeurs", a déclaré le directeur général de Carrefour, Alexandre Bompard, dans le communiqué.
Suivi de mon post de la mi décembre..
Deuxième signal d'achat avec le passement de la résistance des 14.70
et on n'est plus très loin de la Mm200 
Carrefour a fait état de son entrée sur le marché éthiopien grâce à un accord de franchise avec Queens Supermarket PLC, filiale de Midroc Investment Group, concrétisant ainsi ses objectifs d'expansion internationale.
Arrivée sur le supertrend
sortie de canal bleu engagé
Accélération vers la Mm200 ?
CARREFOUR : UN TOURNANT ?
11/12/2025 10:03
Carrefour avance de 1,6% à 13,80 euros ce jeudi sur le marché parisien, alors que le groupe reste très suivi depuis l'annonce le mois dernier d'une importante évolution au tour de table du distributeur... Peninsula - la société d'investissement privée du milliardaire brésilien Abilio Diniz, décédé en 2024 - a en effet vendu sa participation de 8,5%, tandis que la famille Saadé, propriétaire de l'armateur CMA CGM, est devenue le deuxième plus grand actionnaire du groupe en prenant une participation d'environ 4%. La société Galfa, contrôlée par la holding familiale Motier (groupe Galeries Lafayette), reste le premier actionnaire de Carrefour avec une participation de 9,46%.
Rodolphe Saadé intègre le Conseil d'administration (administrateur indépendant) et sera membre du comité stratégique, jusqu'en 2028, en remplacement d'un des membres démissionnaires de Peninsula. "La transformation engagée (par Carrefour), qui allie innovation, exigence opérationnelle et responsabilité environnementale, rejoint les valeurs qui guident nos propres engagements", a commenté Rodolphe Saadé. "En intégrant son conseil d'administration, je souhaite contribuer à cette dynamique et accompagner le développement du groupe dans la durée", a-t-il ajouté.
Parmi les derniers avis de brokers, Citigroup a relevé son cours cible de 17 à 19 euros, tandis que JP Morgan reste à 'souspondérer' en réhaussant malgré tout sa cible à 10 euros, alors qu'Oddo BHF a rappelé que selon plusieurs articles, la Famille Saadé serait disposée à se renforcer au capital, "un signe de confiance qui pourrait potentiellement servir à absorber un potentiel flux sortant ou permettre d'envisager une force de frappe supérieure pour des acquisitions" (Casino, Auchan, etc..) en soulageant le levier financier grâce à une potentielle injection de capital le cas échéant... En attendant, si le broker comprend que Carrefour vise une simplification de son Equity Story en cédant des pays, et pourrait potentiellement relancer un programme de rachat d'action, la situation en France reste "challenging" et les dernières tendances au Brésil ne sont pas très encourageantes (ces deux pays représentant près de 80% de l'EBIT du groupe...). L'analyste reste ainsi à 'sous-performer' sur la valeur...